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Revue de presse du mercredi 8 juin

Enseignement professionnel - Bac - Polémique - Divers


Une spéciale enseignement professionnel sur le café pédagogique aujourd’hui. Sinon on parle inévitablement du bac et d’une nouvelle polémique à propos des programmes de sciences économiques.


Enseignement professionnel

L’expresso du jour du Café pédagogique propose toute une série d’articles sur cette partie de notre système scolaire à l’occasion de la Conférence de comparaisons internationales sur l’enseignement professionnel, organisée par le Cnesco et le Ciep.

“"Parce que demain notre pays ne construira pas sa cohésion nationale en pratiquant du séparatisme éducatif et social, parce que demain notre pays ne redynamisera pas son économie sans des ressources humaines qualifiées à tous les niveaux de responsabilité, notre enseignement professionnel et son petit frère l’apprentissage devront dans les années futures être au coeur des préoccupations de politiques" Le Cnesco appelle à en finir avec les lycées ghettos.
"En CAP c’est soit la réussite, soit la sortie sans qualification. Face à cette urgence , les professeures de CAP du lycée Cousteau, de Saint-André de Cubzac, ont décidé de reconstruire les enseignements. Avec le soutien de la proviseure adjointe, Sandrine Seguin, elles ont tout mis à plat et reconstruit un référentiel et un cadre d’enseignement qui accompagne chaque élève. "
On s’intéresse aussi aux relations avec les parents. "“Pourquoi tisser des liens avec les parents dans l’enseignement professionnel ? Parce que l’impact est mesurable sur les résultats et sur le comportement des élèves. Mais aussi parce que ça embellit le métier. Comment faire ? Claire Botella, professeure d’EPS au lycée polyvalent Jules Fil à Carcassonne, a eu l’idée de proposer un parcours STEP - Santé aux élèves et à leurs parents en lien avec le baccalauréat professionnel Accompagnement, soins et services à la personne."


Le bac

Commençons par les révisions. Slate propose de travailler les probabilités sur un sujet d’actualité : "On n’a jamais autant parlé de crue centennale que depuis quelques semaines mais la montée des eaux (à Paris ou ailleurs) a visiblement fait tourner la tête de celles et ceux qui emploient ce terme. Il ne s’agit pas d’une crue qui reviendrait pile tous les cent ans, comme si Paris était la cible d’une terrible malédiction la condamnant à finir sous les eaux une fois par siècle. Le terme centennal désigne un phénomène qui, chaque année, a une chance sur cent de se produire. Ce qui est loin d’être la même chose."
Deux articles sur la tricherie à l’examen : pour L’Obs, le téléphone portable est l’antisèche du pauvre. Un article finalement très intéressant sur la sociologie de la triche. "« Avec les antisèches, il y a tout un travail de préparation pour retenir l’essentiel des informations du cours et sélectionner ce qui va pourvoir être noté sur un bout de papier. Ainsi, beaucoup d’élèves connaissent finalement ce qui est inscrit sur l’antisèche. »
Une triche « élaborée », à l’opposé des possibilités offertes par les nouveaux outils technologiques, constate Christophe Michaut.
« Avec le téléphone portable, les élèves stockent souvent l’intégralité de leurs cours, à l’aide notamment de photographies. »"

L’Obs enchaîne sur la lutte contre la triche, notamment avec des appareils détecteurs. "Mais l’inquiétude principale de l’administration reste celle d’une fuite généralisée sur les réseaux sociaux. [...] La sécurité informatique a elle aussi été renforcée, avec la généralisation des clés USB cryptées et un renforcement de la sécurité tout au long de l’acheminement des sujets, du rectorat aux centres d’examen."

Pour terminer, sachez que le bac peut rapporter gros, enfin, selon son lieu d’habitation. Par exemple " c’est à Vesoul (Haute-Saône), que l’édile est le plus généreux. Dans cette petite ville de 15 000 habitants, une somme de 1 000 euros est offerte aux lycéens qui obtiennent le bac. La taille de la ville est sans impact sur l’attribution ou non d’une prime aux meilleurs bacheliers : alors que Paris a cessé depuis plusieurs années d’accorder ce type de gratification, Delle, 5 000 habitants dans le territoire de Belfort, accorde des bons d’achats de 50 euros à tous ceux qui décrochent une mention."


Polémique

Avec l’histoire, les sciences économiques sont l’autre matière dont les programmes sont sujet à polémique. Cette fois-ci, c’est la réduction du programme en seconde qui indigne certains chefs d’entreprise. "Le programme n’est pas modifié mais allégé, pour « permettre aux enseignants de mieux traiter le programme, plus en profondeur. On travaille sur la qualité plutôt que sur un excès de quantité » précise-t-on dans l’entourage de la ministre." Mais « L’enseignement de l’économie est profondément biaisé en France, confie ce patron aux Échos. La notion de marché est essentielle, elle est au cœur de l’économie, et l’enseignement devrait commencer par là » juge-t-il, avant d’asséner que « la pensée marxiste reste dominante dans les cursus de sciences sociales ». Les collègues apprécieront.
D’ailleurs, pour Philippe Watrelot, c’est une polémique caricaturale. Il rappelle aussi la polémique de l’an dernier sur les programmes d’histoire. " Il y a une vraie difficulté dans le système français à accepter que les programmes ne soient pas exactement les mêmes partout. Cela a sûrement à voir avec un égalitarisme républicain fantasmé. Mais il y a surtout une vraie difficulté à faire confiance aux enseignants et à les considérer comme des experts de leur discipline et des mécanismes d’apprentissage des élèves. En revanche, ce début de polémique montre bien le poids toujours important des groupes de pression dans la construction des programmes. Dans le cas des programmes d’histoire, c’est l’influence des intellectuels médiatiques qui a été déterminante. Dans le cas des SES, il faut souligner l’activisme des satellites du Medef et de certains éditorialistes. Les programmes doivent-ils être soumis à cette influence ? "


Divers

Sur Maddyness, une interview de la ministre à propos de l’avenir de l’Education nationale.

Le SNES s’attaque à l’interdiction du redoublement. "« le redoublement n’est certes pas une panacée, mais faire comme si les difficultés scolaires n’existaient pas relève de la faute. C’est une politique à courte vue de gestion de flux… Au mépris de toute considération pédagogique ! »
Dans son communiqué, le syndicat note que le travail avec les familles sur l’orientation en classes de 3e et de Seconde est « de plus en plus difficile », et que « les conseillers d’orientation-psychologues sont peu nombreux ». En outre, déplore le SNES, « être prof principal de ces niveaux relève de l’engagement ».
"
Sur ce sujet, n’oubliez pas de faire un tour sur le blog de Fabrice Erre.

Le Monde décrit les difficultés de ceux qui se lancent dans le marathon de l’agrégation. "Intégrer l’élite de l’enseignement, c’est là le but du prestigieux concours. Mais les étudiants ressentent parfois des sentiments contradictoires que le docteur Monchablon définit comme « une double pression ». Il leur faut à la fois optimiser leurs longues études en décrochant le Graal représenté par l’agrégation, mais aussi se projeter dans un monde professionnel « souvent bien éloigné du choix initial d’une filière choisie par amour d’une discipline ». « Je sais que j’aime la littérature plus que tout, je veux vraiment faire de la recherche explique Clara. Mais est-ce que ça va me plaire de me retrouver face à des collégiens ? J’ai du mal à le savoir… » « Dans ce genre d’études, le mur est à la fin. résume Sylvain. Tu t’y engages pour des années, puis tu fais tapis, comme au poker. »"

L’enseignement de l’arabe continue de faire polémique, avec une pétition lancée par le député LR Hervé Mariton qui n’a toujours pas compris que cet enseignement existait déjà.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Des maths pour tous
Revue n°529 - mai 2016
Plus que jamais, la question des «  mathématiques pour tous  » se pose. Elle implique qu’on cesse d’appliquer partout et à tous le même «  traitement  » mathématique, et qu’on prenne en compte le rapport spécifique aux maths que chaque élève a construit en fonction de son histoire scolaire, familiale, et personnelle.

Mettre en oeuvre les EPI

Revue n°528 - mars 2016
Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d’autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part
donc pas de rien et les EPI peuvent s’appuyer sur l’existant.