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Revue de presse du vendredi 17 janvier 2014

Education prioritaire — Enseignement supérieur — Divers


L’éducation prioritaire est encore à la une de vos journaux. La revue sera donc largement centrée sur ce thème. Quelques mots sur les MOOCs et quelques infos en divers pour vous égailler l’esprit. Et sinon, ce week-end sera très occupé par les Salons divers concernant l’orientation post-bac. je vous évite la liste des articles en particuliers dans la presse de province.

Education prioritaire

Elle envahit la presse de ce matin. La thématique centrale reste « les sous ». Quelques articles plus particuliers.
Le Bien public propose une infographie dans on article Ce qui va changer dans l’éducation prioritaire.

Libération neutralise son titre d’aujourd’hui : Peillon détaille sa réforme de l’éducation prioritaire.

Caroline Brizard pour le Nouvel Observateur dans Les habits neufs de l’éducation prioritaire élargit les objectifs du ministère : « Aux côtés de Vincent Peillon, George Paul-Langevin, ministre déléguée à la réussite éducative, l’a rappelé : "La question de l’éducation prioritaire est au cœur de la politique d’intégration française". Justice, exigence, bienveillance : un nouveau triptyque au fronton des écoles ?  »
Tandis que Localtis dans Refondation de l’éducation prioritaire : même zonage, plus de moyens remarque : « Le paquet est mis sur la pédagogie et les ressources humaines de l’Education nationale. Les partenariats avec les collectivités et l’articulation avec les contrats de ville semblent totalement hors sujet. »

Et quelles sont les positions syndicales ? On pourra s’en faire une idée avec deux articles. Celui du Cafépédagogique : Prioritaire : Peillon fait (presque) l’unanimité et celui de Sud-Ouest, Éducation prioritaire. Des annonces particulièrement bien accueillies.

Mara GOYET se demande sur son blog Est-il scandaleux d’envoyer les jeunes enseignants dans les collèges difficiles ?

Le Point présente le compte rendu d’un entretien avec Agnès Van Zanten, sociologue : "J’ai peur que toutes ces bonnes intentions ne restent lettre morte" Je vous propose sa dernière réponse : « La discrimination positive est absolument indispensable, car certains établissements cumulent réellement les plus grandes difficultés. Mais il est certain que la multiplicité des labels (Zep et autres) a un effet stigmatisant pour les établissements, qui fait fuir les familles. Il existe d’autres systèmes, comme aux Pays-Bas par exemple, où les moyens sont octroyés individuellement, aux familles, et non aux établissements. Et si un élève concerné change de collège, les aides le suivent. La France a choisi la dimension territoriale, parce qu’elle pensait que cela éviterait la stigmatisation individuelle. Bien sûr, cela reste pour l’instant très en deçà des attentes, car la mobilisation locale n’est pas celle que l’on aurait pu espérer, malgré les efforts des établissements de Rep pour travailler davantage en équipe et l’investissement d’acteurs locaux (municipalités, associations...) de plus en plus nombreux. Cette dimension locale, dont l’effet pervers a été l’étiquetage des zones d’éducation prioritaire, était malgré tout porteuse de bonnes intentions, qui pour l’instant ne se sont pas réalisées.  »

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Le dessin de Fabien Crégut

Le travail de l’éducation prioritaire c’est aussi le travail sur l’ambition des élèves. L’Etudiant propose L’ESSEC dresse le bilan de son programme "Une grande école pourquoi pas moi ?". Il s’agit de faire le point de cette « expérimentation sociale » menée depuis 10 ans. Rappelons que « S’il n’a concerné que 500 lycéens tutorés en dix ans, et 10 établissements scolaires associés, il a amorcé un vaste mouvement d’initiatives et d’expérimentations en faveur de l’égalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur. Il a ainsi inspiré plus de 80 grandes écoles et universités et contribué à la mise en place des Cordées de la Réussite, qui concernent aujourd’hui près de 50.000 élèves. » Parmi les constats : "Nous notons aussi qu’une fois diplômés, souligne Chantal Dardelet, les étudiants qui ont participé à ce programme s’engagent davantage dans des actions solidaires, au service de la société".

Et l’Est républicain apporte un témoignage sur un établissement de Nancy : L’école en marche L’effet « Cordées ». L’exemple du lycée général et technologique Antoine de Saint-Exupéry de Fameck, reconnu « Lycée ambition réussite » en 2007, labellisé « Cordées de la réussite » en 2008, il est « l’un des premiers établissements à être entré dans la convention avec Sciences PO », dispositif permet de repérer des lycéens relevant de l’Education prioritaire et disposant « d’un potentiel », en vue de leur admission à l’Institut d’Etudes politiques de Paris.

Mais ne jamais oublier que notre école a aussi des effets dramatique ainsi à Marseille : après de mauvais résultats scolaires, une ado se jette du 17e étage à la cité Font-Vert (14e) à Marseille, après un conseil de famille lié à ses mauvais résultats scolaires.

Enseignement supérieur

Les Echos rapportent la Chronique de la revue Futuribles, "L’enseignement supérieur au défi du numérique" (janvier-février 2014, n° 398, 144 pages, 22 euros) : MOOC : déjà la désillusion ?

A peine lancés, les MOOC de FUN connaissent déjà un bon succès. « …plus de 100 000 personnes se sont inscrites à ces cours proposés par des universités et des établissements d’enseignement supérieur français.  »

Divers ?

Les étudiants Erasmus pourront demander un prêt pour partir

7 leçons pour libérer sa créativité
Et notamment la première proposée à méditer : Une intention positive et altruiste à la source de la création (le cœur et non la peur), et à rapprocher des constats fait sur le fonctionnement de notre système scolaire…

Pour les amoureux de Paris et de l’histoire "concrète" on ira sur Gallica qui propose :
C’est du propre ! La salubrité publique à Paris au XIXe siècle

Voilà fin de la semaine, samedi vous aurez la chronique de Philippe Watrelot. Bon week-end.