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Revue de presse du mercredi 15 juin 2005

Bien que mis en ligne avec un jour de retard, L’Humanité du 14 jin mérite qu’on s’y attarde. On revient en effet sur les condamnations des lycéens impliqués dans les manifestations anti-Fillon des mois derniers. L’éditorialiste rapproche cette situation de la tendance à la criminalisation de l’action sociale et syndicale. Le journal propose au Ministre de la justice d’être...Clément...
Oublié e(ou plus précisément pas encore mis en ligne sur le site du journal) dans la chronique d’hier, il faut évoquer la tribune d’Alain Bentolila dans le journal Le Monde . On peut y lire la position suivante « [...]On constate en effet que l’affirmation du primat du plaisir a produit au cours de ces trente dernières années des effets extrêmement pervers et a induit des pratiques qui, loin de lutter contre l’échec scolaire, ont eu plutôt tendance à l’aggraver  ». Et le professeur de linguistique de poursuivre en considérant que si les enfants des classes populaires ont des difficultés de lecture «  c’est parce qu’ils arrivent malheureusement au cours préparatoire avec un bagage lexical qui leur interdit l’accès au sens  »
Bonne Lecture...


Libération du 15/06/05

Contestataires du lycée Fénelon à l’amende
Soulagement dans les rangs lycéens. Salah Moughabel, 18 ans, et Adrien Nicolas, 23 ans, étaient accusés d’avoir endommagé la porte du lycée Fénelon (dans le IVe à Paris) lors de son occupation le 7 avril, et causé une bousculade entraînant la chute de la proviseure deux côtes cassées. Ils n’ont finalement écopé hier « que » d’une grosse somme à payer : 2 495 euros chacun. Les deux jeunes risquaient gros. Le 1er juin, Samuel Morville, 18 ans, l’un des meneurs de la coordination nationale des lycéens, avait été condamné à cinq mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 500 euros, pour un simple outrage à agent.
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le bac pas à pas « Toute la journée, ça a été le stress... »
Camille, 17 ans, fait partie de ces lycéens que libération.fr avait rencontrés le 10 juin à la sortie de l’épreuve de philo du bac • Nous la suivrons jusqu’au 4 juillet, jour des résultats • Aujourd’hui, elle passe les épreuves d’histoire-géographie et de physique-chimie • Hier soir, au téléphone, la pression était à son maximum •
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Azouz Begag, le nouveau ministre à la Promotion de l’égalité des chances :
« Pour l’égalité, je vais faire le crabe entre les ministères »

Il y a une semaine, en franchissant le seuil de l’Assemblée nationale dans le sillage du chef du gouvernement, Azouz Begag, le nouveau ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances, a accompli sa part de vérité. Pour l’ancien gamin des bidonvilles de la banlieue lyonnaise, ce rendez-vous avec la République vaut programme politique. Au printemps 1997, il l’avait confessé lors d’un de ces déjeuners privés qu’organisait Alain Juppé à Matignon. Questionné sur le parti dont il aimerait porter les couleurs, l’écrivain et sociologue au CNRS avait simplement répondu : « Je veux être le premier représentant des banlieues à l’Assemblée nationale. » Dans la foulée de la dissolution, il avait respecté cette ligne iconoclaste, se présentant aux législatives sous l’étiquette Divers gauche, faute d’avoir obtenu l’investiture du RPR, avec ce simple slogan : « Un Arabe à l’Assemblée ». Invité à rejoindre le gouvernement, Azouz Begag n’a pas hésité longtemps. Il se doute que la rivalité entre le n° 1 et le n° 2 du gouvernement sur ses sujets de prédilection l’intégration et l’égalité des chances pourrait lui compliquer la tâche. L’auteur du best-seller autobiographique le Gone de Chaâba passe outre, confiant dans la « carte blanche » que lui a donnée Dominique de Villepin et convaincu qu’il ne peut pas manquer l’opportunité de représenter la « France arc-en-ciel » au sommet de l’Etat.
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Le Figaro du 15/06/05

Dix débouchés pour les bacs « pro » et « techno »
Après les filières antichômage destinées aux bacheliers généraux, voici dix secteurs qui recrutent des bacs professionnels et technologiques. Il existe de nombreuses spécialités de bacs « pro » : aéronautique, artisanat et métiers d’art, comptabilité, restauration, secrétariat, travaux publics, vente-représentation... Pour les bacs techno, voici les huit disciplines enseignées : STT (sciences et technologies tertiaires), STI (sciences et technologies industrielles), SMS (sciences et techniques médico-sociales), STL (sciences et technologies de laboratoire), STAE (sciences et technologies de l’agronomie et de l’environnement), STPA (sciences et technologies du produit agroalimentaire), hôtellerie et TMD (techniques de la musique et de la danse). Pour tous ces jeunes bacheliers, le marché de l’emploi offre de nombreuses possibilités
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L’Humanité du 14/06/05 (un jour de retard)

Après les coups faites entrer les accusés
Arrêtez tout ! Appel à la raison ou injonction, c’est, quoi qu’il en soit, le cri lancé par une cinquantaine d’organisations, politiques, syndicales ou associatives qui réclament l’abandon des poursuites judiciaires engagées contre les lycéens qui ont combattu la loi Fillon. Les signataires s’adressent à Gilles de Robien, ministre fraîchement nommé de l’Éducation nationale, prenant au mot sa volonté d’user de la concertation. Le collectif de soutien qui s’est constitué autour d’eux dénonce la démesure des procédures et n’hésite plus à parler de « chasses aux sorcières » et de « procès politiques ». Des mots sévères, qui mettent directement en cause le fonctionnement démocratique.
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Les cent trente jours qui ébranlèrent Fillon
12 janvier. François Fillon publie son projet de loi d’orientation sur l’école. Tollé général.
[...]6 juin. Gilles de Robien, nouveau ministre de l’Éducation, suspend l’examen des décrets d’application de la loi Fillon.
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« Le ministre doit envoyer un signe d’apaisement »
Députée communiste des Hauts-de-Seine, Jacqueline Fraysse demande à Pascal Clément de faire preuve de retenue, de sérénité et de renoncer aux poursuites judiciaires vis-à-vis des lycéens.
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« Les lycéens ne sont pas violents »
Thierry Lefebvre, historien, décortique la mise sous tension d’un mouvement victime de la répression.
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La comédie humaine du lycée Balzac
Retour sur la mobilisation dans cet établissement parisien, théâtre de conflits entre élèves et direction.
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Des policiers entre zèle musclé et laxisme volontaire
Deux dates : la manifestation du 8 mars, à Paris, et les dérapages des CRS du 7 avril, à Lille, mais un seul objectif, dénigrer la mobilisation et les prises de positions lycéennes pour mieux les décourager.
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Éditorial : Casser du rebelle
Pourquoi poursuivre, comme si de rien n’était, la répression d’un mouvement dont l’objet a été reconnu quasi caduc par la société comme par le gouvernement ? Gilles de Robien, nouveau ministre à l’Éducation, a développé un discours apaisant à son arrivée, il doit maintenant l’inscrire dans les faits. L’abandon des poursuites contre les lycéens arrêtés lors des différentes actions contre la loi Fillon s’impose. Tout comme les sanctions disciplinaires, ou de tous ordres, dans les établissements, doivent être effacées.
Cette volonté de criminaliser les jeunes, de casser du rebelle, n’est pas inédite mais son retour en force dans notre société est récente. [...]Continuer à condamner des jeunes qui criaient dans leurs manifs « Nous ne sommes pas de la chair à patron, nous voulons une vraie éducation » renvoie, en écho, aux récentes tentatives de criminaliser l’action sociale ou syndicale. Elle ne peut laisser indifférent. D’autant que ces mêmes lycéens ont été, au cours du printemps, victimes d’une répression policière bien souvent disproportionnée ou parfaitement inadéquate, et que la commission parlementaire créée pour enquêter sur ces « bavures » est, elle, enterrée.
Intimidations, condamnations, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour faire rentrer dans le rang les rebelles qui s’en étaient écartés. Il existe d’autres moyens plus vertueux, démocratiques, de le faire. Monsieur de Robien, ne laissez pas la justice obscurcir l’horizon de jeunes gens à l’aube de leur vie. Mettez fin à toutes les poursuites judiciaires à leur encontre.
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Le Parisien du 15/06/05

Rien vu...


La Croix du 15/06/05

Rien vu...


20 minutes du 15/06/05

Après la classe, c’est encore l’école
Au Royaume-Uni, les familles monoparentales se multiplient et davantage de femmes travaillent. Afin d’éviter que les enfants ne restent seuls chez eux après l’école, le gouvernement souhaite maintenir les établissements scolaires ouverts de 8 heures du matin à 18 h, contre 9 h-15 h aujourd’hui. D’ici à 2010, les écoles offriront même le petit déjeuner aux élèves et des activités sportives ou artistiques après les cours, a précisé le ministère de l’Education.
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Deux jeunes condamnés à des amendes après une manif lycéenne
Un important dispositif de forces de l’ordre avait été une nouvelle fois mis en place, hier aux abords du Palais de Justice de Paris. Mais cette fois, le jugement à l’encontre de deux jeunes, poursuivis pour dégradations et violences lors d’une manifestation lycéenne, s’est fait dans le calme. Adrien Nicolas, 23 ans, militant de la LCR, et Salah Mougharbel, 18 ans, lycéen, ont chacun écopé de 1 000 e d’amende. Ils comparaissaient à la suite de la manifestation devant le lycée Fénelon à Paris (6e) le 7 avril, au cours de laquelle la proviseure avait été bousculée et une porte détériorée. Ils devront par ailleurs payer, solidairement, 2 000 e de dommages-intérêts à la proviseure, et 490 e de frais de réparation.
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Ouest-France du 15/06/05

Rien vu...


Le Monde daté du 16/06/05

Apprendre à lire : un chemin aride, par Alain Bentolila (édition du 15/06)
Dans un monde où la recherche forcenée d’un plaisir vite consommé est devenue un principe de vie ; dans un monde où le droit à "l’euphorie perpétuelle" fait quasiment partie du catalogue des avantages acquis, pourquoi donc l’école en particulier et l’apprentissage en général échapperaient à cette tendance majeure ?
Bizarrement, à mesure que l’échec scolaire se fait plus inquiétant, s’est installée l’idée que le plaisir devait être consubstantiel de toute démarche d’apprentissage. Cette consubstantialité a été présentée comme la meilleure garantie du succès des apprentissages. A l’opposé, l’obscur labeur a été dénoncé comme responsable de l’échec scolaire et de la désaffection des élèves.
L’idée d’apprendre sans souffrir exagérément et sans s’ennuyer prodigieusement ne me paraît pas sans intérêt ; mais faire du plaisir la condition sine qua non de toute démarche d’apprentissage me paraît au moins exagéré, et peut-être dangereux. On constate en effet que l’affirmation du primat du plaisir a produit au cours de ces trente dernières années des effets extrêmement pervers et a induit des pratiques qui, loin de lutter contre l’échec scolaire, ont eu plutôt tendance à l’aggraver.
Considérons ce qu’a occasionné l’obsession pédagogique du plaisir dans l’apprentissage de la lecture et voyons comment on a confondu le plaisir de lire avec le plaisir d’apprendre à lire. Pour faire plaisir à un enfant, on fait semblant de croire et on lui fait croire qu’il sait lire alors qu’il en est encore incapable.[...] Il faut au contraire qu’il accepte le fait que le plaisir de lire est au bout du chemin d’un apprentissage qui sera parfois aride, parfois répétitif mais qui lui donnera le pouvoir de conquérir tout seul et avec précision le sens d’un texte.
Pendant ces trente dernières années, certains ont tenté de faire croire aux instituteurs du cours préparatoire que le grand ennemi de la lecture était le déchiffrage : c’était, disait-on, parce que l’on obligeait ces malheureux élèves à établir des liens entre les lettres qu’ils découvraient et les sons qui leur correspondaient que certains en restaient au stade du ânonnement besogneux privé de sens.
En bref, c’est parce que l’on différait le plaisir de comprendre tout de suite en les obligeant à dominer d’abord les mécanismes de la lecture que l’on en faisait de futurs illettrés. Cette supercherie s’énonçait sur le plan idéologique de la façon suivante : "Si les enfants de bourgeois comprennent alors que les fils d’ouvriers ânonnent, c’est parce que l’école, dans sa volonté têtue de reproduction sociale, forme les seconds au déchiffrement privé de sens."
Cette affirmation a conduit à présenter la maîtrise des mécanismes du code écrit comme l’ennemie jurée de la lecture. Dénoncée, aujourd’hui, par l’immense majorité des recherches sérieuses, cette croisade de trente années a eu des résultats catastrophiques sur les performances des élèves en France.[...] Ce n’est donc pas le fait de déchiffrer qui est responsable d’une lecture dépourvue d’accès au sens, mais c’est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l’enfant d’accéder au sens des mots écrits.En bref, si les enfants de classes défavorisées sont plus que d’autres portés à une syllabation privée de sens, ce n’est certainement pas parce que des instituteurs malveillants ou incompétents les y ont conduits, c’est parce qu’ils arrivent malheureusement au cours préparatoire avec un bagage lexical qui leur interdit l’accès au sens.
Travail patient et obstiné pour enrichir le vocabulaire des enfants, notamment par la lecture assidue à haute voix de textes variés ; manipulation précise des mécanismes du code écrit pour en percer les secrets ; c’est bien dans l’exigence et la précision que se gagne la bataille de la lecture et non dans une approche globale qui, sous prétexte de plaisir facile et immédiat, conduira bien des élèves à une impasse.
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François Bayrou obtient la suspension de Gilles de Robien de la direction de l’UDF
Façon de nier l’ampleur des tourments qui l’agitent, l’UDF a "réglé" le cas Robien en diffusant, mardi 14 juin, un communiqué lapidaire : "Gilles de Robien ayant choisi de participer au gouvernement en contradiction avec les décisions des instances compétentes de l’UDF, le comité exécutif (...) a constaté à l’unanimité que cette situation entraînait sa suspension de ses responsabilités dans les instances exécutives de l’UDF."
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