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Revue de presse du vendredi 10 novembre 2017

Plan Etudiants — Réforme de l’apprentissage — Grammaire, genre, droit —

Réforme de l’entrée dans le supérieur et lancement de la réforme de l’apprentissage occupent nos médias. Il y a aussi la polémique grammaticale.


Plan étudiants

Le Conseil supérieur de l’éducation défavorable à la réforme de l’accès aux études supérieures. “C’est un avis simplement consultatif, mais il concerne la très attendue réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), qui réunit ministère, syndicats d’enseignants, de lycéens et d’étudiants, fédérations de parents d’élèves, etc. a voté jeudi 9 novembre contre le projet de loi « relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants ».”

Entrée à l’université : le Conseil supérieur de l’éducation se prononce contre le projet de loi. “42 votes contre et 30 pour. Le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants a recueilli un vote négatif du Conseil supérieur de l’éducation, jeudi 9 novembre 2017. Un message mitigé envoyé au gouvernement pour ce premier passage devant une instance consultative avant l’examen par le Cneser, lundi 13 novembre.” Laura Taillandier relève que parmi les débats, une évolution serait possible qui vaut le détour. “La ministre s’est montrée également ouverte à certaines modifications : "Si, à vos yeux, il est nécessaire d’affirmer plus nettement ce principe du dernier mot (aux bacheliers), j’y suis prête et nous pourrons travailler ensemble, aujourd’hui et dans les jours qui viennent, à trouver la bonne manière de l’écrire dans le texte de loi ou dans son exposé des motifs." Cette demande formulée par le Sgen-CFDT serait ainsi prochainement intégrée au projet de texte. "Il devrait être précisé qu’aucune inscription ne peut être prononcée sans l’accord du bachelier", affirme Françoise Lambert, secrétaire fédérale de l’organisation syndicale, chargée de l’enseignement supérieur.”
Ce serait en effet une avancée, comment dire, formidable, fort minable... En effet jusqu’à présent on pouvait inscrire contre sa volonté un étudiant dans une formation (sic) !

Libération précise : « En aucun cas le conseil de classe ne décide à la place du lycéen ! »
Et la Voix du Nord pose 7 questions pour comprendre la plateforme qui va remplacer APB.


Réforme de l’apprentissage

Top départ pour la réforme de l’apprentissage. “Les ministres Muriel Pénicaud, Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal installent ce vendredi les quatre groupes de travail chargés de mener la concertation sur la réforme de l’apprentissage. Ils rendront leurs conclusions fin janvier.”

Apprentissage : la concertation s’annonce compliquée. “ La refonte du système d’apprentissage ne sera pas une « réformette », a promis Muriel Pénicaud. « Il faut faire une révolution copernicienne », ajoute à l’envi la ministre du Travail qui devrait marteler à nouveau le message, ce vendredi, lors du lancement de la concertation avec les partenaires sociaux, les régions, les chambres consulaires mais aussi les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, sur ce dossier complexe et sensible.”

Apprentissage : les régions refusent de lâcher cette compétence. “Face à la menace de voir le pilotage de l’apprentissage confié aux branches professionnelles, les régions se rebiffent et avancent une série de propositions pour renforcer la décentralisation. Un exercice qui manque néanmoins de concret pour convaincre tout à fait.”

Et le Figaro titre : Le rôle des régions, un enjeu explosif de la réforme de l’apprentissage. “La réforme suscite l’inquiétude des présidents de régions qui craignent de perdre leurs compétences exclusives en matière d’ouverture et de fermeture des centres de formation d’apprentis et surtout, le financement qu’elles perçoivent.”

Apprentissage des mineurs : les PME veulent revoir les "contraintes de sécurité". “François Asselin, président de la CPME, demande de revoir les "contraintes de sécurité" des mineurs en apprentissage et souhaite que l’employeur ne soit pas poursuivi pénalement en cas d’accident de ces derniers, dans une interview aux Echos, publiée vendredi". Et il présente un argument… “"Si un mineur subit un accident, c’est évidemment grave. Mais le chef d’entreprise se retrouve dans une lessiveuse judiciaire", relève M. Asselin, avant le lancement de la concertation sur la réforme de l’apprentissage, souhaitée par Emmanuel Macron.
"Résultat, les recrutements de mineurs en apprentissage sont de moins en moins nombreux", ajoute-t-il
.”

Réforme de l’apprentissage : qu’est-ce qui cloche, dans le statut de l’apprenti ?

La valorisation de l’apprentissage passe aussi par Erasmus par Bernard Stalter / président de l’assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA). “Cette année célèbre les trente ans d’Erasmus. Ce programme d’échange a permis à plus de trois millions d’étudiants européens, dont près de 615.000 Français, de passer un semestre ou un an d’études dans une université européenne. Sur ces 615.000 jeunes, seulement 25.000 d’entre eux étaient apprentis, ces derniers partant majoritairement pour des séjours courts de deux à quatre semaines."

Hasard de calendrier ? Blanquer lance une mission de "transformation" de l’enseignement professionnel. “Pourquoi confier l’avenir des 700 000 lycéens professionnels à des acteurs de terrain ou à des experts ? Jean Michel Blanquer a annoncé le 9 novembre une " mission de transformation de la voie professionnelle" confiée à la député LREM Céline Calvez et au restaurateur 3 étoiles Régis Marcon.”


Grammaire, genre, droit

Éducation nationale : les professeurs peuvent-ils refuser d’enseigner une règle ?DÉCRYPTAGE - Dans une tribune, 314 professeurs affichent leur volonté de "cesser d’enseigner" la règle de grammaire qui veut que "le masculin l’emporte sur le féminin". Mais en-ont-ils le droit ?

"Risque de flottement" ou "développement de l’esprit critique" ? : les enseignants face à l’écriture inclusive. "TÉMOIGNAGES – Mardi, 314 professeurs ont annoncé qu’ils n’allaient plus enseigner à leurs élèves la règle selon laquelle "le masculin l’emporte sur le féminin". Interrogés par LCI, des enseignants distribuent les bons et les mauvais points de cette prise de position.”

Marlène Schiappa : « Je n’ai jamais soutenu l’écriture inclusive ni son enseignement à l’école ! » Entretien exclusif avec la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa (2/2) par Elisabeth Lévy et Daoud Boughezala et Paulina Dalmayer, mais réservé aux abonnés.

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie de l’école au lycée

Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre-octobre 2017

Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.