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Revue de presse du mercredi 30 novembre 2016

Au chevet du malade - Divers -


En attendant le choc PISA en fin de semaine, pour le moment c’est la claque TIMSS ! Et chacun court au chevet du malade. Un peu de divers pour compléter cette revue.


Au chevet du malade

Depuis hier et la parution des résultats de l’enquête internationale la France est malade des maths.
Le Café pédagogique titre : La France en queue de peloton en maths et en sciences au primaire. “Les désastreux résultats de l’enquête internationale Timss sont sans appel : en fin de CM1, les jeunes français ont un niveau nettement inférieur à la moyenne des 49 pays participant à l’enquête. Celle-ci évalue les compétences en maths et en sciences. En Europe la France se retrouve tout à fait en bas du tableau, 22ème sur 22, un résultat détestable. La ministre a mis en avant le 29 novembre la responsabilité des programmes de 2008 et de la suppression de la formation avant 2012. Deux mesures du gouvernement Fillon. Le Cnesco appelle à mettre en place un plan de formation ciblé et à renforcer l’encadrement pédagogique des enseignants."

Et le constat ne porte pas qu’en primaire ! Le Café pédagogique enfonce le clou.
TIMSS : Les performances des élèves des terminales scientifiques. “La France a participé également à Timss Advanced, une évaluation des compétences en maths et en physique des élèves de terminale S et de CPGE. Le grand intérêt est de pouvoir suivre l’évolution des lycéens français depuis 1995, 1ère année de participation de la France à cette version de Timss. En France le niveau a chuté fortement en maths et encore plus en physique. Mais cela tient aussi à l’élargissement de la terminale S à des élèves peu intéressés par les sciences. L’école française est rattrapée par son élitisme et sa hiérarchisation qui veut que la filière S ne soit pas seulement scientifique mais avant tout celle des "bons élèves" qu’ils aiment ou non les sciences.”

La presse provinciale s’alarme également, par exemple : Ouest-France, Les élèves français, bonnet d’âne en maths. Et Le Républicain Lorrain, Maths : le très mauvais bulletin des écoliers français.

Après le constat, les accusations ou les remèdes sont aux choix.
"Transformer les enfants en petits chercheurs". Entretien de David Jasmin, directeur de la Fondation « La main à la pâte » pour la promotion des sciences.

Apprentissage des maths : « La formation initiale des enseignants n’est pas adaptée ». “Jean-François Chesné, directeur scientifique du Cnesco, revient sur les inquiétants résultats de la France affichés par l’enquête internationale Timss sur les mathématiques et les sciences.”

L’Express s’interroge : Elèves français nuls en maths : la faute à "un enseignement trop théorique" ?

Le Café pédagogique a interviewé Rémi Brissiaud : Les programmes de 2008 sont responsables. “" On veut en France que les enfants connaissent les nombres très loin et très tôt. A l’évidence il faut bien se dire que c’est impossible". Très critique des programmes de 2008, Rémi Brissiaud, spécialiste de l’apprentissage des maths au primaire, les rend responsables des mauvais résultats de Timss. Pour lui un accompagnement sérieux des nouveaux programmes de maternelle de 2015 et d’élémentaire de 2016 est nécessaire pour améliorer le niveau des écoliers français en maths.”

Et pour Libération, Marie Piquemal a choisi Stella Baruk : Les écoliers français zéro en maths « Un usage "scientifique"des dix doigts est fondamental ». “La chercheuse en pédagogie des mathématiques Stella Baruk regrette le manque de formation des professeurs des écoles.”

Pour le Figaro, Mickaël Launay : « On ne peut enseigner les mathématiques sans leur donner du sens ». “INTERVIEW - Selon l’étude Timss de 2015, les écoliers français de CM1 sont les plus mauvais d’Europe en mathématiques. Pour l’intervenant Mickaël Launay, aimer les maths est surtout une question d’approche...
Normalien, auteur en 2012 d’une thèse sur les probabilités, Mickaël Launay se consacre aujourd’hui à la médiation et à la vulgarisation scientifique. Intervenant dans les écoles, créateur en 2013 de la chaîne Micmaths sur YouTube, il vient de publier Le Grand Roman des maths (Flammarion).« La plupart des gens aiment les maths sans le savoir », explique-t-il
.”

Et le SGEN-CFDT publie un texte qui est la version longue de l’interview parue dans Profession Éducation, le mensuel du Sgen-CFDT, n° 249 (novembre 2016). Cédric Villani est directeur de l’Institut Henri-Poincaré et membre du Conseil stratégique de la recherche.

Au fait, avec les maths, on compte ! Donc France Inter se demande si on ne pourrait pas Remonter les salaires des enseignants pour remonter le niveau en maths ?


Divers

Les défenseurs du logiciel libre découragés par l’Education nationale. “Accusant l’Education nationale de privilégier des partenariats privés avec Microsoft au détriment de solutions alternatives gratuites, Framasoft ne répondra plus à ses sollicitations.”

Le tsunami numérique et le « mammouth ». “Passionné d’éducation, Emmanuel Davidenkoff s’est en particulier penché sur les (mauvais !) rapports qu’entretient depuis toujours notre système éducatif avec les révolutions technologiques successives. Concernant le « tsunami numérique » actuel, il semblerait qu’après un retard à l’allumage conséquent, le « système » ait enfin pris en compte une mutation si vaste que faire l’autruche plus longtemps était devenu impossible. Mais le chantier s’ouvre à peine. Petit bilan provisoire de ce qui a — et surtout de ce qui devrait — changer dans nos salles de classe.”

Le choc de simplification des bulletins trimestriels. “ Le mois de novembre marque la fin du premier trimestre, et donc la rédaction des bulletins et la préparation des conseils de classe. Nous sommes au pied du mur et, comme nous l’avions fait remarquer il y a longtemps à une direction qui n’a pas voulu l’entendre, les bulletins, cette année, c’est n’importe quoi.”

Philippe Torreton : « Si j’étais ministre de l’Éducation nationale, je rendrais la pratique du théâtre à l’école obligatoire ! ». "Au-delà de ce contexte familial, si je suis devenu comédien c’est d’abord grâce à l’école puisque c’est en son sein que j’ai découvert le théâtre. Je serai toujours redevable aux professeurs qui ont permis ça, à commencer par Gérald Désir, professeur de Français de 5e, qui a accompagné mes premiers pas au club de théâtre du collège Edouard-Branly de Grand-Quevilly. Si je m’exprime en effet régulièrement sur l’éducation, c’est pour défendre les liens entre l’école et les théâtres."

À l’occasion du 32e Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, gros plan sur des ouvrages qui passionnent enfants et adolescents : les romans historiques. « Passionnant », « émouvant », « jamais ennuyeux »… "Les jeunes amateurs de romans historiques n’ont pas assez de mots pour qualifier l’objet de leur passion. C’est que la promesse de ces livres est belle : faire vivre l’histoire autrement, ou si l’on préfère raconter l’histoire – avec un grand H – à travers des histoires…"

Bernard Desclaux avec l’aide de Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers pédagogiques

 

Former les futurs citoyens
Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?

N° 532 - Justice et injustices à l’école

Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel
L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter ?