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Revue de presse du mercredi 17 septembre 2014

Numérique nous voilà ! — Apprentissage — Notation-évaluation — Orientation


Le numérique est un nouveau marché, et l’on voit quelques pions se placer. Les assises de l’apprentissage approchent et les média se préparent. La réflexion sur l’évaluation s’affute, et quelques broutilles sur l’orientation bien sûr.


Numérique nous voilà !

Cisco devient mécène d’une chaire d’enseignement à Polytechnique. L’entreprise "signera, le 18 septembre, son partenariat avec l’Ecole polytechnique pour la chaire internationale d’enseignement et de recherche "Internet of Everything"."
De son côté, Ionis Education Group mise sur l’apprentissage numérique. "Il fait sa rentrée numérique en propulsant sa plate-forme numérique de cours IONISx. Le premier groupe d’enseignement supérieur privé en France fait ainsi son entrée dans la cour des MOOC."

A Dijon : le bus du numérique au Salon Eduk@. « Ce mercredi 17 septembre, le Palais des congrès de Dijon accueille, de 9 à 17 heures, l’édition 2014 du salon éduk@2.0. L’occasion de découvrir toutes les dernières nouveautés du numérique éducatif et les projets développés par le conseil général. Organisé par le CANOPÉ de l’académie de Dijon, Eduk@ 2.0 est le fruit d’un partenariat fort avec le Rectorat de Dijon et la Direction des Services Départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de la Côte-d’Or ainsi que le conseil général.  »

François Jarraud sur le Café pédagogique s’interroge : Manuels numériques : Pourquoi une offensive vers le grand public ?. «  "Pour la réussite de vos enfants, passez aux manuels numériques", affiche le groupe d’édition scolaire Nathan. "Poids des cartables : une réponse concrète des éditeurs scolaires : les manuels numériques", vante la concurrence, c’est à dire le groupe Hachette. En période de rentrée, les éditeurs se tournent cette année vers les parents, c’est à dire le grand public, pour vendre les versions numériques de leurs manuels scolaires. Pourquoi cette tentative d’ouvrir un nouveau marché ? Les manuels numériques sont-ils réellement efficaces ? Sont-ils réellement ludiques ou attractifs ? Que nous apprend cette offre sur l’avenir du manuel scolaire numérique ? »

Sur Educavox, Olivier Legrand propose Des logiciels libres et gratuits pour l’Education. Il a “développé une carte mentale qui mutualise 70 logiciels libres et gratuits à destination des enseignants, des formateurs et des animateurs multimédia. Cette ressource est une aide précieuse notamment pour ceux qui sont en quête de logiciels dans le cadre de leur pratique pédagogique mais aussi pour faire découvrir des outils opensource à leur public.

Le numérique c’est aussi dans le supérieur. Au Québec on annonce un Colloque Université du Québec - Le manuel numérique à l’université : un outil d’interactivité au service de l’apprentissage. Et sur Télécom-Bretagne on nous suggère de lire : « Higher Education in the digital Age », le cahier de veille 2014 de la Fondation Télécom. « Dans ce cahier, il est question de relever le défi de l’enseignement supérieur et de la formation continue à l’ère du numérique. Quelles sont les évolutions en cours et à venir ? En quoi consistent les MOOCs et leurs multiples variantes ? Quels outils ? Quelles méthodes ? Quels publics ? Autant de questions auxquelles ce cahier propose des pistes de réponses qui visent à contribuer au développement de formations innovantes et à la création de communautés apprenantes par un enseignement en ligne ouvert.  »


Apprentissage

Le chef de l’Etat, François Hollande, présidera le 19 septembre les Assises de l’apprentissage. Quelques média suivent ce thème.
Pour le Figaro : Les apprentis non invités à un sommet sur l’apprentissage. « L’Association nationale des apprentis de France (Anaf) s’est émue mardi de ne pas avoir été conviée à la "grande réunion" sur l’apprentissage organisée par l’Élysée le 19 septembre, assimilant l’attitude de François Hollande à une "gifle" aux apprentis.  »

L”Union des employeurs dans l’économie sociale et solidaire : Assises de l’apprentissage : l’UDES porte des propositions concrètes pour faciliter l’apprentissage dans l’ESS (économie sociale et solidaire).

Dans l’Express : “François Hollande sonne la mobilisation pour relancer l’apprentissage, "voie d’excellence" en repli notable, en réunissant vendredi partenaires sociaux et régions afin de lever "tous les obstacles" à son développement.”

Dans l’Express-l’Entreprise, on nuance : Apprentissage : le modèle allemand difficile à importer en France (étude). “En matière d’apprentissage, l’Allemagne fait figure de référence, mais son modèle "dual", seule voie pour accéder à certains métiers, serait "difficile à retranscrire dans le contexte français", selon une étude publiée par la Dares.” « L’alternance y est une filière à part entière d’un système éducatif fortement segmenté et la plupart du temps la seule voie d’accès à certains métiers qualifiés. De plus, en l’absence d’un mécanisme de mutualisation des coûts, la quasi-totalité de la formation pratique y est à la charge des entreprises. Les partenaires sociaux sont fortement impliqués dans la régulation de la formation en entreprise.  » Le rapport de la DARES est consultable : 2014-185 - Le modèle dual allemand. Caractéristiques et évolutions de l’apprentissage en Allemagne, n° 185 de septembre 2014, par Guillaume Delautre.

L’Organisation internationale du travail publie la déclaration suivante : L’apprentissage de qualité, un « modèle de référence » pour accompagner les jeunes vers des emplois décents. « Le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, salue l’efficacité des systèmes d’apprentissage pour surmonter le fort chômage des jeunes.  »

Claude Lelièvre sur son blog de Médiapart propose une petite mise au point dans la perspective historique : L’apprentissage : un éternel retour qui avance ?. Après un rappel de la saga de l’apprentissage, « Cela fait plus de vingt ans que l’objectif de 500000 apprentis a été posé.  », il s’interroge en conclusion : « En définitive, le diagnostic et le pronostic ne sauraient être les mêmes pour ’’l’apprentissage’’ à un niveau de qualification élevée ( un apprentissage que l’on peut sans doute appeler, pour être plus clair, ’’l’alternance’’) celui qui relève des enseignements supérieurs ( dont les effectifs sont passés de 20000 en 1995 à 135000 en 2013), et celui que l’on appelle plus communément ’’les apprentis’’ , (l’apprentissage ’’proprement dit’’, au niveau V) qui, lui, a régressé de 20% dans le même temps. En réalité, il ne s’agit pas vraiment des mêmes enjeux sociaux et économiques. Il serait sage, pour être à la hauteur de la situation et des enjeux, de ne pas les confondre (et de le dire clairement).  »


Notation-évaluation

Dans La Nouvelle République, Loir-et-Cher, L’évaluation positive en nouveauté. “Elle sera assurément testée dans le département : l’évaluation positive est la grande nouveauté nationale de la rentrée pour les collèges. L’idée est simple. Avec le système de notation actuel, l’élève perd des points quand il ne donne pas un bon résultat. C’est comme cela que l’on peut vite voir sa note dégringoler en maths ou en dictée. Avec l’évaluation positive, l’élève gagne des points par rapport à ce qu’il a réussi. Une méthode beaucoup plus encourageante pour lui.
Dans La Voix du Nord : La suppression des notes au banc d’essai. “Faut-il supprimer les notes à l’école ? Une réflexion sur l’évaluation des élèves est engagée cet automne. Un jury rendra ses recommandations, en décembre, pour une mise en application en 2015. Reportage au collège Jules-Ferry, à Douai, où les notes ont disparu des bulletins.

Et dans Le Var Matin : Faut-il supprimer les notes à l’école ?

Décidément c’est bien le débat, et justement, l’ENS propose : L’évaluation en débat. Pourquoi évalue-t-on à l’école ? C’est la question à laquelle répondent Olivier Rey et Annie Feyfant (chargés d’étude à l’IFÉ) dans une étude qui vient de sortir. On peut télécharger l’article en pdf (264 Ko).Et sur L’Ecole de demain : Badges, compétences et livret d’apprentissage pour les sciences au collège signé Anthony Lozac’h.

Allan Wauters, le prof anti-note, crée son propre logiciel d’évaluation des élèves.

La Vie des Idées propose un entretien avec Yves Gingras : La fièvre de l’évaluation. “Depuis une trentaine d’années, l’évaluation quantitative de la recherche agite le monde scientifique : établissements, laboratoires, revues, mais aussi chercheurs sont évalués, mesurés et classés par le moyen d’indicateurs bibliométriques. Yves Gingras porte un regard d’historien et de sociologue sur les controverses actuelles autour de l’évaluation de la production scientifique.


Orientation

Olivier Rollot interview François Lureau, le nouveau président de L’association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) : « Il y a aujourd’hui deux fois plus d’ingénieurs qu’il y a 20 ans ».

Jean-François Fiorina donne quelques conseil sur son blog d’Educpros : Comment rater sa première année ? Fraîchement rentrés en 1A ? Ce post est pour vous !

Le site de référence sur les problématiques de l’éducation prioritaire s’étoffe de jour en jour.

Et si vous avez envie de faire sa connaissance, Relisez le tchat avec Gilles Pécout, recteur d’académie.

Au fait, "Le cabinet vient de confirmer au SE-Unsa et à 8 autres organisations de psychologues et conseillers d’orientation-psychologues que le principe de la création d’un corps unique de psychologues de l’Education nationale est validé par la nouvelle ministre". sur le site du Se-Unsa.

Et pour terminer, nous souhaitons la bienvenue à Geneviève Brassaud, nouvelle dessinatrice qui rejoint l’équipe de la revue de presse, et qui vous salue au son de la cornemuse, instrument du jour :

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Bonne lecture et bonne soirée si vous êtes arrivés jusque là. Et vous me retrouverez, encore, demain pour votre revue.

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 500 Apprendre au XXIe siècle


Coordonné par Patrice Bride et Nicole Priou
octobre 2012
Apprendre est difficile, un peu mystérieux, parfois douloureux ; c’est aussi un plaisir, un enrichissement, une voie pour l’émancipation. Comment a-t-on appris ce que l’on sait, à quel endroit l’a-t-on appris ? Pour ce numéro exceptionnel, une question qui, au-delà de l’école, concerne tous les adultes qui contribuent à l’éducation des enfants.

Enseignant : un métier qui bouge

N° 514 Coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mevel juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.