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Revue de presse du mercredi 22 mars 2017

Marronnier - Présidentielle (encore !) - rubrique en vrac

Dans cette revue de presse, il sera surtout question du classement des lycées, marronnier du printemps (encore un !), mais aussi de la présidentielle. Pour finir, vous trouverez quelques informations pas vraiment classées dans une rubrique en vrac.


Marronnier de printemps

Comme chaque année, le ministère de l’Éducation nationale met à disposition du public les résultats des lycées à la session 2016 du baccalauréat : « Les indicateurs de résultats des lycées sont consultables en ligne. Ils permettent d’évaluer l’action propre de chaque lycée en prenant en compte la réussite des élèves au baccalauréat et leur parcours scolaire dans l’établissement. Ils concernent l’ensemble des lycées d’enseignement général et technologique et des lycées professionnels, publics et privés sous contrat ».

« Les indicateurs de résultats des lycées sont élaborés par la DEPP. La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance [DEPP] conçoit et produit des données et indicateurs sur la situation du système éducatif français. Elle est responsable de la diffusion et de l’analyse des informations qu’elle détient ». Pour les plus curieux, Il est possible de consulter la méthodologie employée sur le site du ministère.

Comme chaque année, cet indicateur de performance donne lieu à un classement des établissements (comparant parfois au passage des situations de fait peu comparables) que tous les médias reprennent avec des angles de vue parfois complémentaires mais aussi souvent différents.

Le site de l’Est Républicain, dans son édition de Besançon, annonce la couleur et parle d’un palmarès à consommer avec modération : « Les indicateurs de valeur ajoutée (Ival) qui livrent chaque année un état des lieux des lycées à partir des statistiques de l’Éducation nationale permettent-ils à eux seuls de définir les "bons" établissements ?
À l’évidence, la réponse est négative. D’ailleurs, le ministère est le premier à mettre en garde contre une interprétation abusive de ces éléments comptables soudainement livrés au grand public, notamment pour l’affichage du taux de réussite au baccalauréat.
De son côté, le site internet de L’Étudiant, qui n’est pas le dernier à multiplier les palmarès de tout ordre, propose de ne pas se limiter à une approche purement chiffrée de ce qu’est un bon lycée. Et de citer Sylvie Amici, présidente de l’association des conseillers d’orientation-psychologues de France : "Ces Ival sont la reconnaissance des établissements qui accueillent des jeunes au parcours scolaire et aux difficultés sociales ou économiques différentes pour les mener au baccalauréat. Mais il est facile d’afficher de forts taux de réussite si on pousse dehors les jeunes qui ont le moins de chances de réussite…"
 ».

Sur le site de La Croix, une carte interactive de ce palmarès est proposée. Il est possible de zoomer sur une partie de la carte et d’avoir en quelques clics les résultats des établissements.

Parmi les différents (et nombreux médias) qui reviennent sur ce classement, vous pourrez lire les articles de Gurvan Le Guellec pour le Nouvel Obs dans la partie "temps réel" ou encore celui de Pierre Falga pour l’Express. Le premier s’intéresse à « trois établissements qui font vraiment réussir leurs élèves ». Le second s’attarde plus précisément sur les résultats des lycées professionnels.

Chez nos voisins du Café Pédagogique, vous trouverez des éclairages complémentaires. François Jarraud rappelle que « s’il est impossible d’enfermer la réalité du travail effectué dans les établissements dans des statistiques, il est possible d’utiliser les indicateurs de résultats des lycées publiés par le ministère de l’éducation nationale pour dévoiler des traces de ce travail. Encore faut-il vouloir les chercher. Parce qu’il y a plus de mérite à faire réussir les jeunes des quartiers populaires que de sélectionner parmi les bons élèves pour remplir ses terminales, le Café pédagogique exploite les statistiques ministérielles pour mettre en avant les lycées qui font vraiment réussir les jeunes qui ont besoin de l’éducation nationale ». Dans le même article, il propose un classement alternatif (et très intéressant) des établissements de France. Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de cet article à propos de ce « qui fait la valeur d’un établissement ».

Enfin, Delphine Bancaud pour 20 Minutes se penche, de son côté, sur ce qui permet de faire évoluer « un établissement mal noté » en établissement « performant ». C’est de loin l’article le plus intéressant sur le sujet ! Delphine Bancaud rappelle que ces indicateurs de résultats doivent aussi (et avant tout) servir à analyser la situation d’un établissement pour déterminer les leviers sur lesquels agir. Elle y aborde, entre autres, l’effet chef d’établissement mais aussi l’importance d’un climat scolaire apaisé pour faire réussir les élèves. Elle s’intéresse, de plus, à l’accompagnement personnalisé (trop souvent utilisé comme variable d’ajustement des dotations), à la nécessité de stimuler continuellement les élèves et au partenariat avec les familles. Je vous en recommande la lecture (et pique quelques bonnes idées au passage).

Je termine cette rubrique avec un article de Séverin Graveleau pour la partie Campus du Monde.qui tente d’expliquer le fonctionnement d’Affelnet, ce machin qui classe les élèves (sur des critères différents d’une académie à l’autre) et les affecte dans les lycées (les plus performants pour celles et ceux qui ont le décodeur).


Présidentielle

La présidentielle, quand les "affaires" laissent la place aux débats sur les contenus des programmes, s’invite une nouvelle fois dans la revue de presse du jour.

Ainsi, sur le site de La Croix, Denis Peiron revient sur « la demande du laboratoire d’idées "Vers le haut" au futur président de mettre l’éducation au cœur de son action et de commencer son quinquennat par des états généraux de l’éducation ».

Une note est publiée sur le site de Terra Nova à propos de l’apprentissage. Selon les auteurs de la note, « à long terme, la place de l’apprentissage dans les formations professionnelles contribue significativement à accroître la qualification de la population active dans son ensemble comme l’illustrent les exemples allemand et suisse. Or, en économie ouverte, le niveau de vie et d’emploi est directement commandé par le niveau de formation. Pour pouvoir mettre en œuvre des équipements et des modes de production et d’organisation compétitifs qui permettent d’accéder à la fameuse "montée en gamme", il faut disposer d’une main d’œuvre hautement qualifiée. Les pays avancés ne pourront continuer à vendre du travail cher au reste du monde et à leurs propres consommateurs qu’en le "dopant" à l’éducation, c’est-à-dire en investissant fortement dans leur main d’œuvre ».

La rédaction d’Educpros hébergée par l’Etudiant.fr propose une infographie sur les positions des candidats en matière d’enseignement supérieur.

« Dans quelle société voudriez-vous vivre ? ». C’est la question qui a été posée à des lycéens « de quatre lycées du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis réunis pour répondre à cette problématique ». « Pour décrire leur société idéale, chaque classe a rédigé sa « constitution utopique ». Pour choisir leurs articles, les élèves se sont notamment inspirés de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen et de la Constitution de la Ve République ». C’est Jean-Marc De Jaeger du Figaro.fr qui se fait l’écho de cette belle expérience.


Rubrique en vrac

Pour clore cette revue de presse, je vous propose quelques informations en vrac.

Richard Duclos du Monde.fr choisissait hier de mettre en lumière « le ras-le-bol d’enseignants de banlieue des discriminations envers des élèves en sorties scolaires ». Il s’appuie sur plusieurs témoignages qui relatent les « remarques désobligeantes », la « sécurité renforcée », les « contrôles d’identité » imposés aux élèves des cités lors d’excursions. Pour l’avoir vécu avec mes élèves roubaisiens, il y a plus de 15 ans, je constate, toujours avec le même effroi et le même sentiment d’impuissance, que rien n’a changé.

Le ministère de l’Éducation nationale, et ça n’est pas un hasard, veut « assurer l’égalité sur tout le territoire et soutenir l’ambition de tous les jeunes ». Le site recense diverses actions menées ou à mener pour essayer de réduire les inégalités sociales et/ou géographiques.

Enfin, sur Eduscol, vous trouverez une page actualisée avec les informations concernant le brevet des collèges version 2017. Il reste à espérer qu’il n’y aura pas de nouvelle modification d’ici les épreuves. Si l’on pouvait essayer d’éviter d’ajouter de la complexité à la complexité, ce serait franchement appréciable.

Bonne soirée.

Pascal Thomas


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.