Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du mercredi 5 septembre 2018


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du mercredi 5 septembre 2018

Parcoursup- Réforme du lycée - Métier

Pour cette rentrée de la revue de presse, nous parlerons de la formidable réussite qu’est Parcoursup (ou pas), nous évoquerons aussi les belles perspectives (ou pas) ouvertes par la réforme du lycée qui s’annonce.Enfin, il sera aussi question du métier enseignant, toujours évoqué en période de rentrée.


Parcoursup

La phase principale de Parcoursup, ce logiciel fabuleux qui devait faire beaucoup mieux et être plus rapide tout en garantissant un meilleur accompagnement et n’a rien tenu de tout cela, se termine ce soir, nous apprend Vousnousils :« Ils sont à ce jour près de 9000 bacheliers toujours sans affectation pour leurs études supérieures sur Parcoursup, lit-on sur le site de BFM tv. Mais ce soir, les choses devraient se débloquer pour eux. En effet, les 72 700 jeunes ayant déjà obtenu une formation – mais qui n’était pas leur premier choix- et attendant de voir si leurs autres voeux se débloquent, devront impérativement avoir fait leur choix ce soir à 23h59. Car à minuit, tous leurs voeux saisis en mars, conservés en attente, disparaîtront, précise Ouest-France. Des places se libéreront donc mécaniquement.
Et à partir de demain s’ouvrira la phase complémentaire, qui permettra aux près de 9000 jeunes sans rien de saisir de nouveaux vœux pour des formations disponibles. Cette phase s’achèvera le 21 septembre. »

20 minutes consacre aussi un article à Parcoursup et montre bien son caractère anxiogène pour les candidats : « « Je suis toujours dans l’attente et l’ignorance. Depuis le mois de mai, je suis obligée de consulter chaque jour la plateforme afin de voir si ma position dans les listes d’attente avance, sans grand succès. A quoi bon avoir un bac général si la suite de nos études n’est même pas assurée ? », écrit à 20 Minutes Yasmine.
Ce mercredi sonnera la fin de la procédure principale sur Parcoursup. Et depuis lundi, les candidats toujours dans l’attente ont moins de 24 heures pour répondre en cas de proposition d’admission de la plateforme. Malgré cela, ce mardi, il restait encore 49.000 bacheliers ou étudiants en réorientation toujours sans affectation sur Parcoursup et 72.000 qui espéraient encore obtenir une meilleure formation que celle qu’ils avaient acceptée de manière non définitive.
Axelle, qui a répondu à notre appel à témoins, est dans ce dernier cas : « J’ai obtenu mon bac S obtenu avec la mention Bien, et j’attends une place à Paris en double licence. Je suis aujourd’hui troisième sur la liste d’attente après des mois à espérer et désespérer. Mais avec la pré-rentrée ce jeudi dans l’université où j’ai accepté une proposition, je ne sais pas si je dois attendre d’éventuellement avoir une place, au risque de perdre ma place, ou m’inscrire pour me sécuriser, en abandonnant une formation dans laquelle je me serais sentie parfaitement bien. Je vis au jour le jour sans être inscrite nulle part, et je doute beaucoup sur mon avenir », nous raconte-t-elle. »

Le Parisien évoque aussi la situation ici
Une bien belle réussite, en somme.


Réforme du lycée

La brillante réussite de Parcoursup incite bien évidemment à être optimiste quant à la réforme du lycée (ou pas), et pour cela on peut compter sur cet article réjouissant de l’Etudiant qui annonce que le choix d’options sera moins large que prévu (dingue non ?) : « Il y a plusieurs mois, le ministre avait évoqué sa volonté de proposer un choix qui serait "le plus large possible". Or, une note de service de la direction générale de l’enseignement scolaire que s’est procurée l’Etudiant semble réduire le champ des possibles des élèves.
Le document s’adresse aux recteurs, qui déterminent l’offre de formation de leur académie. Il indique qu’ils doivent "veiller à l’équilibre et à la bonne répartition des spécialités dans le cadre géographique adapté au territoire". Ce "cadre" peut être "un réseau de lycées, un bassin de formation, un secteur géographique".
Concrètement, cela signifie que les 12 spécialités ne seront pas proposées dans votre lycée mais dans un territoire plus large. "C’est déjà le cas actuellement. On ne trouve pas l’option art partout, par exemple", justifie Jean-Marc Huart, le Dgesco (directeur général de l’enseignement scolaire). Mais l’objectif de la réforme était justement que les élèves puissent opter pour les spécialités de leur choix. »
Une réforme vendue avec une plus grande liberté de choix va donc se traduire par une vraie liberté de choix dans la suppression des postes.
Le Populaire du centre souligne à cette occasion à quel point cette réforme sent le travail bien fait, les élèves de seconde qui y auront droit et leurs enseignants ne savent en effet pas à quoi ils doivent les préparer :« Comme si de rien n’était, ils auront droit aux même programmes que leurs prédécesseurs, aux mêmes contenus d’enseignement, et aux mêmes horaires. Et pourtant, les 5.643 élèves limousins de seconde générale et technologique qui font leur rentrée ce lundi matin seront les premiers à tester le nouveau lycée et, en 2021, le nouveau baccalauréat pensé par le ministre Jean-Michel Blanquer : un diplôme qui perdra en partie son caractère national, et dont l’armature sera basée sur la disparition des séries actuelles et sur l’instauration d’une part importante de contrôle continu.
Une véritable révolution, complexe et déjà contestée. Car comme toute réforme, celle-ci comporte son lot d’incertitudes. Et elles sont nombreuses. D’une part, comment organiser les enseignements de seconde, alors que les nouveaux programmes ne seront publiés que dans quelques mois ? Ensuite, comment savoir quels seront la forme et le contenu de l’épreuve anticipée de français, à laquelle les enseignants sont censés préparer leurs élèves dès la seconde et pour laquelle ils n’ont pour l’heure aucune consigne ? Sur ce point, la rectrice se veut rassurante. « Les derniers programmes ont été revus en 2016 et il n’y aura donc pas de changement fondamental, précise Christine Gavini-Chevet. Les enseignants peuvent continuer à travailler comme ils l’ont toujours fait. » »

Une réforme du baccalauréat où on ne changerait donc ni programmes ni épreuves mais où on supprimerait des postes.


Métier

Terminons cette revue de presse avec quelques réflexions sur le métier. Grâce à Françoise Cahen, le hashtag #LesProfsdeMaVie a rencontré un grand succès sur Twitter et certains médias comme Le Monde s’en sont fait l’écho : « Il est des rentrées scolaires qui peuvent être, ou qui furent, tragiques. Cette année, elle se fait « en musique », comme l’a souhaité le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour rappeler que « l’école est un lieu qui doit être synonyme de bonheur, qu’apprendre est un bonheur. Et que le savoir est la condition du bonheur dans la vie ».
Qu’elle charrie avec elle souffrance ou joie, cette journée si particulière pour les millions d’élèves qui franchissent la porte de leur établissement a ravivé, lundi 3 septembre, des souvenirs de professeurs, des « friandises » dans la mémoire d’anciens élèves, qui les racontent sur Twitter. #LesProfsDeMaVie : éloges et remerciements à tous les profs de leur vie, sous ce hashtag réunis. »

En cette rentrée, la traditionnelle question des professeurs débutants est abordée par VousNousIls : « « Mes conseils aux nouveaux profs : D’abord, ne pas faire semblant. Par peur de ne pas arriver à s’imposer, certain-e-s tentent de dissimuler leur manque d’expérience, en rajoutent ou n’osent pas demander d’aide à leurs collègues. Les profs qui viennent d’avoir leur concours ont bien un tuteur ou une tutrice, et c’est une bonne chose, mais il y a aussi beaucoup de vacataires, de délégué-e-s académiques, qui vont commencer leur première année, et qui, en plus du manque d’expérience, peuvent souffrir d’une impression de manquer de légitimité ».
Enfin, VousNousIls évoque le sujet préoccupant du burn-out chez les directeurs d’école : « L’ancien inspecteur général Georges Fotinos publiera prochainement une étude d’envergure sur le moral des directeurs d’école. Présentation.
Alors que la question de la création d’un statut de directeur d’école se pose, l’ancien inspecteur général Georges Fotinos va bientôt publier une étude inédite sur le moral de ces personnels, proposant également des pistes d’amélioration. »

Aurélie Gascon


JPEG - 23.5 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 546 - L’histoire à l’école : enjeux
juin 2018
Comment les élèves peuvent-ils construire un rapport apaisé, critique et intégrateur au passé de la société humaine et à l’Histoire ? Une histoire qui prenne en compte le récit, l’histoire politique, économique, sociale, les représentations, les enjeux de mémoire, qui éveille l’esprit et qui crée du « nous ».

N° 545 - Accompagner en pratiques
Dossier coordonné par Rachel Harent et Xavier Dejemeppe
mai 2018
Qu’est-ce qu’accompagner au sein et hors de la classe ? Qu’en est-il de l’accompagnement personnalisé ? Comment l’accompagnement vise-t-il à construire l’autonomie de l’élève ? Ce dossier interroge le sens donné aujourd’hui à l’accompagnement de tous les élèves par les enseignants et aussi par les coéducateurs.