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Revue de presse du mercredi 8 avril 2015

Carte scolaire - Réforme - Mixité sociale - Divers


L’actualité est dominée aujourd’hui par l’annonce des cartes scolaires dans les académies. Beaucoup grincent des dents. La réforme du collège continue aussi à faire couler de l’encre. Et l’on parle aussi de la mixité sociale.


La carte scolaire

On l’apprend notamment par RTL, le nombre "des élèves à l’école primaire et au lycée devrait augmenterces deux prochaines rentrées." Ainsi, "cette croissance s’explique par l’arrivée dans le second cycle, en 2015, de la génération des enfants nés en 2000 (807.000 naissances cette année-là, soit un record sur la période 1994-2004). A l’inverse, en raison du départ du collège de cette classe d’âge, les effectifs des sixièmes, cinquièmes, quatrièmes et troisièmes reculeront de 18.000 en 2015 (à 3,195 millions), et de 5.500 en 2016."

Les conséquences de ces prévisions sont très concrètes dans les académies et se traduisent par des créations et/ou des suppressions de postes. Ce qui se retrouve dans tous les quotidiens régionaux. Beaucoup se font l’écho de fermetures de classes, de suppressions de postes ainsi que de l’amertume, voire de la colère, des parents d’élèves et des enseignants. C’est le cas du MidiLibre qui rapporte le tollé intersyndical dans l’Aude considérée comme le parent pauvre de l’académie (réservé aux abonnés).
Dans OuestFrance, ce sont des écoles de Saint-Nazaire classées en REP qui estiment que leur classement « ne tenait pas ses promesses en matière d’ouverture de classes ».

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Les effectifs des classes, par Jean-Marie Olaya

Réforme toujours

Face aux oppositions de toutes parts, un communiqué de presse émanant du CRAP, de la FCPE et diverses organisations syndicales, tient à rappeler que "Face à ceux qui refusent les évolutions nécessaires pour transformer un collège à bout de souffle, nos organisations rappellent que nombreux sont ceux qui attendent le changement."

Pour ceux qui, comme moi, ont du mal à comprendre la nouvelle organisation du collège avec les enseignements interdisciplinaires, le blog de l’UNSA a tenté d’expliquer le fonctionnement des EPI.

Les Cahiers pédagogiques proposent aussi leur vision du collège de demain au travers d’une sélection d’articles, de prises de positions et de publications.


Mixité sociale

"Où est la France tricolore ? Celle de 98, du black-blanc-beur derrière un même drapeau ?" s’interroge la Voix du Nord dans plusieurs articles. "L’école n’en finit pas de reproduire les inégalités et de s’enfoncer dans le déterminisme social." "Il aura fallu les attentats de janvier à Paris pour prendre la mesure de l’urgence... du moins en apparence."
Une interview de la sociologue Nathalie Mons le précise : "la mixité sociale améliore les résultats des élèves issus des milieux défavorisé" tandis que "l’absence de mixité, au contraire, conduit à un processus négatif de l’apprentissage : c’est l’effet du groupe qui s’érige contre l’ordre scolaire, l’apprentissage ; les enseignants eux-mêmes vont baisser leurs exigences face à des élèves faibles qui baissent eux-mêmes leurs attentes."

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Mixité sociale, par Geneviève Brassaud

Divers

Un coup de gueule numérique, celui de Michel Guillou, à lire sur son blog, Culture numérique. Il s’inquiète de l’avancée du numérique pour l’éducation : "l’école a pris la fâcheuse manie de ne rien commencer sans l’avoir expérimenté dix fois et s’être arrêté longtemps pour observer et évaluer. Que de temps perdu !
Par ailleurs, l’école ne manque pas de verrous, de blindages, de grippages, de conservatismes franchement réactionnaires observables un peu partout, au sein de la hiérarchie bien sûr, mais aussi chez certains syndicats ou organisations de cadres, de professeurs, de parents et même d’élèves. La résistance au changement est phénoménale et les mots manquent pour la décrire mieux. Il n’y a pas un corps de l’État qui ne soit à ce point gangrené de l’intérieur par une telle force d’inertie !"
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On peut le lire dans Le Figaro, en visite à la maison des enfants d’Izieu, le président de la République a affirmé quelque chose de fondamental :« Tous les aspects de notre passé doivent être enseignés à l’école ». Mais quelle n’a pas été la surprise du professeur d’histoire que je suis de l’entendre préciser « l’esclavage, la colonisation, la Shoah », laissant sous-entendre ainsi que ces aspects de l’histoire ne sont pas abordés en classe. Il est important d’en parler, notamment dans les discours des gouvernants. Mais un conseil aux auteurs de discours : allez lire les programmes scolaires. Ces aspects (comme le fait religieux, comme la laïcité), sont déjà enseignés. Mais peut-être méritent-ils une part plus grande dans la scolarité des enfants.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 520 - École et milieux populaires
Coordonné par Florence Castincaud et Jean-Pierre Fournier
mars 2015
Le mythe de l’égalité républicaine, nous n’y croyons plus trop, nous savons bien que certains élèves «  sont plus égaux que d’autres  ». Nous ne sommes pas naïfs. Mais pour la plupart, enseignants et acteurs de l’éducation, nous pensons travailler à la promotion de tous et souhaitons souvent pouvoir «  compenser  » les inégalités.