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Revue de presse du mercredi 27 septembre

Démission - Divers - Supérieur

C’est une revue de presse surtout consacrée aux suites de la démission de Michel Lussault du CSP (Conseil supérieur des programmes). Quelques informations diverses ensuite.


Démission

La démission de Michel Lussault du CSP a fait couler beaucoup d’encre. Et les réactions sont, pour le moins, contrastés.
Pour Carole Barjon dans Le Figaro, c’est une « Une victoire par K.-O. de Jean-Michel Blanquer sur les pédagogistes ». (Pour les abonnés)
Sophie Coignard dans Le Point est encore moins nuancée ! « Démission de Michel Lussault : bon débarras ! Le président du Conseil supérieur des programmes a profité de son départ pour donner une leçon de pédagogie. Espérons que c’est la dernière ! [...] Il semble ignorer que la question du Conseil supérieur des programmes dépasse de loin sa personne. Elle se résume à une question simple : faut-il maintenir cette institution, par essence ambiguë, puisque les programmes scolaires relèvent au premier chef de la responsabilité du ministre ? Rien n’est moins sûr. » Manifestement, la journaliste préfère confier la rédaction des programmes à un ministre « affilié » à un parti plutôt qu’à une commission indépendante composée notamment de parlementaires.

Le Café pédagogique, lui, s’interroge sur l’avenir du CSP et les conséquences directes pour les enseignants. « En avril 2017 le Café pédagogique interrogeait Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), sur son avenir. Le 26 septembre le moment est venu pour Michel Lussault. Au delà de son avenir personnel, c’est celui du CSP qui se joue et surtout le devenir des nouveaux programmes. Les enseignants vont-ils devoir revoir à nouveau leurs préparations ? »
Le ministère de l’éducation est secoué par une crise idéologique. : Faiza Zerouala sur Mediapart analyse la crise qui se joue autour du CSP et de ses enjeux.
Dans Libération, c’est une mise au clair du parcours de Michel Lussault au CSP et des réactions engendrées par son départ.
Autre mise au point très intéressante qui élargit le débat à la querelle sur l’école (France Culture).
Programmes scolaires : Blanquer va nommer un nouveau patron. Le nom de Lussault a d’ailleurs disparu dès hier après-midi du site du ministère.


Divers

Le ministère semble revenir un peu en arrière pour les évaluations de CP.
« Dans une lettre adressée à tous les professeurs, le ministère de l’Éducation nationale les autorise à prendre les libertés sur la mise en œuvre des évaluations en classe de CP. “Tout ça, pour ça ! C’est un raté pédagogique !” déplore Stéphane Crochet. Le secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE-Unsa) a lu attentivement la lettre envoyée à chaque professeur, signée de la main du Directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Marc Huart, le numéro deux du ministère de l’Éducation nationale. Dans ce courrier, en préambule, ce dernier rappelle pourquoi le gouvernement a décidé la mise en place de ces évaluations à l’entrée du CP. »
« Pour les enseignants, rien de plus banal que des tests en début d’année pour savoir où en sont leurs élèves. Pourtant, les nouvelles évaluations de CP, que les écoliers doivent passer avant la fin du mois de septembre, soulèvent bien des réticences. “Inutiles”, “anxiogènes”, “invalides”, “incohérentes avec les programmes de maternelle”… Sur le terrain, c’est même par une pluie de critiques – émanant aussi bien des professeurs que des parents, inspecteurs et chercheurs – qu’est accueilli ce dispositif annoncé par Jean-Michel Blanquer à la rentrée. »

Comment toucher les exclus de la culture ? Invité au Monde Festival, le comédien Philippe Torreton a évoqué des souvenirs personnels liés au théâtre. Et a rendu hommage à son professeur de français de cinquième, sans qui il n’aurait probablement pas embrassé une carrière de comédien.

« L’école africaine, héritière de Jules Ferry, pour le meilleur et pour le pire »
L’écrivain et enseignant Odon Vallet, engagé sur le continent, fait le compte des bonheurs et malheurs des institutions scolaires africaines, calquées sur le modèle français.

Peut-on être nuancé sur les réseaux sociaux ? « La mode est aux tweets et aux messages type Facebook sentencieux et définitifs ou outranciers, renforcés par une typographie insupportable et parfois des fonds de couleur agressifs. Il est demandé de réagir vite et lorsque la réponse à telle déclaration, à tel événement, semble tarder, on interpelle la personne concernée sur son absence de réaction. » Une question terriblement d’actualité analysée par Jean-Michel Zakhartchouk.

Sur VousNousIls, une interview de Sophie Mazet professeur d’anglais au lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen, qui sort un livre s’attaquant aux clichés entourant le métier d’enseignant. « Beaucoup de clichés négatifs circulent, notamment sur les enfants de banlieue, et sur le niveau, qui baisserait… En réalité, cette affirmation est fortement questionnable, car elle est très subjective. Il ne faut pas généraliser. Certes, le niveau en orthographe baisse, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut dire que nous sommes en plein déclin… Dans mon livre, je montre que certaines complaintes (“les élèves ne sont plus capables d’écrire” ; “le niveau du baccalauréat baisse”) ne datent pas d’hier, et remontent au début du 20e siècle. Si le niveau baisse vraiment depuis 100 ans, comment expliquer le fait que nous n’ayons pas encore touché le fond, et que l’on apprenne encore des choses à l’école ? Le classement PISA de l’OCDE est à relativiser, car ses résultats sont susceptibles d’entraîner des erreurs d’interprétation, puisque tous les élèves ne passent pas ce test. »

Une ressource proposée par l’IFE : L’interdisciplinarité au secondaire ? Tour d’horizon des pratiques européennes
« C’est en septembre 2016 que le projet CROSSCUT (Cross-curricular Teaching) a démarré, à l’initiative du CIEP (Centre international d’études pédagogiques) de Sèvres et en partenariat avec l’Institut français de l’Éducation – ENS de Lyon. Il s’agit d’un projet européen Erasmus+ (2016-2019) qui explore les pratiques interdisciplinaires des enseignant.e.s du secondaire et qui a commencé par une enquête de terrain ».


Supérieur

« Ayons l’audace de faire de l’université la grande cause nationale du moment »
« Dans une tribune au Monde, le professeur de géographie urbaine Guy Burgel propose de parier sur le progrès social pour réformer l’enseignement supérieur. »

Évaluation des étudiants : sortir de la note sur 20. « Dans l’enseignement supérieur, les pratiques pédagogiques évoluent et de nombreux enseignants se questionnent sur les nouvelles formes d’apprentissage. Mais cette réflexion interroge peu souvent les modes d’évaluation. Et pourtant, nos principes d’évaluation ont une influence très forte sur le comportement des étudiants face aux apprentissages, jusqu’à la façon dont les étudiants vont aborder et vivre leurs études. »

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie, de l’école au lycée

Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre-octobre 2017

Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.