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Revue de presse du mercredi 16 mars 2005

Le Monde (sous la plume de Luc Bronner) poursuit la polémique sur la gestion de la manifestation lycéenne du 8 mars dernier. «  Ce déploiement de forces [du 15 mars] risque donc de laisser planer un doute persistant, aux yeux des lycéens, sur l’attitude du gouvernement : n’y a-t-il pas eu un choix délibéré de laisser la violence "pourrir" le mouvement ? » peut-on lire dans ce commentaire.
Les journaux reviennent évidemment aussi sur cette manifestation du 15 et sur les suites du mouvement lycéen. On trouve aussi dans vos quotidiens des échos de la conférence de presse de Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes, sur l’enquête sur « la gestion par le Ministère chargé de l’enseignement scolaire, des personnels détachés dans les fonctions autres que d’enseignement ou demeurant sans affectation  ».
Enfin, on peut lire dans La Croix une enquête intéressante sur l’éducation à l’Europe et dans Ouest-France une enquête sur le crachat à l’école et ailleurs...
Bonne Lecture...


Libération du 16/03/05

Lycéens : la mobilisation baisse d’un ton, pas la détermination
Moins de monde dans les cortèges hier, après deux mois de manifestations.
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Les interpellés des manifs défilent à Bobigny
Les jeunes accusés de vols à la sauvette les 8 et 10 mars ont comparu devant le juge.
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Voile : 48 exclusions depuis la loi
Un an après le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port des signes religieux ostensibles à l’école, les adversaires du texte y vont de leur bilan. Dans un rapport rendu public hier, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) parle d’« une loi discriminatoire » aux « effets néfastes ». Selon lui, quarante-deux jeunes filles ont été définitivement exclues de leur établissement pour avoir refusé d’enlever leur voile. C’est également le cas de six garçons sikhs portant le turban. Une autre élève serait sous le coup d’une exclusion avec sursis. Par ailleurs, dix-sept jeunes filles auraient choisi de poursuivre leur scolarité dans des établissements privés, dont une dizaine en Belgique. Enfin, le CCIF relève un cas d’abandon de scolarité et attend « des précisions concernant une vingtaine d’autres ».
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Le Figaro du 16/03/05

La contestation lycéenne s’essouffle
Face à la détermination du gouvernement, les deux principaux syndicats lycéens avaient appelé à une journée nationale d’action au premier jour de l’examen du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école par les sénateurs. Ces derniers ont 627 amendements à examiner sur le texte lors de la séance publique qui a commencé hier et qui devait se terminer en fin de semaine. Devant le Sénat, François Fillon, a réaffirmé, hier, que rien ne le ferait renoncer à réformer l’école en France. En dépit d’une mobilisation fortement revue à la baisse, les syndicats lycéens persistent cependant à affirmer que la participation reste conséquente après six semaines de mouvement. « Ce n’est pas le chant du cygne », a prévenu le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, au nombre des manifestants.
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Les casseurs refoulés par un dispositif musclé
Un service d’ordre interne musclé et un coup de filet préventif ont permis de faire régner l’ordre autour de la manifestation lycéenne. Organisateurs et responsables de la Préfecture de police semblent avoir retenu la leçon du 8 mars dernier, lorsqu’un bon millier de casseurs s’étaient introduits dans le cortège pour jouer du poing et dépouiller les adolescents. Hier, avant même que le défilé ne se disperse en fin d’après-midi, pas moins de 83 personnes, dont 70 évoluant au sein d’une même bande, ont été interpellées par les effectifs de la police urbaine de proximité (PUP).
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Enseignants sans élèves : Philippe Séguin règle ses comptes
En fin de semaine dernière, le président de la Cour des comptes a eu un véritable coup de sang. La révélation vendredi par Le Figaro de l’enquête sur l’emploi des enseignants dans le premier et le second degré (*), réalisée par les magistrats de la cour, a donné lieu à des « interprétations intempestives » qui ont fortement déplu à Philippe Séguin. Et pour cause : le document aborde une question extrêmement sensible : celle du temps de travail des profs. Il met notamment en exergue un chiffre inquiétant : au cours de l’année 2003-2004, les heures d’enseignement payées et non dispensées devant des élèves, ni d’ailleurs à aucune fin pédagogique, ont correspondu à l’équivalent de 32 000 postes de professeurs à temps plein.[...]
Du coup, hier matin, Philippe Séguin a tenu à faire quelques mises au point, en diffusant largement ce document à la presse et en le mettant en ligne sur le site Internet de la Cour des comptes... Il avait téléphoné la veille au président de la commission des finances de l’Assemblée nationale pour lui en demander l’autorisation. Ce rapport est en effet le résultat d’une commande passée le 6 novembre 2003 à la Cour par Pierre Méhaignerie. « Je lui ai moi-même fait parvenir ce rapport par courrier le 11 janvier dernier, a martelé Philippe Séguin. Un relevé de constations provisoires a été établi le 7 octobre 2004 et envoyé à toutes les directions du ministère de l’Education concernées. ».
Toujours selon le président de la Cour des comptes, le représentant de ministère de l’Education nationale avait à l’époque salué « le travail d’investigation (...) effectué à partir des données établies par l’administration (qui) a permis de mieux cerner certaines notions et de mesurer les marges de progression ». [...]
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Radiographie d’une gestion anarchique
Dans son étude sur l’occupation effective des enseignants, la Cour des comptes s’est attachée à répondre à une question simple : « Combien et pourquoi des enseignants des premier et second degrés n’exercent-ils pas, ou seulement partiellement, devant des classes le métier pour lequel ils ont été sélectionnés, recrutés et formés ? » Son intérêt est de proposer une photographie de la situation. Sa limite, de ne pas proposer de solution.
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En finir avec l’échec en première année
Comment lutter contre l’échec dans l’enseignement supérieur ? Comment désengorger les amphis universitaires surchargés ? La députée UMP du Doubs, Irène Tharin, nommée par le premier ministre, fin février, « parlementaire en mission auprès du ministre de l’Éducation nationale et du secrétaire d’État à l’Insertion professionnelle des jeunes », a cinq mois pour remettre ses propositions pour « garantir une orientation des élèves plus en adéquation avec les besoins du marché du travail » à Jean-Pierre Raffarin. En clair, il s’agit de concrétiser l’objectif de la loi d’orientation visant à accompagner 50% d’une classe d’âge vers le supérieur et d’augmenter de 15% la proportion d’étudiants suivant une formation scientifique (les universités ont enregistré une baisse des inscriptions dans les premiers cycles scientifiques de l’ordre de 30%, les classes prépas scientifiques de 12%). L’autre objectif de cette mission est de renforcer l’accès des bacheliers technologiques aux filières sélectives. Premier chantier, et pas des moindres : « dresser un état des lieux des dispositifs d’orientation des élèves au cours de l’enseignement secondaire et après le baccalauréat en direction de l’enseignement supérieur ».
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L’Humanité du 16/03/05

Site toujours inaccesible


Le Parisien du 16/03/05

La mobilisation des lycéens marque le pas
Ils étaient 50 000 dans les rues. Moins qu’il y a une semaine. Mais ils ne désarment pas, quitte à inventer de nouvelles formes de protestation. Et les débordements des casseurs ont été contrôlés grâce à un fort dispositif de sécurité.
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Ils tentent d’occuper leur établissement
Après les manifestations dans les rues qui ont vu défiler hier à Toulouse des lycéens (entre 4 500 et 10 000 manifestants), les opposants à la loi Fillon semblent vouloir changer de stratégie. Dès hier soir, les lycéens de Borde-Basse à Castres (Tarn) prévoyaient de passer la nuit dans leur établissement. « Nous n’abandonnons pas la contestation dans la rue, mais pour nous c’est une façon complémentaire et plus médiatique de protester contre la loi  », explique Olivier, élève de 1ère S.
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Un dispositif spécial anticasseurs
L’objectif était clair et les moyens déployés à la hauteur : il y avait hier à Paris près d’un policier pour trois lycéens. Traumatisés par la manifestation du 8 mars dernier, dispersée à mi-parcours à cause de casseurs venus en nombre et qui avaient agressé des lycéens, volé des téléphones portables et brisé des vitrines, cette fois-ci tant côté manifestants que côté préfecture, on avait prévu le coup. Magasins fermés et rideaux baissés tout le long du boulevard Voltaire, fouilles des sacs en début de manif, policiers en civil fondus dans la foule ou aux abords du cortège pour très soigneusement coller aux basques des « groupes à risques », et surtout un double système de maintien de l’ordre
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La Croix du 16/03/05

Les enfants, prêts pour l’Europe ?
C’est surtout par le vécu et l’échange qu’on peut ouvrir les enfants à l’Europe. Des chefs d’établissements et des parents d’élèves en ont fait l’expérience
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20 minutes du 16/03/05

Le mouvement lycéen apparaît cassé
La mobilisation marque le pas. 50 000 lycéens selon la police ont manifesté hier dans toute la France contre la réforme Fillon de l’Education nationale. Ils étaient 165 000 mardi dernier.
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Profs, les comptes recadrés
La Cour des comptes éteint la polémique. Son président, Philippe Séguin, a dénoncé hier « l’interprétation erronée voire malhonnête  » du rapport de la Cour sur les enseignants détachés de l’Education nationale. Vendredi, Le Figaro a indiqué sur la base de ce texte que 97 000 professeurs sont détachés, pour un coût de 1,5 milliard d’euros. Et que 32 000 n’avaient ni classe ni fonction pédagogique. De quoi laisser penser que «  des dizaines de milliers d’enseignants seraient rémunérés à ne rien faire, ce que la Cour n’a jamais prétendu  », a rectifié Philippe Séguin.
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Ouest-France du 16/03/05

Le crachat revient, c’est dur à avaler...
Le gazon des stades, les cours de lycée, les trottoirs des villes en sont maculés. Les Français, et notamment les plus jeunes, renouent avec la tradition séculaire et un peu hideuse qui consiste à se dégager la tuyauterie sans vergogne. C’est écoeurant ? C’est ainsi. Martin Monestier s’est penché, vraiment penché, sur le phénomène.
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Le Monde daté du 17/03/05

A Paris, une manifestation lycéenne sous haute surveillance
Ils étaient moins nombreux, 6 000 selon la police et 20 000 selon les organisateurs, à défiler mardi 15 mars. Les services d’ordre renforcés et les moyens plus importants déployés par la police ont permis d’éviter les agressions des casseurs.
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Commentaire : le doute et les deux jeunesses
Du strict point de vue de la sécurité, la manifestation lycéenne du mardi 15 mars à Paris est un succès. Les forces de l’ordre ont réussi à encadrer le défilé et à isoler les quelque 300 casseurs identifiés par la police parmi les 6 000 à 20 000 manifestants, selon les sources. Avec l’aide de volontaires des syndicats professionnels et d’un service d’ordre lycéen, les policiers ont empêché les agressions.Mais cette réussite renforce les interrogations sur la passivité des forces de l’ordre lors des précédentes manifestations.[...] Ce déploiement de forces risque donc de laisser planer un doute persistant, aux yeux des lycéens, sur l’attitude du gouvernement : n’y a-t-il pas eu un choix délibéré de laisser la violence "pourrir" le mouvement ? Sans sa locomotive parisienne, la mobilisation n’avait, en effet, que peu de chances de se maintenir. Et le plus grave n’est malheureusement pas là. Les incidents ont certes pu être évités mais ce sont bien deux jeunesses qui parcouraient les rues de Paris : l’une, largement majoritaire, bigarrée, protégée par un service d’ordre au sein du cortège ; l’autre, sur les côtés, composée presque exclusivement de "jeunes issus de l’immigration" et encadrée, sans ménagement, par les policiers.
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Devant les sénateurs, M. Fillon affirme que "le chemin tranquille et consensuel de la réforme n’existe pas"
La polémique sur l’attitude des forces de l’ordre lors des manifestations lycéennes s’est poursuivie, mardi 15 mars, au Sénat, à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’école adopté le 2 mars par l’Assemblée nationale.[...] "Il est indigne d’accuser les forces de police, qui font un travail extrêmement difficile", lui a rétorqué M. Fillon. Selon le ministre, 50 interpellations ont eu lieu au lendemain du 8 mars et 70 avant la manifestation du 15 mars. "Les policiers et les organisateurs ont pu aujourd’hui se coordonner, ce qui n’avait pas été manifestement le cas le 8 mars", a-t-il ajouté.
"Le chemin tranquille et consensuel de la réforme n’existe pas, a poursuivi le ministre. Dans une démocratie le pouvoir n’est pas dans la rue mais la décision revient au Parlement." M. Fillon a rappelé les grands objectifs de son projet de loi (80 % d’une classe d’âge au baccalauréat, 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur et 100 % de qualifiés). Il a défendu le socle commun de connaissances, qui devra être maîtrisé par tous les élèves. "Ceux qui qualifient improprement ce socle de "smic culturel" ne sont pas allés à la rencontre des 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun bagage", a-t-il estimé.
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