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Revue de presse du mercredi 26 mars 2014

Semaine de la presse - Enseignement supérieur - Innovation - Remaniement


Pour la 25ème semaine de la presse, Vincent Peillon s’est prêté au jeu des questions/réponses avec des jeunes sur l’antenne d’Europe 1. La gratuité et les difficultés financières dans l’enseignement supérieur ou encore l’innovation sont également au coeur de l’actualité éducation du jour.


Semaine de la presse

A l’occasion de la semaine de la presse, Vincent Peillon était l’invité d’Europe 1 midiil a répondu aux questions d’enfants et de jeunes.
Dans La croix, ce sont des lycéens de Bobigny qui parlent des médias dans une vidéo de cinq minutes.
La presse relaie de nombreuses actions relatives à cette semaine. Le 13h de TF1 consacre un sujet à des journalistes en herbe qui s’essaient à la présentation d’une émission de radio.
Sur le blog L’instit humeur, l’évènement est l’occasion d’un plaidoyer en faveur du CLEMI menacé par un rapport de la cour des comptes.
« La perception des mécanismes et la mise à distance et en interrogation de l’information à travers l’éducation aux médias sont bien une priorité pour les élèves d’aujourd’hui, si nous voulons que les citoyens de demain aient prise sur le réel. »« C’est précisément ce travail de structuration et de dévoilement que fait le CLEMI depuis sa création en 1983 : aider les élèves à une pratique citoyenne des médias. »


Enseignement supérieur

Dans Le nouvel observateur, Arnaud Gonzague relativise l’impact antisocial de la hausse des frais d’inscription dans certaines grandes écoles.
Deux arguments principaux sont évoqués : les plus défavorisés ne seront pas vraiment touchés et la « gratuité » n’a pas fait ses preuves : «  "Les boursiers, qui représentent 30% de nos étudiants, ne seront pas concernés, ils restent exonérés" précise Jean-Claude Jeanneret, directeur général des Mines-Télécom. » « La quasi-gratuité de l’enseignement supérieur est avant tout au bénéfice des plus favorisés", rappelle Laurent Batsch, évoquant même une "redistribution à l’envers" »
Du côté des universités, la situation n’est pas reluisante. 20 minutes parle d’ « une quinzaine d’universités sur 76 qui seraient confrontées à de graves difficultés financières. ». L’article met en cause l’autonomie des universités qui «  doivent désormais gérer leur masse salariale et assumer des charges qu’elles ont du mal à anticiper » mais aussi « l’augmentation du nombre de boursiers ces dernières années ».
La démocratisation de l’enseignement supérieur semble être un enjeu majeur si l’on en croit Le monde qui fait le lien entre le diplôme et la participation aux élections. « Les sans-diplôme ne sont que 28 % à peser de leur voix dans les scrutins, alors que 68,5 % des diplômés de l’enseignement supérieur répondent présent, selon des données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)  ».


Innovation

Le Monde relate l’innovation des serious game à l’université.
Julien Alvarez, auteur d’une thèse sur le sujet souligne que « dans l’enseignement supérieur, c’est finalement comme à la maternelle. Les enseignants sont un peu plus libres d’un point de vue pédagogique. Entre les deux, c’est plus compliqué. Notamment dans le primaire et le secondaire, où une vraie distance avec le jeu est prise et où les professeurs doivent convaincre collègues, directeur et parents … ».
Cette liberté que les enseignants du primaire et du secondaire n’auraient pas ne serait-elle pas plutôt celle qu’ils ne s’accordent pas ? C’est en tout cas ce que suggère Philippe Watrelot sur son blog Chronique education dans une reflexion sur l’innovation pédagogique : « La déviance se situe alors plus par rapport à un conformisme ambiant, à une culture professionnelle et des normes non écrites qu’à des textes. Innover, nous le savons bien aux Cahiers Pédagogiques, c’est peut-être d’abord utiliser les marges de manœuvre disponibles et évoluer dans les interstices des textes et des procédures. »
Dans son livre, le Tsunami numérique, dont Le café pédagogique fait une recension, Emmanuel Davidenkoff déplore l’inertie ambiante : "A force de ne pas entendre et valoriser ceux et celles qui en son sein innovent, l’Education nationale risque le même destin que Kodak". E Davidenkoff décrit une Education nationale engoncée dans ses dogmes, "vivant dans un ahurissant obscurantisme" et "une incapacité à se penser différemment"

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Le dessin de Fabien Crégut

Remaniement

Le feuilleton du remaniement continue dans la presse. Sur son blog, Claude Lelièvre nous offre une perspective historique sur les pronostics des chaises musicales à l’éducation nationale. Il nous rappelle qu’ils «  ont été le plus souvent déjoués, et que nombre de nominations ont été une surprise totale. Sans compter des reconduites qui ont été également des surprises... » 

Guillaume Caron


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Apprendre à chercher, chercher pour apprendre
Revue n° 508 - octobre 2013

Comment les élèves se débrouillent-ils d’une tâche de recherche, de tri et d’exploitation d’informations, en utilisant des supports papier ou numérique ? Comment les aider à développer ces compétences «  info-documentaires  », à passer de l’information identifiée au savoir assimilé et mobilisable ?

Eduquer à la citoyenneté, construire des compétences sociales et civiques
Ouvrage - 2012
Laurent Fillion - Sceren-CNDP, 2012
Comment offrir aux élèves un parcours qui mobilise les valeurs, pratiques civiques et comportements sociaux ? Quelles actions mener pour favoriser leur participation à la vie sociale et professionnelle ?
Comment évaluer ensuite ces compétences si particulières ?
Laurent Fillion a rassemblé dans cet ouvrage des propositions très diverses, basées sur des situations expérimentées en classe. Toutes visent les mêmes objectifs : aider les élèves à vivre en société et construire de futurs citoyens. Enseignants, éducateurs et chercheurs témoignent et livrent leur point de vue sur la mise en place de cette compétence emblématique du socle commun.
Avec un chapitre d’actualité : comment éduquer à une « morale laïque » sans faire de leçons de morale !