Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du vendredi 16 novembre 2018


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du vendredi 16 novembre 2018

Revue de presse du vendredi 16 novembre 2018

Devoirs faits, formation des futurs enseignants, rôle du professeur principal, harcèlement. Nous abordons rapidement ces thèmes et puis celui de l’enseignement des sciences économiques et sociales. Puis nous irons faire un tour en Finlande, pour terminer par la nuit de la philosophie.

Revenons d’abord sur quelques mesures de politique éducative récentes :

Les limites du dispositif Devoirs faits par Denis Peiron
“En vigueur au collège depuis un an, les études dirigées offrent aux élèves volontaires un accompagnement de qualité très variable.”

Formation des enseignants : des étudiants en tiers-temps dès la L2 par Erwin Canard
« Dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants actuellement en discussion, les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche envisagent la mise en place d’un prérecrutement des enseignants dès la L2. Un document qu’EducPros s’est procuré précise les grandes lignes de ce projet.  »


Le BO publie : le Rôle du professeur principal dans les collèges et les lycées

Clarification ? Redéfinition ? Augmentation de la charge de travail en particulier d’orientation ?

Violence scolaire : « Les mesures envisagées sont inadéquates et même contre-productives »
Benjamin Marol, enseignant à Montreuil, estime, dans une tribune au « Monde », que les solutions envisagées par le gouvernement, dont celles de placer des policiers dans les établissements scolaires, ne contribueront pas à améliorer la situation.”

Blanquer victime de harcèlement comme bien d’autres ? Par Claude Lelièvre
“Il semble bien que oui, si l’on en juge par une déclaration de Jean-Michel Blanquer qui vient de paraître sur « Paris Match » : « j’ai connu moi aussi le harcèlement dans la cour de récréation, le fait de se battre ; c’est ce qu’il y a de pire dans la vie quotidienne que de vivre cela ; je connais beaucoup d’enfants qui ont vécu cela et qui en ont beaucoup souffert ».”

Cnesco : A quoi joue Blanquer ?
“Dans la nuit du 13 au 14 novembre, JM Blanquer s’est opposé au maintien du budget du Cnesco en même temps qu’il a à nouveau confirmé son maintien sous une autre forme. Le ministre donne l’impression de faire des promesses qu’il n’a aucune intention de tenir. A quoi joue Blanquer ?”


Enseigner l’économie

Le bon enseignement de l’économie, une arme contre le populisme par Jean Peyrelevade
“Trop peu - et mal - enseignée, l’économie est insuffisamment comprise par nos concitoyens, ce qui ouvre le champ aux extrémismes politiques. Il faut tout reprendre en transmettant très vite des concepts de base, loin des controverses.”
On ne peut s’empêcher de penser aux gilets jaunes aujourd’hui.


Programmes de SES : où sont les élèves ?

par Philippe Watrelot ancien président du CRAP-Cahiers Pédagogiques
“Avec le Lycée Blanquer, ce n’est pas seulement le Bac mais aussi les programmes des différents enseignements qui sont modifiés. . Ils font l’objet d’une consultation durant 15 jours.
Que penser des programmes de sciences économiques et sociales (SES) ? Ils ont été l’objet d’une attention particulière et on peut même dire qu’ils ont été élaborés sous influence. Mais si leur conception pose déjà des problèmes, le contenu proposé soulève aussi de nombreuses questions tant sur le plan pédagogique que sur les finalités même de cet enseignement. On a l’impression qu’on a oublié les élèves en cours de route…”


Le modèle finlandais

Nous, vous, ils vont prendre des idées à l’étranger :
Depuis la rentrée, ces professeurs français travaillent à l’étranger
“Ils sont partis à l’international pour découvrir d’autres pratiques professionnelles, apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture ou casser la routine. Aujourd’hui, Emilie Talmant exerce à Buenos Aires, Yohan Vigne à Montréal et Sandrine Laubion à Abidjan.”

Finlande : quand les enseignants définissent et gèrent eux-mêmes les programmes scolaires

“Les enseignants finlandais sont fortement impliqués dans la construction des contenus enseignés à l’échelle de leur établissement à partir des programmes scolaires nationaux. Les contenus scolaires conçus à l’échelle de l’établissement permettent de fournir un cadre commun et d’orienter le travail pratique par la définition des objectifs, contenus et méthodes d’enseignement et d’apprentissage.”

La dernière réforme des programmes scolaires en Finlande : recherche de consensus et consultation nationale
“La conception des programmes scolaires en Finlande s’appuie sur les connaissances et les expériences acquises par des projets de recherche et des expérimentations internationales. C’est un processus démocratique et structuré mobilisant tous les niveaux de l’administration de l’éducation mais aussi les syndicats, les établissements, les professionnels de l’éducation, les parents d’élèves et d’une grande étendue de groupes d’intérêt. Ces différents réseaux collaborent dans un dialogue ouvert à la recherche de consensus même si les autorités locales et les établissements scolaires ont de plus en plus leur mot à dire dans la définition des contenus scolaires, notamment au niveau local. Ce consensus politique a conduit à un vrai succès dans la réforme des contenus enseignés.”

La face cachée du miracle finlandais : de la centralisation bureaucratique à l’autonomie décentralisée
“La tradition de forte centralisation a été une caractéristique de la culture administrative finlandaise. Elle possède des racines historiques qui remontent au temps de la Couronne Suédoise (17e siècle) et au Tsar de Russie, deux pays qui ont dominé la Finlande pendant longtemps. Cetterelation forte entre Etat fort et société civile a prévalu pendant des siècles jusqu’à son indépendance. Le mouvement civique s’est constitué avec l’Etat tout au long du XIXe siècle autour d’objectifs communs jusqu’à la conception d’une école compréhensive, compromis à la Finlandaise sur des objectifs égalitaires.”


De la décentralisation finlandaise à la collaboration française ?

En France pour mémoire un article de juin 2016

Créer une culture de collaboration dans nos collèges : Est-ce possible ?
“Le palmarès des lycées ou les comparaisons de performances entre les collèges français ont le mérite de nous apporter chaque année de riches enseignements. Malheureusement, lorsque ces études sont rendues publiques, l’attention est polarisée sur les établissements collectionnant les médailles ou sur ceux se battant pour éviter le bonnet d’âne. Pourtant, ces classements nous indiquent aussi, par exemple, que deux établissements distants de populations comparables à la fois en termes de taille et de niveau socio-économique obtiennent parfois des résultats diamétralement opposés. C’est un constat d’autant plus surprenant que ces établissements sont censés faire face aux mêmes difficultés et devraient donc obtenir des performances assez proches.”

Ce que disent des élèves sur les classes coopératives en collège et lycée
par Sylvain Connac
Résumé de l’article : “Des classes coopératives voient le jour dans des collèges et lycées de l’enseignement public en France. Cette recherche s’intéresse à ce que pensent les élèves inscrits dans ces classes. Elle propose une synthèse d’un corpus de 22 entretiens semi-directifs, réalisés au sein de 11 classes de deux collèges et d’un lycée. Les entretiens mettent à jour l’avis des élèves sur plusieurs points : l’organisation de l’aide et du tutorat, le travail en groupe, l’individualisation du travail, les conseils coopératifs et, plus largement les classes coopératives qui les accueillent.”


Ressources

Débat stratégique IIPE - Mener la politique éducative - Avec Najat Vallaud-Belkacem et Stefania Giannini, ancienne ministre de l’Éducation en Italie (vidéo avec traduction quelques minutes après le démarrage).

Sur le site du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : Historique et patrimoine. Roland Barthes : sémiologue et écrivain français

et ce soir, c’était la nuit de la philosophie à l’UNESCO.
L’UNESCO organise une grande Nuit de la Philosophie le vendredi 16 novembre 2018. Toute la nuit, des philosophes et des artistes donneront des conférences d’une vingtaine de minutes, accessibles à tous et gratuitement.
A l’occasion de la Journée Mondiale de la philosophie, célébrée chaque année le troisième jeudi du mois de novembre depuis 2005, l’UNESCO organise la 2ème édition de sa Nuit de la philosophie. L’idée est de rendre la philosophie accessible à un public éclectique avec de nombreuses rencontres de grands philosophes venus d’un peu partout dans le monde ainsi qu’avec de nombreuses performances artistiques.

Catherine Rossignol,sur une récolte de Bernard Desclaux


JPEG - 23.5 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Des collectifs enseignants connectés
Dossier coordonné par RÉGIS FORGIONE, FABIEN HOBART ET JEAN-PHILIPPE MAITRE
n° 548, novembre 2018
De nombreux champs d’actions du métier enseignant ont été transformés à mesure que l’informatique a envahi les lieux professionnels et personnels des enseignants. Comment définir aujourd’hui ce qu’est un collectif d’enseignants connectés et comment le numérique prend place dans son fonctionnement ?

N° 547 - Des alternatives à l’école ?
Dossier coordonné par Richard Étienne et Jean-Pierre Fournier
septembre-octobre 2018
Qu’en est-il de ces expériences de classes et d’écoles alternatives, dans le système public comme à l’extérieur, voire à l’étranger ? Sur quels principes se fondent-elles ? Comment interroger ces principes ? Un dossier pour voir plus clair dans ce qui, au-delà d’une certaine mode, reste flou.