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Revue de presse du mercredi 9 novembre 2016

Trumpisme — Formes scolaires — Contenus scolaires — Polémique


Suite aux élections américaines certains s’intéressent aux propositions sur l’éducation du candidat élu. Il y aura beaucoup de réflexions sur les formes scolaires, et un peu sur les contenus.


Trumpisme

Le candidat élus avait fait des déclarations à propos de l’éducation.

Le Figaro, Élection américaine : les principales mesures de Donald Trump sur l’éducation. “Donald Trump vient d’être élu président des États-Unis. Retour sur son programme en matière d’éducation, d’enseignement supérieur et ses positions concernant le problème majeur de la dette étudiante.” Mais il n’y a pas que le supérieur dans son collimateur. “Point déterminant de la campagne de Donald Trump en matière d’éducation, le « Common Core », le tronc commun enseigné de la maternelle à la fin du lycée adopté par 42 états américains. Le New York Times rappelle que Donald Trump s’est largement positionné contre ce qu’il dénonce être « un désastre total » de « l’éducation par Washington D.C. », soit par les élites politiques du pays. Lui préfère « une éducation locale » et souhaite « arrêter le Common Core ». Il a également insinué au cours de sa campagne qu’il « couperait » le budget du ministère de l’Éducation. « Non, je ne coupe pas les services, mais je diminue les dépenses, a-t-il indiqué lors d’un discours. Mais je peux couper le ministère de l’Éducation ».”

Vousnousils : Élection de Donald Trump : son programme pour l’éducation. Entre autres : “Il prône une éducation plus locale, qui n’est pas « initiée par les bureaucrates de Washington », et souhaite donc revenir sur le « Common core » instauré par Barack Obama en 2010. Ce dernier prévoyait une harmonisation des programmes à l’échelle du pays.
Trump se montre favorable à une compétition entre les élèves au sein de l’école, affirmant que cela les rend « plus forts »
.”

Donald Trump à la Maison Blanche : quel impact sur l’enseignement supérieur ? par Jessica Gourdon sur Educpros.
L’enseignement supérieur et Donald Trump : le couple ne fait pas bon ménage. Pendant toute la campagne, le monde universitaire américain a observé le milliardaire avec effroi. De son côté, Donald Trump a peu évoqué ces questions, à première vue éloignées de sa base électorale, composée essentiellement d’Américains n’ayant pas fait d’études et vivant hors des grandes villes.
Toutefois, le futur président, lui-même diplômé de la prestigieuse Université de Pennsylvanie, n’est pas resté muet sur ce sujet, qui résonne dans toute la société. Car s’il est admiré partout dans le monde, l’enseignement supérieur américain souffre
.”


Formes scolaires

Collège : L’offre scolaire à l’heure de la diversification. Morceaux d’histoire française du collège et de géographie européenne. “La baisse du niveau scolaire fait plus que jamais débat en France où certains continuent de remettre en cause le collège unique. Chez nos voisins, l’offre scolaire se diversifie tandis que les choix d’orientation sont de moins en moins précoces et de plus en plus réversibles.”

Tribune : Formation à distance, système éducatif pour temps de crise économique ou pour période de plein emploi ? “La formation à distance est-elle un système éducatif pour temps de crise économique ou période de plein emploi ? La question est débattue depuis 1850, date de création du premier cours par correspondance en France par Emile Pigier. Les uns défendent l’idée que l’enseignement à distance est idéal en temps de crise afin de réajuster le marché du travail entre offres et demandes d’emplois. D’autres soutiennent la conviction que ce type de formation est surtout nécessaire en période d’euphorie économique, de plein emploi afin de répondre aux multiples sollicitations du marché de l’emploi. Alors qui a raison ?

Philippe Meirieu : Ce que nous apprend la littérature utopique sur l’entreprise éducative. “Ombre et lumière, l’activité éducative échappe aux catégories binaires faciles : il n’y a pas, d’un côté, « les bons » qui voudraient éduquer les enfants dans la liberté et, d’un autre côté, « les méchants » qui confondraient l’éducation et le dressage. Pas plus qu’il n’y a des « bons » qui veulent transmettre efficacement des contenus et des « méchants » qui, sous prétexte de respect des élèves, leur refuseraient l’instruction. Nous sommes tous, inévitablement et au nom même de l’efficacité que nous revendiquons, du côté de l’inculcation. Mais nous sommes tous aussi - il faut l’espérer - attentifs au moindre geste par lequel celui qui grandit marque sa différence. Partagés, oscillant sans cesse, ambivalents, hésitants mais ne renonçant jamais, nous naviguons à vue. Pour transmettre et émanciper à la fois.”

Réforme des collèges : école primaire, le cycle trois. Par Georges Herve.

Près de 2 millions d’élèves fréquentent l’enseignement privé catholique. “L’enseignement privé catholique scolarise un élève sur cinq en moyenne. Décryptage.”

Pour une évolution de la pédagogie en filière scientifique. “La Fédération nationale des étudiants en sciences exactes, naturelles et techniques plaide en faveur d’une évolution de la pédagogie dans les filières scientifiques. Dans une contribution publiée sur son site Internet, elle préconise notamment le développement de tiers-lieux dédiés à l’apprentissage.”


Contenus scolaires

Une approche sociocritique du numérique en éducation : appel à propositions. “Le numérique en éducation constitue un domaine de recherche dans lequel les disciplines s’articulent plus ou moins étroitement les unes aux autres depuis la conception d’environnements numériques d’apprentissage jusqu’à l’étude des usages numériques éducatifs (Baron, 2014). Ce colloque international de l’Université de Sherbrooke les 15 et 16 mai s’inscrit dans cette dernière thématique et souhaite donner un aperçu de l’intérêt d’une approche sociocritique à cet égard.”

Et encore un rapport, cette fois-ci sur l’orthographe !

Orthographe : le niveau des écoliers baisse. “Il y a du boulot. Alors que des experts planchent aujourd’hui sur l’apprentissage du français, une étude montre que le niveau des écoliers baisse énormément.”

Orthographe : La nouvelle chute des résultats interroge le statut de l’orthographe. “La France ton orthographe fout le camp. C’est ce que montre une nouvelle étude de la Depp (division des études du ministère). Sur la même dictée d’une dizaine de lignes (67 mots) donnée depuis 1987 et évaluée en Cm2, le nombre d’erreurs a encore progressé. Le pourcentage d’élèves faisant moins de 6 fautes est passé de 31 % en 1987 à 16% en 2007 et 8% en 2015. L’erreur orthographique, longtemps discriminante socialement, est maintenant socialement très partagée. C’est bien le statut de l’orthographe classique dans la société qui est interrogé. La ministre réunit le 9 novembre une grande conférence sur l’apprentissage du français.”


Polémique

Une réponse à Najat Vallaud-Belkacem : « Le devoir d’un ministre de l’éducation est de défendre les professeurs » ?Quand la profession est dénigrée à la télévision, la ministre de tutelle se doit de rétablir la vérité, faute de quoi elle participe à l’amenuisement de toute autorité.” (article pour les abonnés)

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion


Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

N° 532 - Justice et injustices à l’école

Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel
L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter