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Revue de presse du mercredi 5 octobre 2016

Journée mondiale — Inégalités — Genre — Ecole-entreprise — Enseignement supérieur — Ressources


C’est la journée mondiale des enseignants. La question des inégalités se maintient dans l’actualité ainsi que les déclarations du pape. Une nouvelle polémique se prépare autour de l’Ecole-entreprise. La ministre a tranché à propos des masters et de la sélection. On terminera par quelques ressources diverses.


Enseignants

Journée mondiale des enseignants (5 octobre) : deux millions de nouveaux enseignants nécessaires. “Alors que le monde se prépare à célébrer la Journée mondiale des enseignants sur le thème « Les enseignants pour l’égalité des genres », de nouveaux chiffres indiquent que deux millions de postes d’enseignants seront nécessaires afin d’atteindre l’objectif de l’éducation primaire pour tous d’ici à 2015.”

Valorisons les enseignant(e)s, améliorons leur statut professionnel. “Cette année, la Journée mondiale des enseignants marque le 50e anniversaire de l’adoption de la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant. C’est aussi la première Journée mondiale des enseignants célébrée dans le cadre du nouvel agenda mondial Éducation 2030 adopté par la communauté internationale il y a un an.
Le thème de cette année, « Valoriser les enseignants, améliorer leur statut », englobe les principes fondamentaux de la Recommandation adoptée il y a 50 ans tout en mettant en lumière la nécessité de soutenir les enseignants comme le prévoient les Objectifs de développement durable (ODD). Un objectif spécifique sur l’éducation, l’ODD 4, vise à« Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie »
.”

Une occasion pour l’organisation onusienne d’exprimer son inquiétude quant à l’égalité des sexes dans l’éducation, et ce malgré les engagements pris en faveur des objectifs internationaux en matière d’égalité entre les sexes.” nous dit Directinfo. On se demande bien qui fait de la résistance à l’égalité entre les sexes ?
Vidéo, Le numérique change-t-il le métier d’enseignant ?Témoignage d’Adrien Arrous, professeur d’histoire-géographie au lycée polyvalent Lazare Ponticelli, dans le 13e arrondissement de la capitale, à l’occasion de la journée mondiale des enseignants, mercredi 5 octobre.”

Et puis dans Le brief politique sur Francetvinfo, Najat Vallaud-Belkacem se verrait bien institutrice à Villeurbanne. “Le rêve de Najat Vallaud-Belkacem est de rester à sa place, ministre de l’Education nationale, mais en cas de défaite de François Hollande à la présidentielle de 2017, elle a déjà des idées pour son avenir.”


Inégalités

Les réactions à la publication du rapport du CNESCO se poursuivent.
« L’école française ne fait pas assez pour réduire les inégalités sociales ». "Entretien avec Marie Duru-Bellat. “L’école française n’est pas le pire modèle qui soit. Mais elle est loin de faire tout ce qu’elle peut pour garantir des chances équitables aux enfants de milieux sociaux inégaux. Entretien avec Marie Duru-Bellat, professeure émérite de sociologie.”

Nathalie Mons : "On peut réussir à déségréguer l’école". “Il y a-t-il un "choc Cnesco" ? Probablement. Alors que de nombreux travaux sur la ségrégation dans l’Ecole avaient eu peu d’échos, le rapport publié par le Cnesco le 26 septembre ne cesse de susciter des réactions. La ministre, les syndicats, des chercheurs , différents acteurs de l’éducation prioritaire, se sont déjà exprimés. Le Cnesco a réussi à faire tomber ce sujet dans le débat public. Nathalie Mons, présidente du Cnesco, revient sur cette publication, ses suites et l’avenir du rapport.”

Pascal Balmand : « Ne faisons pas de l’enseignement privé un bouc émissaire ». “Ces dernières semaines, l’enseignement privé catholique, qui scolarise 20 % des élèves, est au centre de plusieurs controverses. On l’accuse d’être en partie responsable de la ségrégation sociale au collège ; on le soupçonne, en cette rentrée scolaire marquée par la mise en place de la réforme du collège, de « capter » les familles qui y sont opposées. Et voilà qu’est relancé, par la voix du pape François, le débat sur une prétendue « théorie du genre » dans les manuels scolaires. Dans l’entretien qu’il nous accorde à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, mardi 4 octobre, le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, répond à ces polémiques, en tentant de calmer le jeu.”

L’élitisme n’a jamais été abandonné. "L’année électorale qui vient sera chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l’école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques… Nous avons souhaité au CRAP-Cahiers pédagogiques nous essayer à déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. Cette rubrique se veut un remède aux simplismes rances et aux mythes miteux. Nous n’y traiterons que des questions proprement pédagogiques, pas des menaces de suppressions de postes dans l’Éducation nationale ou des attaques éventuelles contre les différents métiers de l’éducation, quoi que nous en pensions par ailleurs… Pour la deuxième prescription du traitement, François Dubet aborde l’élitisme et l’égalitarisme."


Genre

Pape et genre : rien dans les manuels Sexualité et "théorie du genre" : ce que contiennent vraiment les manuels scolaires. “Le pape a accusé dimanche les manuels scolaires français de véhiculer la "théorie du genre". L’Express n’a pas trouvé trace des enseignements sur les "tendances homosexuels" ou le changement de sexe. Les élèves apprennent cependant l’égalité entre les filles et les garçons.

Que le pape se rassure, la théorie du genre n’existe pas et les enfants ne veulent pas changer de sexe à cause de l’école nous explique Sandra Lorenzo.


Ecole-entreprise

Quand cinq patrons font un pied de nez à la ministre de l’Education. “La démission fracassante des Pébereau, Lachmann, Huillard, Gri et Boisivon du Conseil national économie-éducation est une parfaite illustration de la défiance entre le gouvernement et les patrons.”
Mais de quoi s’agit-il ?
Les patrons claquent la porte de l’emblématique conseil école-entreprise. “Ils invoquent deux motifs à leur geste. D’abord l’allègement des programmes d’économie en classe de seconde. Le gouvernement avait pris un arrêté fin juin sur ce sujet qui avait provoqué la colère de nombreux chefs d’entreprise . Il avait été décidé que les élèves n’auraient plus que quatre chapitres obligatoires au lieu de cinq et que celui qui portait sur la façon dont se forment les prix sur un marché deviendrait facultatif. Le CNEE n’avait pas été consulté sur le sujet.
La deuxième raison porte sur l’apprentissage. Certains des chefs d’entreprise démissionnaires réclamaient la mise à disposition d’inspecteurs généraux pour réaliser un rapport sur l’apprentissage, une demande à laquelle le ministère a adressé une fin de non-recevoir. « Il faut encourager, voire forcer l’alternance en lycée professionnel et cela passe par une réforme très profonde du bac professionnel, glisse l’un des démissionnaires. Notre rapport, si nous avions pu le faire, aurait mis en cause l’actuel bac professionnel mais la ministre de l’Education n’a surtout pas voulu que nous nous en mêlions. Le ministère est dirigé par les syndicats... »


Enseignement supérieur

Education : la France avance ses pions sur le marché des étudiants étrangers. “Paris - Les étudiants étrangers’ Une "manne économique" et "des ambassadeurs de demain" selon les acteurs du secteur. La France, bien placée mais talonnée par l’Australie, tente de tirer son épingle d’un jeu international de plus en plus en plus compétitif.”

Najat Vallaud-Belkacem l’a annoncé hier Sélection en master : feu vert. “La ministre de l’Éducation nationale a annoncé hier qu’un accord avait été trouvé avec les organisations étudiantes et les présidents d’université. Entrée en vigueur prévue en 2017.”

L’orientation scolaire des lycéens et des étudiants : enquête auprès des parents d’élèves. "A l’occasion de la première édition du Salon de l’Etudiant Spécial Parents organisé ce samedi 8 octobre porte de la Villette à Paris, l’Etudiant a commandé à l’Ifop une enquête auprès des parents de lycéens et d’étudiants qui met en lumière leurs craintes quant à l’orientation scolaire et l’avenir professionnel de leurs progénitures."


Ressources

L’histoire nationale racontée… par les élèves. “Le débat public s’enflamme régulièrement en France sur la question de la transmission de l’histoire nationale aux élèves. Pour les uns, l’histoire de France ne serait plus enseignée ou bien son enseignement oublierait des pans entiers de l’histoire forgeant une identité nationale en danger. D’autres critiques portent sur une reconnaissance insuffisante de certains groupes dans une histoire nationale qui ne leur ferait guère de place.
Ces critiques correspondent à des références idéologiques, à des projets politiques et à des conceptions de l’enseignement de l’histoire qui, pour légitimes qu’ils soient, ont le défaut de ne reposer sur aucune donnée empirique. Ce constat a présidé à l’enquête qui a donné lieu à un ouvrage collectif, Le récit du commun : l’histoire nationale racontée par les élèves, dont certains éléments seront relayés par The Conversation
."

Le brevet : un vrai « certificat de fin d’études obligatoires » ? par Claude Lelièvre, sur son BLOG HISTOIRE ET POLITIQUES SCOLAIRES. “La ministre de l’Education nationale interviendra aujourd’hui à propos des remises du « diplôme national du brevet » (DNB) qui auront lieu dans les collèges de France durant ce mois d’octobre. C’est une première, qui va sans doute marquer l’avènement de ce qu’est devenu le DNB : un « certificat de fin d’études obligatoires ».”

Au collège, la physique en téléréalité. “Ils sont enseignants et débordent d’idées et d’envie. Dans leur classe, ils tentent de nouvelles manières d’enseigner, en inventent ou réinventent. Parfois ça foire, parfois ça marche. Aucune solution ne résoudra d’un coup de baguette les maux de l’école, ils le savent. Mais ils essaient. Résolution de rentrée, à Libération : mettre en avant une initiative concrète dans l’Education nationale tous les quinze jours. Troisième épisode : Pascal Bihouée, 47 ans, prof de physique-chimie et producteur l’Ile de la basse tension (entre autres)."

Manières de penser, manières d’agir en éducation et en formation. Sous la direction de Bruno Maggi, Année : 2000, 238 pages. “Penser aux manières de penser : voici l’enjeu de cet ouvrage. En éducation et en formation, comme dans bien d’autres domaines concernant les sciences humaines et sociales, on admet qu’il existe différentes visions d’ensemble, différentes représentations du sujet d’étude. Mais d’habitude on discute moins de cet arrière-plan que de ses conséquences en termes de différences et même d’oppositions théoriques…
"L’UNSA Éducation souhaite développer un lien avec le milieu de la recherche en éducation-formation afin de mieux nourrir la réflexion syndicale et enrichir nos orientations d’études récentes." Bienvenue à Questions de Recherche n°1.

Sur la base d’une récolte par Géraldine Duboz,
Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Débuter dans l’enseignement


Hors série numérique 43 numérique
Coordonné par Catherine Rossignol et Sylvain Connac
Selon Freud (1937), avec gouverner et soigner, éduquer serait un métier impossible. Pourtant, des milliers de jeunes (et moins jeunes) choisissent chaque année l’enseignement pour profession et désirent s’y engager. Ce dossier des Cahiers pédagogiques leur donne la parole, ainsi qu’à leurs formateurs et partenaires.

N° 524 - Le pari du collectif

Coordonné par Nicole Priou
novembre 2015
C’est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l’établissement, autour d’une classe, pour un projet, sur un cas particulier d’élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?