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Revue de presse du mercredi 26 juin 2019

Canicule et report du Brevet - Le Bac- le malaise d’enseignants en colère - L’école, pas vraiment gratuite et qui produit des discriminations.


Canicule et report du Brevet

Canicule : les questions soulevées par le report du brevet des collèges
Les écrits devaient avoir lieu au plus fort du pic de chaleur. Ils sont déplacés aux 1er et 2 juillet. L’examen doit désormais tenir dans un calendrier serré.

La canicule et le report du brevet révèlent l’absurdité du calendrier scolaire
« Il est en tout cas cocasse, et cruellement révélateur de l’hypocrisie qui gangrène l’institution scolaire, d’observer qu’en raison de la canicule, le ministère de l’éducation ne s’est pas contenté de reporter les épreuves du brevet des collèges de quelques jours (mesure bienvenue à condition que la chaleur retombe dans les délais escomptés…), mais a également annoncé qu’il permettrait à tous ceux qui seront déjà partis en vacances de le passer en septembre : il suffira de présenter son billet de train ! Autrement dit, le ministère reconnaît ainsi implicitement que, bien que l’année scolaire soit officiellement terminée le 6 juillet, de nombreux élèves seront déjà en vacances, canicule ou pas, à partir du 29 juin. » déplore René Chiche.


Résultats du Bac

19.000 professeurs signent une pétition pour dénoncer des lycéens « trop cons »
« Une année de plus, les conditions du Baccalauréat sont troubles, et les modalités d’examen sont dénoncées par les lycéens pour voir une annulation de leurs épreuves, comme chaque année. Comme chaque année, ce sera un échec. Mais, des milliers de professeurs se sont réunis sur internet pour dénoncer le niveau qui baisse. Enquête.

« Nous voulons bien adapter chaque année les sujets aux étudiants, mais à un moment nous n’allons plus pouvoir beaucoup descendre. Croire qu’Andrée Chédid est un homme a été pour nous la ligne à ne pas dépasser. » Pierre, professeur de Français à Vincennes en banlieue Parisienne, est le fondateur du mouvement « Bordel soyez moins cons ! Fichtre. » qui souhaite partager le combat des professeurs, dénonçant la baisse du niveau en général dans les lycées de France.
Ainsi, pour faire remonter leur colère, leur idée a été de faire comme les lycéens, faire une pétition pour dénoncer la débilité des étudiants de cette année. « On a franchi une limite qu’on n’aurait pas dû dépasser. Bientôt on va devoir leur tenir la main pendant le bac, déjà que tout le monde l’a maintenant. C’est incroyable de croire même que ce diplôme vaut quelque chose en 2019 »

Bac 2019. Des résultats seront-ils retardés par des profs en colère ?
Tous les lycéens auront-ils leurs résultats du bac le 5 juillet ? Des correcteurs ont annoncé qu’ils rendront les notes avec retard.
Plusieurs syndicats dont le Snes-FSU et des groupes d’enseignants tels que « Stylos rouges » et « La chaîne des bahuts », soutiennent cette initiative. Ils fustigent les réformes du ministre de l’Éducation nationale : celles du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup qui seraient « inégalitaires », les effectifs qui « débordent dans les collèges et les lycées ». Et surtout, un pouvoir d’achat en baisse : « On demande une hausse des salaires de 40 %. Il s’agit d’un rattrapage par rapport à tout ce qu’on a perdu depuis 1983 », revendique Nicolas Glière du mouvement « Stylos rouges ».


Malaise enseignant

Les enseignants sont-ils vraiment trop payés ?
“Qu’est ce qui peut bien pousser Les Echos et Opinion Way à interroger les français sur le salaire des enseignants ? Alors qu’avec la grève des examens les enseignants prennent le risque de l’impopularité, ce sondage tombe à point nommé pour les montrer du doigt. Car quand on demande aux Français si leur voisin est assez payé, on est sur de la réponse…”

Près d’un millier de postes non pourvus dans le premier degré
“C’est sans précédent. Selon le Snuipp Fsu, 858 postes ne seront pas pourvus dans le premier degré en 2019. Le syndicat demande au ministre de faire appel aux listes complémentaires et d’entamer des discussions pour sortir le recrutement de sa crise.”


Ecole, pas si gratuite

Les gros frais cachés de l’école gratuite
L’enseignement public dans les écoles primaires, en collège et en lycée est gratuit. C’est en tout cas ce qu’affirme l’État français. Dans les faits, la situation est plus compliquée. Selon une enquête du Comité national d’action laïque (CNAL), publiée par Le Monde, la scolarité des enfants pèse en réalité bien lourd dans le budget des familles tout au long de l’année. Cet état des lieux porte sur le primaire et le secondaire et prend en compte un sondage de l’IFOP auprès des parents d’élèves.”
Une dépense qui s’élève en moyenne à 25 euros par an et par enfant dans le primaire et à 135 euros au collège et au lycée. Selon Le Monde, cette dépense place un quart des parents du primaire en difficulté financière et 8 parents sur 10 en collège et lycée.
D’autant qu’à ces frais de matériel scolaire, s’ajoutent le coût des voyages et des sorties scolaires.
Rémy-Charles Sirvent explique ainsi dans Le Monde qu’on "parle de petits coûts, certes, mais accumulés, ils pèsent sur des enfants qui n’ont pas la réussite scolaire en héritage".

L’Ecole française ne fait pas assez pour ses élèves pauvres
“"Il ne fait pas toujours bon être un élève dont la famille est pauvre aujourd’hui". La formule de Jean-Paul Delahaye a trouvé de nombreuses illustrations lors du colloque du Cnal le 25 juin. Directeurs et chefs d’établissement signalent encore massivement des enfants privés de sorties scolaires faute d’argent et même de repas. L’institution scolaire ne se donne pas vraiment les moyens de permettre aux enfants pauvres d’étudier comme les autres.”


Discriminations

Du « quartier » à l’université : découvrez le film « Les défricheurs » en avant-première
Le film documentaire de Fabien Truong et Mathieu Vadepied retrace le parcours de trois étudiants de Seine-Saint-Denis. Il est diffusé en exclusivité sur Le Monde le 25 et 26 juin et sur France 3 le lundi 1er juillet à 00h30 dans le cadre de « L’Heure D ».

Discrimination et racisme ordinaire à l’école ]
“Une cartographie de ce que l’on sait à ce jour sur les processus de racisme et de discrimination raciale à l’école et dans le monde académique, dans leurs articulations avec les autres systèmes de pouvoir et de hiérarchisation sociale.”
Une conférence de Céline Véniat, EHESS, enregistrée en septembre 2018, dans le cadre du colloque "Racisme et discrimination raciale, de l’école à l’université".

Le foulard des accompagnatrices scolaires : une question plus civique que religieuse
« Parce que nous portons un foulard, nous n’avons pas le droit d’accompagner nos enfants aux sorties scolaires, mais nous avons le droit de nous présenter aux élections de délégués de parents d’élèves, nous avons le droit de siéger dans les conseils d’écoles, nous avons le droit de participer aux activités dans l’enceinte de l’école, mais nous sommes surtout les bienvenues pour faire des gâteaux. […] »
L’interdiction de sorties scolaires aux mères d’élèves qui arborent un signe religieux vient, une fois de plus, de faire l’objet de débats. Un amendement a été voté dans ce sens par le Sénat le 15 mai, puis a été rejeté le 13 juin par la commission mixte paritaire de députés et sénateurs.
Face à cette polémique récurrente, une question se pose : doit-on attendre des citoyens qu’ils aient démontré leur pleine citoyenneté, selon les normes républicaines, avant de pouvoir contribuer au commun ? Ou, pour le dire autrement, peut-on envisager cette question sous l’angle de la participation sociale ?

Au Japon, quand les universités arrêtent de truquer les résultats, les femmes surpassent les hommes
par Ségolène Forgar :
Il y a plusieurs mois, au Japon, plusieurs universités de médecines avouaient avoir systématiquement abaissé les notes des candidats de sexe féminin. Depuis, les pratiques ont cessé et les femmes en sont les grandes gagnantes.


Etat de l’Ecole

Les publications de la Depp
810 000 élèves évalués en début de sixième sur support numérique en 2018 : des résultats stables par rapport à 2017
Évaluation des acquis des élèves - Note d’information - N°19.26 - juin 2019
En 2018, l’ensemble des élèves de sixième ont été évalués en français et en mathématiques sur support numérique (810 000 élèves dans plus de 7 000 établissements) pour la deuxième année consécutive.
En français, plus de huit élèves sur dix ont une maîtrise satisfaisante ou très bonne des connaissances et des compétences évaluées en début de sixième. En mathématiques, ils sont un peu plus de sept sur dix. Ces résultats sont très proches de ceux observés en 2017.
Les écarts entre académies restent importants. Si la tonalité sociale des académies est susceptible d’expliquer une partie de ces écarts, certaines se distinguent toujours par de meilleurs résultats que ceux attendus compte tenu des profils sociaux de leurs élèves.
Ainsi, l’analyse des écarts de maîtrise entre élèves selon leur origine sociale montre que certaines académies parviennent à combiner efficacement performance et équité à l’entrée au collège
.”

L’un de ces articles est un faux. Tellement crédible. L’avez-vous reconnu ?

Catherine Rossignol


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 552 - Les dys dans la classe
Dossier coordonné par Nicole Bouin et Émilie Pradel
mars 2019
L’accueil des élèves présentant des troubles des apprentissages, dont les «  dys  », ne va pas sans difficultés au quotidien pour les enseignants. Notre dossier propose des éclairages de chercheurs sur ces troubles et donne la parole aux praticiens de terrain, aux parents, aux anciens élèves dys, aux médecins, aux associations…

N° 551 - Expliciter en classe
Dossier coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau
février 2019
L’enseignement explicite, de quoi s’agit-il exactement ? Le projet de ce dossier est de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes. Qui explicite ? Quoi ? Quand et comment ?