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Revue de presse du vendredi 13 novembre

Malheur ! - pénurie ? - Enseignement supérieur


Les grands sujets éducatifs du moment (la numération, la résistance à la réforme du collège, et surtout la question de la mixité sociale) ayant été largement abordés ces derniers jours, l’actualité, en ce vendredi 13, se fait plus légère. Il y sera question du vendredi 13 et de ses malheurs, d’une possible pénurie de professeurs remplaçants à Paris et de l’enseignement supérieur.


Malheur !

Tradition oblige, en ce jour de paraskevidékatriaphobie, je vous propose de commencer par les malheurs de l’éducation. Malheurs qui n’ont pas à voir, en réalité, avec une quelconque superstition, mais avec l’insondable bêtise qui peut parfois habiter certains "penseurs", preuves vivantes que la culture et l’intelligence sont décidément deux choses bien différentes.

Claude Lelièvre, sur son blog, revient sur les propos consternants de Brighelli et Gerra à propos de la ministre. Femmes publiques, « pudeur » et « gauloiseries ». Où l’on découvre, avec ce sens de la mise en perspective historique si particulier à Claude Lelièvre, que la bêtise misogyne ne date vraiment pas d’hier.


Pénurie ?

Autre malheur du temps, le manque de profs. L’académie de Paris, académie la plus sollicitée dans le cadre des mutations des enseignants, manquerait de remplaçants. Et cela, naturellement, inquiète. Le manque de profs remplaçants alarme les parents dans les écoles parisiennes (Le Monde). Un article essentiellement rédigé à partir du point de vue de la FCPE. "« Paris passe pour privilégiée mais les parents d’élèves, ici aussi, sont usés, confie Hervé-Jean Le Niger, vice-président de la fédération FCPE. Ce qui est inédit cet automne, c’est l’assèchement précoce du vivier de remplaçants… avant même le pic épidémique ! » A la mi-octobre, les quelque 400 enseignants titulaires de la brigade de remplacement mobilisable à Paris avaient déjà été affectés dans les classes. Et tous les recalés du concours inscrits sur liste complémentaire recontactés, affirme la FCPE."
Une information qu’on retrouve également dans Le Figaro : "À Paris, pénurie de profs remplaçants pour la deuxième année consécutive.

Ecoles, quelles réformes de progrès ?, interroge l’Humanité, qui organise une table ronde sur cette question. L’accès est encore payant quelques jours, mais je signale tout de même cet article, dont l’intitulé formule une question des plus pertinentes à propos de notre système éducatif et du sens qu’il convient de donner aux réformes qu’il nécessite.

La conférence de consensus du CNESCO sur la numération est toujours à l’ordre du jour de la presse d’éducation. (voir la revue d’hier, sous la plume de Guillaume Caron).
Mathématiques : « 40 % des écoliers sont en difficulté en fin d’école primaire » titre Le Monde, qui a obtenu un entretien avec Jean-François Chesné, directeur scientifique du CNESCO. Un constat qualifié d’ "alarmant" mais un entretien qui ouvre tout de même un certain nombre de pistes de réflexion intéressantes.


Enseignement supérieur

Le Monde nous parle aujourd’hui d’un accès privilégié à l’agrégation pour les titulaires d’un doctorat. "C’est un paradoxe très français auquel le gouvernement cherche à s’attaquer : le diplôme de doctorat à bac + 8, le plus élevé à l’université, qui récompense une recherche originale, est éclipsé par les diplômes des grandes écoles. L’insertion professionnelle des docteurs s’en ressent. Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’enseignement supérieur, met la dernière main à un plan pour améliorer leur entrée sur le marché du travail. Toutes les mesures ne sont pas arrêtées, mais M. Mandon entend solliciter aussi bien le secteur public que le privé". Une décision qui risque bien de faire polémique. Quoi qu’il en soit, le secrétaire d’État fait le pari - risqué - que les compétences particulières acquises dans le travail de recherche du doctorat, et notamment la capacité à travailler en équipe, seront utilement mises à profit dans l’enseignement secondaire. Nous retiendrons pour notre part avec davantage de certitude l’ouverture d’emplois accessibles à des docteurs qui voient se fermer leurs débouchés professionnels au profit des élèves des grandes écoles.

Le pire n’étant jamais certain, nous terminerons, en attendant le bloc-note de la semaine par Philippe Watrelot, ce week-end, par une bonne nouvelle, que nous apprend Le Figaro. "Thomas, 19 ans, obtient son bac... en novembre" : "Il aura fallu quatre mois au rectorat de Rennes pour se rendre compte d’une erreur de notation à l’épreuve de rattrapage du jeune Thomas. Le 10 novembre, il apprend finalement qu’il a réussi et obtenu son baccalauréat. Comme quoi, rien n’est jamais perdu pour celui qui croit en sa bonne étoile !

Lionel Jeanjeau


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Le climat scolaire
Revue n°523 - septembre 2015

Qu’est-ce qu’un bon climat scolaire ? Est-ce lorsque les élèves répondent à notre fantasme du «  bon élève  » ? On ne peut nier l’impact qu’il a sur les personnels et les élèves. Se sentir bien ou mal à l’école détermine en profondeur le parcours que l’on y mènera.

Le pari du collectif
Revue n°524 - novembre 2015

C’est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l’établissement, autour d’une classe, pour un projet, sur un cas particulier d’élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?