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Revue de presse du vendredi 12 septembre 2014

Ca bouge... dans le supérieur - dans le secondaire - dans les réseaux sociaux - Fermeture/ouverture ?


En parcourant la presse aujourd’hui, une idée semble se dégager de façon remarquable : l’ouverture de l’École. Bonne ou mauvaise idée ?
En tous les cas, non l’’École n’est pas en état de "mort programmée" comme semblent le penser certains, bien au contraire !


Ça bouge dans le supérieur

"Les cursus master en ingénierie (CMI), labellisés Idefi (Initiatives d’excellence en formation innovante) ne sont plus réservés aux "sciences dures" : cinq formations ouvrent à la rentrée 2014 dans le domaine des SHS (sciences humaines et sociales), qui doivent mener à des postes de chefs de projet." Les universités françaises accueilleront cette année 70 CMI peut-on lire dans ÉducPro.

On pourra découvrir, toujours dans ÉducPro comment les parents d’étudiants des écoles post-bac privées s’impliquent dans la scolarité de leurs enfants. Accéder aux réseaux des familles à un double enjeu : la recherche de financements des établissements (à travers la taxe professionnelle) et la recherche d’entreprises pour accueillir des stages professionnels. La contrepartie est parfois l’entrée des associations de parents dans les conseils d’administration.


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Le dessin de Stéphane du Crest

Ça bouge dans le secondaire

Pour les lycées l’ouverture peut prendre la forme d’une ouverture vers les entreprises, comme pour ce lycée de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) que nous présente La Dépêche. Le lycée général et professionnel Beauregard forge sa réussite en tissant des liens avec les industries locales mais aussi en développant la coopération internationale.

Dans ToutEduc (en accès payant) on peut également découvrir une excellente initiative : À Toulouse, des binômes d’enseignants d’université et de lycée vont "enquêter" en vue d’harmoniser les pratiques et adoucir la transition entre secondaire et supérieur".
L’université Toulouse III Paul Sabatier et les lycées toulousains de Bellevue, Saint-Sernin et Toulouse-Lautrec [ont lancé] le travail de dix binômes, composés pour chacun d’enseignants volontaires du secondaire et du supérieur" chargés d’"enquêter sur les dispositifs universitaires et en terminales, en visitant les établissements ensemble, comprendre et analyser ce qui peut rendre la transition entre l’enseignement secondaire et le supérieur si dure".
"(...) cette initiative, unique en France selon les partenaires, vise à corriger l’un des facteurs principaux d’échec des premières années : "la difficulté à s’adapter, notamment aux méthodes, à s’organiser, voire à trouver les salles à l’université !" Un constat mis en avant par de nombreux chercheurs, relève de son côté Bertrand Monthubert, le président de l’université Toulouse III, qui souligne que "l’une des plus grosses difficultés auxquelles sont confrontés les nouveaux étudiants est qu’ils ne savent pas, ne comprennent pas ce qui est attendu d’eux".
Peut-être un espoir de voir diminuer l’échec de trop nombreux étudiants à l’entrée de l’université.

Ça bouge sur les réseaux sociaux.

Ce n’est plus un secret, notre identité numérique est aussi notre carte de visite. On savait depuis longtemps que les employeurs "googlaient" leurs futurs employés. Certains élèves (pas tous) cherchent à en savoir plus sur leurs enseignants et à rebours, les enseignants (pas tous) se renseignent sur leurs élèves. Dans quel but ? Le Monde a fait un appel à témoignage dont vous pourrez lire le résultat dans un article de la Rubrique "Pixels" : Les professeurs googlent aussi leurs élèves mais également une analyse dans VousNousIls sous le titre "Ces profs qui surveillent les profils Facebook de leurs élèves".

Fermeture ? Ouverture ?

En faisant cette petite moisson de fin de semaine pour vous parmi la presse de l’éducation, j’ai croisé dans Atlantico, la tribune d’un ancien d’HEC qui nous explique Comment l’Éducation nationale organise la mort de l’école. Il s’appuie sur l’exemple très médiatisé de Céline Alvarez, récente démissionnaire de l’Éducation Nationale, pour asséner de superbes vérités révélées. Par exemple : " l’école est en réalité tout-à-fait incapable de transmettre de la culture". Ou bien pour poser des questions hors-sujet comme "Faut-il enseigner les études de genre aux petits enfants ?".
Ce dont je suis personnellement certaine, c’est que le pessimisme et la dévalorisation de l’École sont complètement improductifs. Et que ce genre d’article n’arrange rien.

A contrario, le petit rayon de soleil qui embellira votre début de week-end nous est à lire dans VousNousIls. Il nous est offert par Vincent Remy, rédac­teur en chef à Télérama avec la publication de son premier livre : "Un prof a changé ma vie".
"(...) j’ai voulu écrire un livre de consolation – pour les profs, mais aussi tous les maîtres, les guides, prêts à donner leur chance à des enfants".
Il a été interroger vingt personnalités pour leur demander de raconter une relation privilégiée avec un enseignant.
"Je pense qu’un bon prof est celui qui fait entrer le monde dans la salle de classe, comme Erik Arnoult (un professeur d’économie mieux connu sous le nom d’Eric Orsenna). Je crois qu’il faut ouvrir l’école sur l’extérieur, avec des filtres pour affron­ter le bom­bar­de­ment d’infos que nous subis­sons, pour aider les élèves à faire des choix. Un bon prof doit aussi faire com­prendre que l’apprentissage dure toute la vie. Si davan­tage de pro­fes­seurs m’avaient dit ça, j’aurais sans doute eu un rap­port moins com­pli­qué à l’école.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je préfère toujours ceux qui voient le verre à moitié plein....

Bonnes lectures et à bientôt pour une nouvelle revue de presse.

Mila Saint Anne


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Le lycée, entre collège et supérieur
Revue n°493 - décembre 2011
Comment transformer le collégien en lycéen ? Accompagner la démarche l’orientation et le projet de l’élève, pour préparer à l’enseignement supérieur ? Comment les enseignants se débrouillent-ils pour prendre en compte dans leur pratique ce nouveau positionnement du lycée ?

Enseignants, parents, réussite des élèves : quel partenariat ?
Ouvrage
Pierre Madiot - CRDP de l’académie d’Amiens-Crap-Cahiers pédagogiques, collection Repères pour agir, 2010.