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Revue de presse du mercredi 16 février 2005

Aaah ! Enfin un texte qui défend la vraie France contre l’antiFrance !(les amateurs de SuperDupont -BD de Loeb et Alexis dans Fluide Glacial apprécieront, toute une époque...)
Il faut absolument lire le texte de Bernard Debré (médecin et député UMP de Paris) dans le Figaro. Quelqu’un qui sait parler aux jeunes... Voici un extrait de sa « lettre à un jeune manifestant » : «  Toi qui n’as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? [...] Toi qui n’as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t’utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus « ringards » d’Europe. Ils ont toujours refusé l’évolution, la modernisation, qu’elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d’affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ?[...]
En refusant l’effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d’autres puissent à l’avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l’élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l’avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l’avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d’époque et les autres qui auront accepté l’effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
 »
Repos !, vous pouvez fumer...
Bonne Lecture...


Libération du 16/02/05

Tableau noir pour François Fillon
Mobilisation lycéenne qui double en une semaine, débat houleux sur la loi à l’Assemblée : récit de la longue journée du ministre de l’Education nationale.
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Casses et interpellations à Paris
Une demi-douzaine de vitrines, de cabines téléphoniques et quelques Abribus cassés, des vols de portables et de portefeuilles au sein du cortège, quelques cassages de gueule : des débordements ont eu lieu hier lors de la manifestation lycéenne parisienne. Notamment dans une zone située entre la tête de cortège et un double cordon de CRS qui reculait en marche en arrière, précédé par de nombreux camions. « De la provoc », commente un prof.
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La réforme en échec scolaire
Et l’histoire se répète. Comme en 1986 avec la loi Devaquet, comme en 1995 avec le Smic jeune et la réforme des IUT avec déjà un certain Fillon, comme en 2003 avec l’autonomie des universités, la droite tente de réformer l’école après avoir juré qu’on ne l’y reprendrait pas, et une partie des lycéens et des étudiants descend dans la rue pour s’y opposer. Et comme toujours, le gouvernement est pris dans la nasse. Un mouvement lycéen, c’est de la nitroglycérine politique : pas de service d’ordre pour atténuer les débordements et faire tampon entre casseurs et CRS ; pas d’organisation capable de toper avec le ministre à un accord et de renvoyer les lycéens chez eux, du moins dans un premier temps.
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Editorial Panier dégarni
Commencée aux grandes orgues, la politique éducative de Chirac-Raffarin se termine à l’harmonica. Parler de « réforme » est d’ailleurs une appellation bien pompeuse. Ce panier garni passablement dégarni réussit le tour de force d’être à la fois inconsistant et intempestif. Cela est moins contradictoire qu’il peut paraître car le peu d’ambition réelle justifie a posteriori le manque de moyens engagés.[...] On a dit qu’un vrai réformateur n’a pas simplement de bonnes idées mais trouve aussi le moyen de les mettre dans la tête des autres. Fillon n’avait pas de bonnes idées et ne les a mises dans la tête de personne. Le résultat prévisible de cette non-réforme était hier dans la rue.
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Pour un service public enfantin Par Clémentine AUTAIN
L’accueil de la petite enfance doit être un objectif politique prioritaire de la gauche.
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Le Figaro du 16/02/05

Nouvelle démonstration de force des lycéens
Lycéens et enseignants étaient au rendez-vous hier pour marcher contre la loi Fillon à Bordeaux, mais surtout à Paris, où le défilé a été émaillé d’incidents. Huit personnes ont été placées en garde à vue pour « vols et agression contre les forces de l’ordre ». Les manifestants étaient entre 30 500, selon la police, et 50 à 60 000, selon les syndicats (Fidl et UNL pour les lycéens, FSU pour les enseignants) à Paris. A Bordeaux, seule académie à ne pas être en vacances avec l’Ile-de-France, entre 14 et 15 000 personnes ont défilé. Ils étaient enfin 5 à 6 000 à la Réunion. Les cortèges ont donc rassemblé plus largement que la semaine dernière, lorsque la plupart des académies n’étaient pas en vacances. Il est vrai que, cette fois-ci, les enseignants étaient également de la partie. Si le projet de loi d’orientation sur l’école est au coeur des revendications, les questions budgétaires sont en passe de cristalliser la grogne. Côté enseignants, le prochain rendez-vous devrait avoir lieu le 12 mars. Les vacances seront achevées et la majorité des syndicats devraient appeler à manifester. Hier, seuls les sympathisants de la FSU se trouvaient dans la rue.
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François Fillon défend son « projet de justice » devant les députés
« Nous avons lâché ce que l’on pouvait lâcher », confiait François Fillon hier, avant l’ouverture des débats sur son projet de loi d’orientation sur l’école à l’Assemblée nationale, alors qu’il venait de déposer un amendement pour en retirer la réforme du bac. Un amendement adopté plus tard dans la soirée par la commission des affaires sociales de l’Assemblée. « Maintenant, on va passer. Je ne crois pas que les socialistes veuillent que la situation s’envenime durablement, sinon le référendum sera menacé », a encore expliqué le ministre, qui veut faire adopter sa réforme d’ici à la « fin mars », avant le début de la campagne référendaire.
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Le PS veut retrouver le soutien des enseignants
Ne pas oublier ses fondamentaux. Le PS n’en est qu’à l’ébauche d’un projet pour 2007, mais une chose est sûre : la place de l’éducation devra être bien visible pour s’assurer du soutien des profs. « Il ne faut pas laisser le lien se distendre », expliquait le 5 février le premier secrétaire du PS, François Hollande. L’éducation « est un domaine où nous avons obligation de résultat plus que de moyens », ajoutait-il avant de participer à des assises régionales de l’éducation organisée par le PS à Rennes. Bref, les socialistes redoublent d’efforts et de discours pour séduire leur électorat traditionnel.
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Lettre à un jeune manifestant PAR BERNARD DEBRE
Toi qui n’as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? Tu parles du bac comme s’il était l’examen le plus important de ta vie, certes il l’est ; mais déjà 80% des élèves le décrochent ; bientôt ils seront 100%. [...]
Toi qui n’as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t’utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus « ringards » d’Europe. Ils ont toujours refusé l’évolution, la modernisation, qu’elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d’affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ?[...]
En refusant l’effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d’autres puissent à l’avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l’élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l’avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l’avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d’époque et les autres qui auront accepté l’effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
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Ecole : tenir bon
Alexis Brézet

Fallait-il renoncer si vite à la réforme du bac ? En cédant d’entrée de jeu aux revendications des lycéens, François Fillon, avec l’accord de Jacques Chirac, espérait sauver l’essentiel : la réforme de l’école. La taille des cortèges ainsi que la virulence des slogans scandés hier dans les rues de Bordeaux ou de Paris témoignent, à tout le moins, que la partie n’ira pas sans difficulté. Quand ils ne réclament pas la tête du ministre, c’est de la totalité de sa loi que les représentants des lycéens et des enseignants, relayés par la gauche à l’Assemblée, demandent désormais le retrait. Fillon a retiré le bac, le voici sommé d’enlever le haut.
Reculer, une fois encore, face au mammouth, parce qu’il pousse devant lui la piétaille lycéenne ? On n’ose croire que ce gouvernement, qui, sur le dossier des retraites ou celui de l’assurance-maladie, a su faire la preuve que la fermeté face à la rue pouvait être payante, se résoudra à pareille extrémité. A la veille du référendum sur l’Europe, et alors que le pays va bientôt entrer dans une séquence électorale décisive, un retrait du texte serait un signal politique désastreux. Permettrait-t-il, au reste, de désamorcer la grogne « sociale » ? A considérer le caractère, au mieux irrationnel au pis purement idéologique, des critiques portées contre la loi Fillon, on est en droit d’en douter.[...]
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L’Humanité du 16/02/05

«  Nous ne nous Fillon pas à ta réforme  »
Il fallait en choisir un. Harry s’est creusé la tête. Et finalement a inscrit sur un gros carton tenu par deux ficelles : «  Ta réforme, nous ne nous y Fillon pas  »... Manière de dire au ministre de l’Éducation que sa reculade de circonstance sur la question du bac ne suffira pas à calmer la colère des lycéens. «  Ce n’est pas que la question du contrôle continu, explique cet élève de 1re L au lycée Essouriau des Ulis (Essonne). On veut aussi garder nos options, on veut aussi garder nos TPE.  » Bref, comme quelque 60 000 lycéens et enseignants d’Île-de-France (et quelques dizaines de casseurs, hélas), Harry est venu place de la République avec une requête claire et nette : le retrait de l’ensemble du texte.
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Les restrictions budgétaires s’incrustent dans le débat
Alors que la carte scolaire 2005 commence à être connue, la colère monte dans les établissements.
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Papis et mamies à la sortie des écoles
Comment remplacer les emplois-jeunes ? La question est toujours d’actualité dans les communes qui ont accueilli plus de 70 % du programme «  Nouveaux services, emplois-jeunes  » mis en oeuvre à partir de 1997. La Ville de Paris vient d’annoncer qu’elle transférera progressivement le travail de surveillance des 250 points d’école classés comme les plus dangereux par les 500 agents locaux de médiation sociale vers des emplois de vacataires assurés par des mères de famille, des retraités ou des étudiants habitant les quartiers à proximité des établissements qu’ils surveilleront. Ce «  nouveau dispositif expérimental faisant appel à la participation des citoyens à la vie de la cité  » devrait être mis en place dans les prochaines semaines, au fur et à mesure de la fin des contrats des emplois-jeunes.
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«  Ni pigeons ni moutons  »
«  L’ignorance est l’intelligence  », était l’un des mots d’ordre régissant le 1984 de George Orwell, en vertu de quoi le ministère de l’Éducation fut débaptisé au profit d’un nouveau ministère de l’Ignorance. La «  novlangue  », manifestement François Fillon sait la pratiquer à l’occasion. Interrogé hier à l’Assemblée nationale, l’homme a qualifié son texte de loi de «  projet de justice  », fort de «  puissants leviers de transformation  », opposés comme il se doit dans pareil exercice de rhétorique à «  l’immobilisme actuel  ». Il ferait, comme la plupart de ses égaux ultralibéraux, bonne figure dans un ministère «  orwellien  ». Sur le mode de «  l’esclavage, c’est la liberté  », on n’en finirait pas d’égrener les mêmes impératifs remis au goût du jour par la politique actuelle : «  l’inégalité, c’est l’égalité  », «  la sélection par l’argent est la promotion sociale  », «  la régression, c’est l’innovation  », sans oublier «  l’esprit de réaction, c’est la réforme  ».
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Le Parisien du 16/02/05

Les lycéens ne désarment pas
Même s’ils n’ont pas franchi le cap des 100 000, comme jeudi dernier, les lycéens restent fortement mobilisés contre la loi Fillon. Principalement à Paris, où des casseurs ont gâché l’ambiance. A l’Assemblée, les députés ont, comme prévu, enterré la réforme du bac.
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Hier soir, l’Assemblée a enterré la réforme du bac
COMME FRANÇOIS FILLON l’avait promis après la première grosse manifestation lycéenne jeudi dernier, un amendement du gouvernement supprimant les dispositions concernant la réforme du baccalauréat a bien été voté hier soir, en commission, à l’Assemblée nationale. La FIDL a immédiatement réagi. «  Ce recul du gouvernement ne doit nullement masquer que le reste du projet est toujours un danger pour l’éducation  », a indiqué le syndicat lycéen dans un communiqué
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A Paris, les casseurs gâchent la fête
CONTRAIREMENT à la semaine dernière, plus d’une centaine de casseurs sont venus perturber la manifestation parisienne. A l’issue d’une série d’interpellations, quinze d’entre eux ont été placés en garde à vue pour des faits de violence, de dégradations et de vols en réunion. Selon la préfecture de police de Paris, trente CRS ont été blessés et quatre policiers hospitalisés.
Quelques lycéens ont également été molestés, et certains se sont fait voler leur téléphone portable. Les dégâts, guère importants finalement, se sont concentrés au début du boulevard Arago où quatre vitrines et une vingtaine de voitures ont été endommagées par des casseurs. Contrairement à leur «  tactique  » habituelle, ils étaient cette fois en tête de cortège, à quelques mètres d’un imposant cordon de CRS.
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La Croix du 16/02/05

Les lycéens maintiennent la pression
Alors que les députés examinaient la loi sur l’école, mardi 15 février, lycéens et enseignants ont manifesté pour l’abandon de la réforme
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Coup de blues à la classe prépa
Si la plupart des élèves de prépa vont bien, il ne faut pas négliger ceux, peut-être plus fragiles, pour qui cette voie royale est source de mal-être, voire de déprime
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20 minutes du 16/02/05

Les lycéens veulent réformer autrement
On prend les mêmes et on recommence. Soixante mille lycéens et enseignants, selon la police, ont manifesté une nouvelle fois hier après-midi dans toute la France. Après le retrait de la réforme du bac par le ministre de l’Education, François Fillon, les manifestants réclamaient hier le retrait de l’intégralité de la réforme de l’éducation au profit d’un projet «  plus ambitieux  ». Paroles de manifestants parisiens.
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Le contre-feu de Fillon
Le vote est déjà prévu pour le 2 mars. Les députés ont entamé hier après-midi l’examen du projet de loi d’orientation sur l’école. Un texte amputé de son volet sur le bac, mais qui conserve ses autres dispositions : socle commun de connaissances, contrats individuels de réussite éducative, création d’un conseil pédagogique ou encore rénovation de la formation des enseignants.
En ouvrant les débats parlementaires hier, François Fillon a assumé son rôle. «  Cette école, nous avons le devoir de l’adapter à notre temps  », a indiqué le ministre de l’Education nationale. Celui-ci a relevé des contradictions dans les reproches faits à son projet : «  Certains lui reprochent sa prudence, d’autres l’accusent de bouleverser les équilibres actuels.  » Le ministre se dit ouvert à des amendements, même s’il estime être allé au bout des concessions.
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Ouest-France du 16/02/05

École : François Fillon justifie sa réforme
L’Assemblée nationale a commencé d’examiner, hier, le projet de loi réformant l’école au moment même où les lycéens qui y sont opposés battaient une nouvelle fois le pavé. François Fillon a réaffirmé que son projet était indispensable pour une école plus juste et plus égalitaire
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Le Monde daté du 17/02/05

M. Fillon défend son projet de loi sur l’avenir de l’école devant des députés peu enthousiastes
Le ministre de l’éducation, critiqué par les socialistes qui dénoncent "une copie bâclée", s’est exprimé, mardi, sur fond de manifestations lycéennes. Il espère faire voter son texte avant la fin mars.
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La coordination nationale lycéenne appelle à un rassemblement vendredi
Ne pas faiblir malgré les vacances. La coordination nationale lycéenne a appelé, au soir des manifestations du mardi 15 février, à un rassemblement, vendredi 18, devant l’Assemblée nationale. Elle a acté le principe d’une manifestation tous les mardis et a appelé les lycéens à se joindre au défilé enseignant, prévu courant mars à l’appel de l’interfédérale (FSU, SGEN-CFDT, FERC-CGT, FAEN, UNSA-Education).Toutefois, plus de 70 % des élèves seront en vacances à partir du 21 février. Il faudra attendre le lundi 7 mars pour que la reprise des cours soit générale.
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Université : l’échec programmé d’une réforme, par Bernard Kalaora
professeur de sociologie à l’Université Jules-Verne d’Amiens et chercheur au laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAIOS-CNRS-EHESS).

Voilà déjà un an que la plupart des universités sont passées au LMD (système licence-master-doctorat : il s’agit de la mise en conformité avec les diplômes européens), sans bruit et sans passion. Rares sont les débats et les écrits suscités par ce passage contrairement à la recherche, qui a réussi ponctuellement à se mobiliser et à faire prendre conscience à l’opinion publique de la situation déplorable où elle se trouve.
Par opposition, une chape de silence pèse sur l’Université qui prend valeur d’acquiescement d’une réforme dont les craintes, a posteriori, paraissent injustifiées. Tout se serait donc bien passé comme l’ont laissé croire les quelques rares médias qui se sont penchés sur la question, les étudiants seraient même gagnants étant donné des formes de contrôle plus personnalisé et moins sélectif. Par un coup de baguette magique, l’Université se serait mise à l’harmonisation européenne des diplômes sans dommages et heurts, et cela à budget constant, ce qui relève d’un vrai miracle...[...] Pourtant, à y regarder de l’intérieur, ce constat ne traduit pas la réalité, il la déforme et entretient l’illusion du succès et de la capacité des institutions universitaires à affronter la concurrence européenne en matière d’équivalence des diplômes.
En vérité, on a affaire à une imposture qui peut s’énoncer ainsi : le LMD n’a rien changé, ni sur le plan des disciplines, ni sur celui des corporatismes existants et du mode de gestion bureaucratique, procédural, de l’enseignement et de la recherche ; enfin, ni sur les effectifs en ressources humaines et financières nécessaires pour mener à bien et dans de bonnes conditions une réforme : le changement dans la stabilité parfaite.
En effet, loin de susciter une réflexion sur les savoirs et leur réorganisation, sur la place de l’Université dans le tissu local, ses liens avec les collectivités environnantes et les entreprises publiques comme privées, le rôle de l’Université dans ses rapports avec les grandes écoles, la place de la recherche, la question de la professionnalisation et des débouchés, celle de la sélection des étudiants et de leurs orientations, la mise en œuvre de véritables formations européennes favorisant la mobilité des enseignants et des étudiants, la réforme conduite dans l’urgence et la précipitation n’a fait que reproduire, dans la majorité des cas, l’existant.[...]
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PRATIQUE
Quelle langue vivante choisir à l’entrée au collège ?

Les parents d’élèves de CM2 doivent décider avant les vacances de printemps quelle langue étudiera leur enfant en sixième à la rentrée prochaine. Les raisons de leur choix peuvent être affectives : origine familiale, attrait pour le pays. L’objectif peut aussi être utilitaire, soit qu’on estime telle langue indispensable pour l’avenir de l’élève, soit qu’on s’en serve pour déroger à la carte scolaire et orienter l’enfant vers "un bon établissement" ou "une bonne classe".
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