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Revue de presse du mercredi 2 mai 2018

Réformes et polémiques - Jeunesse - Divers et ressources

Comme chaque jour on peut lire des réactions, commentaires sur les réformes en cours ou à venir. Il est aussi question de la jeunesse, notamment la jeunesse "genrée". On termine par quelques informations diverses.


Réformes et polémiques

Cela peut paraitre étonnant mais Jean-Michel Blanquer, n’est ni rejeté ni plébiscité par les enseignants
« Un sondage auprès des enseignants du secondaire, commandité par le SNES-FSU à l’occasion de son congrès, donne des résultats mitigés. Sans bénéficier d’une « confiance » majoritaire, le ministre de l’éducation recueille sur beaucoup de points des appréciations positives »

Méthode syllabique : le retour d’un vieux film ?
“Jean-Michel Blanquer use de concepts à fort impact sur l’opinion, comme « la méthode syllabique de lecture, celle qui marche », tout en se réclamant de « l’état de la recherche ». Mais le public continue d’ignorer que les chercheurs sont aujourd’hui d’accord sur l’essentiel”

Luc Cédelle s’entretient avec Xavier Pons : « Le populisme éducatif flatte les attentes sans tenir compte des connaissances disponibles »

Réforme de l’université : le blocage se poursuit à Toulouse, Rennes et Paris 8
« Lundi, le blocage des universités a repris sur trois sites. Le site Censier de Paris 3 a de son côté été évacué. »

Parcoursup : la révolution des "attendus" par Bruno Magliulo

La disparition des centres d’information et d’orientation « privilégiera les plus privilégiés ». “Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».”


Jeunesse

Il s’agit d’abord de "genrisme" ou comment les filles et les garçons ne sont pas traités de la même manière.
Dans les collèges et les lycées, tenue correcte exigée... surtout pour les filles
« Pour franchir les portes des collèges et lycées, c’est tenue correcte exigée, une règle inscrite dans le règlement intérieur des établissements. Mais filles et garçons ne sont pas égaux face aux codes vestimentaires, une inégalité que les adolescents dénoncent sur les réseaux sociaux où les témoignages pullulent. »

Le jardin d’enfants genré sépare les petits princes des princesses à Puteaux, en France. Bien sûr le toboggan des filles est rose quand celui des garçons est bleu...
« Un jardin d’enfants nettement séparé entre le rose et le bleu, ça vous surprend ? C’est pourtant une réalité, à Puteaux, en France, et en 2018. »

« En vingt ans, je n’ai jamais vu une fille en maçonnerie »
A Vannes, les bancs de certaines écoles, lycées et centres de formation d’apprentis présentent de forts déséquilibres entre filles et garçons. Reflet d’une orientation parfois « genrée ».

Vous n’aimez pas les jeunes ? C’est normal. Ça fait 2.500 ans qu’on les critique
« Les millennials, la génération qu’on adore détester, ne serait pas la seule à avoir subi des critiques de la part des générations précédentes. La génération suivante ? Elle est forcément critiquable. La preuve : « Les jeunes gâchent tout », « La génération Y est narcissique », « Ils ont ruiné le langage écrit » ou encore « Les millennials sont fainéants ». D’après Quartzy, cette haine envers les jeunes ne serait pas nouvelle. Des écrits remontant à l’époque de la Grèce antique illustraient déjà cette tendance. »

Les colonies de vacances seraient-elles vraiment devenues du tourisme ?!
« La Direction générale des entreprises (DGE) a transposé une directive européenne, dite directive « Travel », en droit français. Celle-ci vise à protéger les consommateurs de voyages touristiques contre un certain nombre de risques.
Des voyages touristiques ? Mais que viennent donc faire les colonies de vacances, les camps scouts et les classes de découvertes dans cette transposition ? Le choix surprenant de considérer ces organisations dans le cadre du déplacement de personnes qui contractualisent avec un organisateur a pourtant bien été pris, pour une considération touristique et commerciale de l’activité, du loisir, des vacances. »


Divers et ressources

[Une année à l’Espé : le tronc commun, un casse-tête à organiser ]
Erwin Canard. “IMMERSION. Épisode 3. Parmi les enseignements dispensés aux enseignants-stagiaires à l’Espé, figurent les cours de tronc commun. Interdisciplinaires, réunissant des professeurs de différents niveaux, leur déploiement est compliqué pour un résultat encore insatisfaisant.”

Le destin inespéré des "miraculés" de Mai 68
“Le "relâchement" des examens, en 1968, a permis, selon une étude, l’ascension sociale des bacheliers de cette année-là, diplômés de l’université par la suite, plus souvent cadres, mieux rémunérés. Cette faveur de départ a aussi eu des conséquences positives pour leurs enfants.”

Encore un texte d’Alain Bouvier : En France, vous laissez les parents d’élèves sur le paillasson.

Le colloque d’Amiens de 1968 et l’autonomie des établissements sur le blog de Delahaye JP
“Le colloque d’Amiens de mars 1968 est porté par l’idée que c’est au niveau « des établissements scolaires que se joue l’évolution réelle de la pédagogie. La classe est un cadre trop étroit pour que les innovations puissent y prendre sérieusement racine ». Il importe donc « d’accorder une large autonomie aux établissements scolaires ».”

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 543 - Enseigner par cycles
Dossier coordonné par Maëliss Rousseau et Céline Walkowiak
février 2018
La réécriture des programmes de l’école obligatoire réaffirme de façon explicite la notion de cycle dans le parcours de l’élève, mise en place dès la loi d’orientation de 1989. Cela change vraiment les objectifs et les conceptions des enseignements et donc interpelle les enseignants au cœur de leur pratique de classe.

N° 542 - Bienveillants et exigeants
Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk
janvier 2018
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.