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Revue de presse du mercredi 19 novembre 2014

Notation-évaluation — Education prioritaire — Le métier — Orientation — Ecole-entreprise — Education — Vrac


Une actualité dans notre domaine très éclectique.


Notation-évaluation

Le débat sur ce thème se poursuit. Par exemple en Saône-et-Loire, La suppression des notes fait débat entre pédagogues et parents. « Plusieurs établissements scolaires du département testent l’évaluation des compétences sans notes. Et les avis sur le sujet sont pour le moins tranchés. » Mais pour Sud-Ouest, Les parents pour une évolution du système des notes.

Claude Lelièvre déclare :"Les notes ne peuvent être qu’une partie de l’évaluation". « INTERVIEW - Historien de l’éducation, spécialisé dans les politiques scolaires, Claude Lelièvre revient pour leJDD.fr sur le débat récurrent de l’évaluation à l’école. Selon un sondage OpinionWay publié mardi par l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel), près de trois parents sur quatre sont favorables à une diminution du poids des notes dans l’appréciation du cursus scolaire. »

Et le Café pédagogique s’interroge : Peut-on changer l’évaluation ?. « Les pratiques d’évaluation sont-elles contestables ? Sans aucun doute. D’ailleurs elles sont de plus en plus souvent mises en doute par les enseignants eux-mêmes. Une véritable révolution silencieuse a eu lieu déjà au primaire et des pratiques nouvelles apparaissent au collège. La machine politique lancée par Benoît Hamon et reprise par Najat Vallaud-Belkacem est-elle capable de guider des évolutions dans l’évaluation ? On peut en douter. En faisant de l’évaluation un enjeu politique rend-on réellement service à l’éducation ? L’art d’accompagner le changement a-t-il atteint la rue de Grenelle ?  »

Les notes à l’école remplacées par des couleurs ? Ça met moins de pression sur mes enfants, Emmanuelle Laplume, parente d’élèves, signe ce texte.
Réforme des notes à l’école : les mesures dévoilées courant 2015. « Najat Vallaud-Belkacem a précisé ce mercredi matin, sur France Info, que la conférence nationale de consensus (*) qui réunit actuellement enseignants, parents, élèves, professionnels ou amateurs éclairés, autour de l’épineuse question des notes, lui rendrait ses recommandations en décembre et qu’elle prendrait « (ses) décisions courant 2015 ». « Tous les acteurs reconnaissent que (l’échelle des notes en France) n’est pas grosso modo la plus valorisante du monde. La peur de l’échec est intériorisée par les élèves français beaucoup plus qu’ailleurs ».  »


Education prioritaire

Education : Touche pas à ma ZEP !. « En décidant de réduire le nombre d’établissements bénéficiant du label « Réseau de réussite scolaire », le gouvernement a provoqué la colère des enseignants mais également des parents d’élèves qui, peu à peu, s’organisent et osent manifester leur indignation publiquement. La nouvelle carte de l’éducation prioritaire n’intègre plus certains établissements défavorisés. Conséquence directe : la perte d’aides financières ne leur permettra plus de répondre aux besoins des élèves en difficulté. Najat Vallaud-Belkacem répond.  »
Et partout en province, les journaux régionaux scrutent la carte et ses modifications. Un exemple : Béthune : Réseau d’éducation prioritaire, ceux qui entrent, celui qui sort.


Le métier

L’INSEE publie : Enseignants de collège et lycée publics en 2013 : panorama d’un métier exercé par 380 000 personnes par Solène Hilary, Alexandra Louvet. Les auteurs de l’étude (qui peut être téléchargée) précisent : « Près de la moitié des enseignants de l’Éducation nationale exerce dans le second degré public. Cette profession a subi une baisse notable de ses effectifs depuis le milieu des années 2000, alors que le nombre d’élèves restait relativement stable.  » Et « L’anticipation de conditions de travail parfois difficiles, en particulier en début de carrière, concourt probablement aux difficultés de recrutement constatées depuis 2011. Elles sont accentuées par l’augmentation des exigences de diplôme à l’entrée dans le métier depuis 2010. »

Jean-Pierre Véran publie un post sur son blog : Modernisation des métiers de l’éducation nationale : une absence révélatrice (1) ?
« On se souvient que, le 1/7/2013, a été publié l’arrêté fixant le Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation[1] . Cet arrêté établit une distinction entre compétences communes à tous les professeurs et personnels d’éducation, compétences communes à tous les professeurs, compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, compétences spécifiques aux conseillers principaux d’éducation. » Mais pas de fiche spécifique pour les professeurs documentalistes !


Orientation

Dans les Deux-Sèvres Le CIO : la boussole des familles pour s’orienter. La preuve : « Avant d’affiner le choix de sa formation, encore faut-il savoir vers quelle direction. Les conseillères d’orientation du CIO ont été prises d’assaut au salon.  » Er pourtant, Orientation : les CIO de Rennes dénoncent les fermetures. « Les conseillers d’orientation-psychologues et les directeurs de Centres d’information et d’orientation (CIO) de l’académie de Rennes étaient réunis, lundi, à l’initiative du Snes-FSU Bretagne, pour rappeler leur « attachement à l’orientation scolaire, alors que la carte des CIO est remise en cause par l’État ». »
Pendant ce temps, en Tunisie : quel sort pour l’orientation professionnelle ? « Lors du séminaire national pour l’instauration d’un dispositif national d’information et d’orientation professionnelle en Tunisie, l’expert John McCarthy a présenté le diagnostic, qui constitue la première étape du projet. Ce diagnostic s’est focalisé sur les différents aspects de l’orientation professionnelle en Tunisie. Notons que le projet est financé par l’Union Européenne dans le cadre de la promotion des services relatifs à l’orientation professionnelle en Tunisie.  »


Ecole-entreprise

Cette semaine, les entrepreneurs s’invitent dans les classes
Des centaines de témoignages d’entrepreneurs dans les établissements scolaires
. «  Du 17 novembre au 23 novembre 2014 se déroule la Semaine Ecole-Entreprise. A cette occasion, les initiatives se multiplient à travers l’Hexagone pour sensibiliser collégiens et lycéens au monde de l’entreprise. Cet événement permet de mettre les échanges entre les entreprises et le monde éducatif en valeur et de les promouvoir. »
Invitation à la presse - Najat Vallaud-Belkacem - 17/11/2014. "Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, participera au séminaire "développer l’apprentissage en EPLE" dans le cadre de la semaine école/entreprise, mardi 18 novembre, au lycée René Auffray à Clichy. À cette occasion, la ministre rencontrera des apprentis accompagnés de leurs tuteurs et formateurs.
Séminaire "Développer l’apprentissage en EPLE" mardi 18 novembre 2014
".
Des comptes rendus devraient être publiés sans doute dans la presse,
et la ville de Clichy vient d’en publier un.


Education

Pour RTL, Le gouvernement veut débattre de la fessée et des châtiments corporels dans l’éducation. La secrétaire d’État chargée de la Famille Laurence Rossignol veut relancer le débat autour des gifles et de la fessée pour promouvoir une éducation sans violence.
Pour BFMYV, Education : le gouvernement relance le débat sur la fessée.
« "L’interdiction et le code pénal ne sont pas mon sujet. Ce que je cherche à faire c’est que nous nous interrogions sur la place des punitions corporelles dans l’éducation, sur les conséquences pour les enfants et que ce sujet ne soit pas un non-sujet", a précisé Laurence Rossignol, mercredi matin sur RMC.  »
Et pour 20 Minutes, Education : Le gouvernement veut relancer le débat sur la fessée
“La Fabrique des garçons” : “On éduque les garçons à l’agressivité, à la compétition, à ne pas pleurer”
« Dans les deux volumes de “La Fabrique des garçons”, Sylvie Ayral, professeur agrégée et docteur en sciences de l’éducation, et Yves Raibaud, géographe, maître de conférence à l’université Bordeaux III et chargé de mission pour l’égalité hommes-femmes, enquêtent sur la façon dont la société impose la virilité aux garçons dès leur plus jeune âge.  » Entretien avec les deux auteurs.

Le Sénat semblerait favorable à un enseignement du fait religieux. Guylain Chevrier, membre de la mission laïcité du Haut Conseil à l’Intégration (2010-2013), formateur en travail social et chargé d’enseignement à l’université, docteur en histoire s’interroge : Rapport Esther Benbassa contre les discriminations : la laïcité en danger ?
Marianne s’insurge : Les attaques contre la laïcité se multiplient : ça suffit !
Et Claude Lelièvre rappel l’histoire de ce thème : L’étrange histoire des faits religieux. Pourquoi y revenir alors que cet enseignement existe déjà dans les programmes d’histoire de sixième et de cinquième ?

Si vous l’avez ratée, Mara Goyet s’est bien amusée avec son post : Les incroyables bienfaits du collège sans élèves qui a déclenché beaucoup de commentaires.
Nos amis belges s’interrogent également : Pourquoi ne pas remplacer les devoirs par la lecture ? « Carte blanche de Benoit Wautelet, maitre-assistant en langue française HELHa (Braine-le-Comte), Catégorie pédagogique. Identifiant twitter : @WauteletB. L’efficacité des devoirs ? Une croyance sociale. Pourquoi, afin de favoriser les échanges intergénérationnels et développer le goût de lire, ne pas remplacer les devoirs par la lecture ?  »


Vrac

Une bonne nouvelle ? Education nationale : le métier de professeur attire à nouveau. « Les postes proposés aux concours de professeurs pour la session 2015 ont attirés plus de candidats que les deux années précédentes, dans le primaire comme dans le secondaire, se félicite le ministère de l’Education nationale.  » Effet de la crise ou appétence ? That is the question.

Les impensés du « projet » en éducation. "Quand on parle de « pédagogie par projet(s) », de quoi parle-t-on ? Qui fixe le projet ? Dans quel(s) but(s) ? Le terme même de projet est porteur d’un certain nombre d’impensés soulevés avec beaucoup d’acuité par mon collègue et ami René Barbier dans un récent article à retrouver ici".

Pourquoi Hollande se trompe sur l’attractivité de l’enseignement supérieur. « François Hollande se trompe quand il affirme que la France est le pays qui accueille le plus grand nombre d’étudiants étrangers. Il se trompe aussi sur les raisons du succès relatif des universités françaises hors de nos frontières. par François Garçon, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne  ». François Garçon indique : « pourquoi tant d’étudiants étrangers choisissent la France comme destination pour leurs études ? La raison principale est la gratuité des formations supérieures qui y sont proposées, soit un coût annuel de 183 euros en cycle Bachelor, et 250 euros en cycle bachelor.  » Et il ajoute « Puisqu’il souhaitait s’exprimer sur l’enseignement supérieur français, François Hollande aurait mieux fait de s’inquiéter de la faible connexion entre l’enseignement supérieur français et l’entreprise, ce nouveau mantra. Quand, sous l’angle de la collaboration entre les deux univers, la Suisse se situe en pôle position, avec dans sa roue la Finlande, les États-Unis, Singapour et la Grande-Bretagne, la France pointe en 31e position, dans le sillage de l’Arabie Saoudite et de l’Indonésie, selon le Global Innovation Index 2014 (page 334) . Là est le vrai enjeu de l’enseignement supérieur et la justification de son coût dont s’acquitte la collectivité, et elle seule dans le système français.  »

INFO LAB - Au programme de la prochaine projection ciné du dimanche soir à l’Elysée : Les Héritiers. C’est devenu un rituel au Château. Souvent, le dimanche soir, François Hollande reçoit des réalisateurs pour une projection privée dans la salle de cinéma de la présidence de la République. Une habitude racontée, et montrée, lors de l’opération médiatique "portes ouvertes" de l’Elysée.
Selon les informations du Lab, le prochain long-métrage à l’honneur, dimanche 23 novembre sera le film Les Héritiers, de la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar, dont la sortie en salles est prévue le 3 décembre prochain.
Le synopsis des Héritiers, tiré d’une histoire vraie ? Au lycée Léon Blum – un symbole - de Créteil, "une prof d’histoire décide de faire passer à sa plus faible classe de seconde, le Concours national de la résistance et de la déportation". "Cette rencontre va les transformer", ajoute le synopsis du film.
Ce film, très dans l’air du temps et d’une étonnante actualité, est un mélange entre L’Esquive d’Abdellatif Kechiche et Entre les murs de Laurent Cantet. Il tente de démontrer comment l’école peut sauver, sachant que François Hollande a fait de l’éducation et de la jeunesse l’une des priorités des priorités de son quinquennat. C’est pourquoi Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, devrait être de la séance.

Enfin : un peu de philo. Dans le cadre de la journée mondiale de la philosophie à la Maison de l’UNESCO, à Paris les 19 et 20 novembre 2014. Les 14èmes Rencontres sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques se dérouleront les mercredi 19 et jeudi 20 novembre 2014, dans le cadre de la Journée mondiale de la philosophie 2014, à la Maison de l’UNESCO (Paris). Renseignements sur la page du site Rencontres sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques.

Vous pouvez suivre la visite de l’ESEN, pardon l’l’ESENESR, (l’école de formation des cadres de l’éducation nationale) par Christine Vallin sur le site des Cahiers pédagogiques. Aujourd’hui le troisième volet.

Bernard Desclaux
Demain vous serez servi par Laurent Fillion


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 504 Le sens de l’orientation, Coordonné par Florence Daniaud et Dominique Brosseau, mars 2013

N°514 - Enseignant : un métier qui bouge, Revue juin 2014
Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.