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Revue de presse du mercredi 3 janvier 2018

Bac - Polémique - Ailleurs - En bref

Cette année 2018 commence sur les chapeaux de roue avec déjà des annonces de réformes et un début de polémique (encore une). On verra ensuite l’éducation ailleurs et des brèves.


Bac

Selon Les Echos, « La réforme du bac commencera à entrer en vigueur dès cette année »
« Les séries S, ES, L et les voies générale et technologique pourraient laisser place à un menu de neuf combinaisons possibles. »
Déjà hier, ils titraient « Bac nouvelle formule : les questions en suspens et celles qui fâchent ». Evoquant des critiques qui portent « sur l’esprit général de la réforme . Le SNES-FSU, principal syndicat du secondaire, défend « la diversité » des séries du bac actuel et dénonce « l’illusion d’un choix très varié » de l’examen nouvelle version. « Les élèves les plus faibles auront très peu de choix, ils iront où il reste des places. Et les moins initiés feront les choix les moins stratégiques », estime Caroline Chevé, du SNES-FSU d’Aix-Marseille. » et, « D’autres s’interrogent sur la mise en oeuvre. « Un professeur de philosophie fera ses 18 heures. Mais que lui fera-t-on faire si les élèves ne choisissent pas la philosophie [la majeure lettres/philosophie, NDLR] ? » se demande Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN. L’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (APMEP) met en garde contre une organisation « qui pénaliserait les petits établissements », ces derniers n’étant pas tous à même de proposer toutes les combinaisons de disciplines « majeures ». »
BFMTV reprend l’hypothèse des « Neuf combinaisons envisagées pour les filières du nouveau bac » ce qui reviendrait aux anciennes séries A, B, C, D, E, F et G (comprenant G1, G2...).
Hier dans son bloc-notes récapitulatif, Philippe Watrelot s’interrogeait à ce sujet :
« Jusqu’à maintenant, Jean-Michel Blanquer a semblé s’adresser plus à l’opinion publique qu’aux enseignants eux-mêmes. Doit-il se méfier d’eux ?
Un bon nombre semble toujours plutôt favorable à ce que fait le ministre. Dans le primaire, le retour à la semaine de quatre jours a été plutôt bien accueilli. De même, la remise en cause de la réforme du collège a pu séduire une partie de l’opinion enseignante.
La réforme du bac est cependant un gros morceau sur lequel le ministre pourrait bien avoir quelques difficultés. On se souvient que les précédentes tentatives de réforme avaient échoué par crainte de la réaction des lycéens qui refusaient le contrôle continu au nom de l’égalité et du refus d’un « bac à deux vitesses ». Ils étaient rejoints ou précédés par certains syndicats. Cette réforme pourrait être vue aussi par certains comme une remise en cause des disciplines et de leurs moyens. D’où l’importance pour M. Blanquer d’avoir le soutien de l’opinion pour faire passer cette réforme du Bac et du lycée.
 »

Le Journal du Centre signale « un projet unique en France porté par la Région »
« Pour « booster l’apprentissage » en le revalorisant aux yeux des familles, le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté travaille, avec les rectorats de Dijon et de Besançon, à un projet de transformation du bac professionnel. »


Polémique

Pour son retour, Louise Tourret relance involontairement une polémique : celle du passé simple
« Ce fut l’une des polémiques de la fin d’année 2017. Le passé simple ne serait enseigné qu’à la troisième personne jusqu’à la fin du collège. Panique sur les réseaux : tout se perd ! Sauf que c’est faux. Ou du moins, plus compliqué.
Dans le domaine de l’éducation, les sujets peuvent avoir une longue vie de polémique, voire revenir de manière cyclique comme c’est le cas pour l’apprentissage de la lecture. Étant donné la teneur des débats sur l’éducation dans ce pays, on peut prédire que l’article du Point, qui n’était pas le premier sur le passé simple, ne sera pas le dernier. Ce genre de publications performe et alimente un discours totalement paniquant sur les enfants d’aujourd’hui (qui ne savent plus rien) et sur l’école (qui enseigne peu et mal).
 »
Et dans la foulée, Le Figaro lui emboite le pas
« En réalité, ce n’est pas tant le passé simple que l’ensemble de nos conjugaisons qui est en péril affirme l’écrivain et professeur Claire Beilin-Bourgeois. Elle explique au Figaro les tenants et les aboutissants de ce débat linguistique à l’heure de l’Internet. »
Madame Beilin-Bourgeois explique que « Ce qui est discriminant c’est que l’on n’enseigne plus suffisamment l’ensemble des conjugaisons de manière systématique, y compris celle du passé simple. On apprend trop souvent les conjugaisons de manière partielle et approximative, ce qu’encouragent les programmes de 2016. »
Mais refuse l’hypothèse que les enseignants sont tous mauvais en orthographe.
« Cette évolution ne serait-elle pas non plus la conséquence du niveau des enseignants qui sont « fâchés en orthographe », comme l’ont récemment évoqué nos confrères du Parisien dans un article ? »
ce à quoi elle répond : « Ce niveau de polémique n’est pas raisonnable. Il y a certainement des enseignants qui orthographient mal le français, mais ne faisons pas de cas particuliers une généralité. »


Ailleurs

Un site sur le Mali, Maliactu, est très critique sur l’éducation par les parents dans le pays.
« L’éducation est cette pratique qui assure la formation de la personnalité afin de faciliter son insertion sociale. C’est la raison pour laquelle nos ancêtres ne badinaient jamais avec elle. Toutes les étapes étaient merveilleusement bien suivies, mais les parents d’aujourd’hui délaissent l’éducation des enfants entre les mains de la rue d’où toutes les conséquences auxquelles la société est victime. »

Le Défi Gabon est beaucoup plus optimiste : « La nouvelle année sera marquée par la mobilisation de nouveaux investissements dans le secteur de l’éducation, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage au niveau des écoles publiques du pays.
D’importants travaux de rénovation d’écoles publiques sont programmés cette année au Gabon. Le président de la République Ali Bongo Ondimba a tenu à réitérer à l’occasion de son discours de vœux l’importance de ces investissements pour assurer un avenir meilleur aux jeunes Gabonais.
 »


En bref

La Manche Libre présente les résultats de la consultation sur la semaine scolaire : les enfants veulent 4.5 jours. « Les enfants se sont prononcés à 51% pour une semaine de 4,5 jours, mais les parents (61%) et les enseignants (78%) préfèrent la semaine de quatre jours. »

A Clichy Le Parisien évoque le choix de la municipalité de financer des stages privés de soutien scolaire pendant les vacances. « La majorité municipale (LR) a décidé d’allouer une subvention de 50 000 € à Acadomia pour des stages de soutien scolaire à tarifs modérés. L’opposition s’interroge sur le bien-fondé de la démarche. »

Emilie Kochert


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 541 - Les tâches complexes à la loupe

Dossier coordonné par Christophe Blanc et Florence Castincaud
décembre 2017

Depuis l’instauration du socle commun et l’incitation des enseignants à mettre en œuvre des «  tâches complexes  » dans leurs classes, on assiste à un foisonnement de propositions, personnelles et institutionnelles. Un dossier pour poursuivre la réflexion et nous aider à faire des choix pédagogiques et didactiques plus pertinents.

N° 540 - Voie professionnelle : (r)évolutions en
cours

Dossier coordonné par Sabine Coste et Nicole Priou
novembre 2017

La rénovation de la voie professionnelle engagée en 2009 a modifié les représentations sur les études initiales et la façon d’envisager les inégalités scolaires. Les caractéristiques sociales des jeunes scolarisés dans la voie professionnelle se sont, elles aussi, modifiées. Entre «  diplôme bradé  » et «  émancipation sociale  », quel état des lieux ?