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Revue de presse du mercredi 13 avril 2005

Retour encore sur la manifestation du 8 mars et les « cogneurs ». Le PS demande une commission d’enquête et souhaite savoir s’il ya eu défaillance des services de police.
La presse continue à s’intéresser aux lycéens.La rencontre avec F.Fillon, mardi soir annonce t-elle une sortie de crise. Rien n’est sûr... A lire aussi dans le Monde, le portrait d’un des leaders de la coordination lycéenne. Un militantisme fortement ancré et qui va durer. Comme il le dit lui même "Je sais, que mon patron aura peur de moi."
Dernier sujet enfin, la commémoration de l’esclavage. Un rapport remis aujourd’hui préconise le 10 mai comme journée de souvenir et une remise à jour des programmes et des manuels scolaires.
Bonne Lecture...


Libération du 13/04/05

La mémoire nationale s’entrouvre à l’esclavage
Un rapport remis à Jean-Pierre Raffarin propose de faire du 10 mai une journée de commémoration et de remettre à jour des programmes scolaires.
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Pap Ndiaye, historien à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et spécialiste de l’esclavage :
« Il n’y aura pas une histoire pacifiée »

Né en 1966, Pap Ndiaye est historien des Etats-Unis. Il est membre du Capdiv, une association qui prône la diversité et la lutte contre les discriminations. De père sénégalais et de mère française, il a travaillé sur l’organisation et l’importance de la communauté noire aux Etats-Unis avant de s’intéresser à son pendant français. Il a écrit sur l’histoire de l’esclavage outre-atlantique et prépare un livre sur la question noire, en France.
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Lycéens : une sortie de crise incertaine
Mardi soir, François Fillon a reçu les syndicats lycéens. Ces derniers se montraient plutôt satisfaits à l’issue de la réunion.Mais le ton avait changé ce matin
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Reprise des cours au lycée Montaigne à Paris
Mercredi, les 1.900 élèves du lycée et collège Montaigne (VIe arrondissement de Paris) ont retrouvé leurs salles de classe, deux jours après l’occupation de l’établissement par près de 200 opposants à la loi Fillon et l’intervention des CRS pour les déloger.
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Julien Dray, porte-parole du PS, sur la gestion des lycéens par Fillon :
« L’inéfficace politique du "coup de menton" » (édition du 12/04)

[...]François Fillon n’a fait aucun geste en direction des lycéens depuis le vote de la loi, dont il avait retiré le volet consacré au contrôle continu au bac. Il ne les entend pas, ne dialogue pas avec eux. Or ils ne rêvent pas de la semaine des quatre jeudis. Ils sont dans une demande raisonnée, qui mesure l’importance du parcours scolaire sur leur vie future. Un ministre de l’Education nationale digne de ce nom ne peut pas regarder du haut de sa chaire une jeunesse qui doute et dont il aurait beaucoup à apprendre.[...]
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Le Figaro du 13/04/05

Le bac menacé par le mouvement lycéen
A l’approche du bac, les rectorats et les proviseurs de Paris, Créteil, Versailles et Toulouse, les plus touchés par les manifestations lycéennes, ne cachent plus leur inquiétude. Les établissements victimes des « graves perturbations » causées depuis plus d’un mois par des opposants à la loi Fillon sont en première ligne. Le chef de cabinet du recteur de Paris, Nicolas Boudot, estime que les retards pris dans les cours en terminale sont désormais « irrattrapables ». Au rectorat de Toulouse, on constate un « taux d’absentéisme persistant ». « Le bac sera perturbé même si certains professeurs donnent plus d’heures de cours pour compenser », précise-t-on.
Le rectorat de Paris estime qu’en moyenne huit heures par matière enseignée n’ont pu être assurées ces dernières semaines dans six ou sept lycées. Le cabinet du recteur cite notamment Montaigne, Balzac, Paul-Valéry et Sophie-Germain. « Le baccalauréat est trop proche. Il est irrémédiablement compromis dans ces lycées, insiste Nicolas Boudot. Paradoxalement, les élèves qui manifestent contre le contrôle continu au bac viennent perturber cet examen. »
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L’Humanité du 13/04/05

Fillon dialogue enfin avec les lycéens
Après la trique, le troc ? Plus d’un mois après le vote solennel de la loi d’orientation sur l’école qui a déclenché l’occupation de nombreux établissements, François Fillon semblait enclin, hier, à engager la discussion avec les lycéens. Le ministre de l’Éducation devait recevoir leurs deux syndicats, l’UNL et la FIDL, à 19 heures, rue de Grenelle. Un fait inédit, depuis que le Parlement a entériné la réforme de l’école.
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Le rapport Bénisti ou le recul des civilisations
Par Jacques Blin,animateur du Réseau langues et cultures de France auprès du PCF.

Un député nommé Jacques-Alain Bénisti a présidé une commission aux conclusions bien inquiétantes. Il en est sorti un rapport d’étude parlementaire sur la sécurité intérieure. Il s’intitule « Sur la prévention de la délinquance ».
Le « jeune délinquant » ne sort pas de n’importe où. Il vient des « cités », là où les « jeunes » occupent les halls d’immeubles. Ses parents ne sont pas « à la hauteur », et plus spécialement la mère, dont le rôle « naturel », pour la droite, serait de rester au foyer. En plus, ils ont tendance à parler « patois ». Pour ces gens, l’arabe, le berbère, le turc, le kurde, le swahili des Comoriens, le vietnamien, le chinois, le cambodgien, etc., sont autant de « patois », mais pas de vraies langues. Le français seul a droit à cette appellation.
Pour un Occitan ou un Breton, voilà qui ramène plus d’un siècle en arrière. Ce rapport assimile immigration et délinquance (au moment où Sarkozy veut diriger le débat sur l’immigration et les quotas). Pas un instant il ne leur vient à l’esprit que, pour faire apprendre le français aux enfants, point n’est besoin d’exclure aussi impitoyablement l’autre langue. Pas un instant ils ne se rendent compte que rien n’est plus facile pour un enfant de cinq ans d’acquérir une autre langue que celle qu’il a d’abord entendue (le rapport Thélot et le projet Fillon s’inscrivent d’ailleurs dans cette négation des langues et des cultures).
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Le Parisien du 13/04/05

Les lycéens et le ministre calment le jeu
Ils ne s’étaient pas rencontrés depuis le vote de la loi et le durcissement du conflit. Hier soir, François Fillon a convié rue de Grenelle les deux principaux syndicats de lycéens. A la sortie, le ton avait changé, plus apais
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La Croix du 13/04/05

Rien vu...


20 minutes du 13/04/05

L’esclavage retrouve une mémoire
L’abolition de l’esclavage sera désormais commémorée chaque 10 mai. C’est ce que devrait entériner le Premier ministre après la proposition qui lui a été faite hier par le Comité pour la mémoire de l’esclavage
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Le mouvement lycéen dégénère
Lycéens contre loi Fillon, le bras de fer continue. Hier, un rassemblement dans l’inspection académique de Seine-Saint-Denis a dégénéré : bureaux détruits, coups de barres de fer dans les dispositifs d’entrée. «  Des agissements intolérables  », a réagi le recteur de l’académie de Créteil
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Ouest-France du 13/04/05

Rien vu...


Le Monde daté du 14/04/05

Questions sur les violences commises lors du défilé lycéen du 8 mars
Un mois après les violents incidents de la manifestation lycéenne du 8 mars à Paris, la polémique sur l’attitude des forces de l’ordre prend une tournure politique.
Les groupes socialistes du Sénat et de l’Assemblée nationale ont demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour comprendre pourquoi le défilé parti de la place de la République avait dû être interrompu gare d’Austerlitz, c’est-à-dire avant son terme, prévu à Denfert-Rochereau.
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MALEK BOUTIH, secrétaire national chargé des questions de société au Parti socialiste
"L’objectif, sans le dire, était de pourrir la manifestation"

[...]Il y a quelques années, lors des manifestations de jeunes, il y avait un dispositif en amont, dans les gares RER, pour repérer les fauteurs de troubles. Beaucoup de témoignages indiquent qu’il n’y avait rien, cette fois, dans les gares. On a fait le choix d’encadrer fortement la manifestation par les CRS pour protéger les biens. En revanche, des consignes strictes ont été données pour ne pas assurer la sécurité des manifestants. Je ne crois pas du tout qu’il y ait eu un effet de surprise. Peut-être que l’ampleur des agressions est apparue surprenante, mais elles avaient été annoncées. L’objectif, sans le dire, était de pourrir la manifestation. Ensuite, l’effet de meute a joué à fond.C’est en constatant l’absence de protection sur le terrain que les intrus sont passés à l’acte. L’occasion a fait le larron. Ceux qui croient à un plan préalable nourrissent une vision paranoïaque des événements qui ne sert qu’à justifier l’échec lamentable des autorités dans cette affaire.[...]
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Les parlementaires socialistes demandent une commission d’enquête
Les parlementaires socialistes ont déposé vendredi 8 avril au Sénat et mardi 12 à l’Assemblée nationale une demande identique de création d’une commission d’enquête. Ceci afin d’"apporter toute la lumière nécessaire sur les circonstances et les conséquences des événements violents survenus lors de la manifestation lycéenne du 8 mars", précise le texte de la proposition de résolution que David Assouline et Christophe Caresche, respectivement sénateur et député (PS) de Paris, devaient présenter à la presse, mercredi 13. "Nous voulons d’abord établir les faits et mesurer la réalité des agressions", disent les élus.
L’un comme l’autre, cependant, s’interrogent sur d’éventuelles défaillances du dispositif de sécurité.
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Ministre et syndicats de lycéens mettent en scène la "sortie de crise"
La rencontre avait été programmée juste avant les journaux télévisés pour permettre aux caméras de fixer l’essentiel : l’ouverture de discussions entre le ministre de l’éducation nationale, François Fillon, et l’Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL).
Mardi 12 avril, après une heure trente de négociations, M. Fillon s’est présenté devant les journalistes pour annoncer que le gouvernement était prêt à faire des propositions afin de "sortir de la crise".
Dans un salon du ministère, M. Fillon a expliqué que le gouvernement avait entendu les revendications des lycéens et qu’il souhaitait favoriser le retour à la normale. Pour cela, il a confirmé une annonce faite le 8 avril, à savoir la création de postes d’assistants pédagogiques dans les 300 lycées les plus difficiles afin d’offrir du soutien scolaire aux élèves.
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Samuel Morville, terminale option rue
Son apparence fragile tranche avec sa réputation de trublion. Samuel Morville, jeune homme fluet au visage fin et anguleux, est l’un des meneurs du mouvement lycéen. Des utopies plein la tête, il prône la "démocratie directe" et la "convergence des luttes" au sein d’une coordination incontrôlable qui bouscule les syndicats lycéens.
Look ado, pantalon de treillis qui balaie les trottoirs : avec sa petite taille et son air de diablotin, il a du mal à faire ses 18 ans. Des origines égyptiennes de sa mère, il a hérité un regard sombre et une tignasse noire, ramassée en queue de cheval.[...]
l navigue comme un poisson dans l’eau dans la pagaille du mouvement lycéen et n’a aucun doute sur la légitimité de la coordination. Les syndicats ? "Des structures pérennes qui interviennent au niveau d’instances représentatives mais dont, concrètement, tout le monde se fout. C’est une chose d’avoir une représentativité, une autre de rentrer dans l’action."Et, l’action militante, c’est l’oxygène de Samuel. [...]’a-t-il pas l’impression d’être un OVNI au sein d’une jeunesse peu politisée ? "Non,assure-t-il. La nouvelle génération est militante mais sur de nouvelles bases. Je fais partie d’une génération qui a commencé à militer pour protester contre l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour." Un adulte qui le connaît bien s’interroge : "Est-ce que, au travers de son militantisme, Samuel ne se serait pas trouvé une famille ?"
Autant qu’il s’en souvienne, ses dernières années ont été rythmées par les mobilisations : 2002, contre Le Pen et la suppression du statut de surveillant ; 2003, contre la guerre en Irak ; 2004, création des comités d’action lycéens ; 2005, contre la loi Fillon. Il est proche de l’altermondialisme, a fait le déplacement à Millau, au Larzac, à Evian contre le G8. Son meilleur souvenir ? "L’invasion du rectorat de Montpellier le jour de la guerre en Irak."[...]Samuel ne désespère pas d’obtenir son bac économique et social cette année. Son proviseur s’est engagé devant les délégués de classe à ne pas pénaliser les élèves qui se sont mobilisés. "A un moment donné, il va falloir paniquer, ouvrir ses cahiers et ne faire que ça", reconnaît le jeune homme. Son avenir ? Pour le métier, il n’est pas vraiment fixé, mais pour ce qui est de continuer à militer, ça ne fait aucun doute. "Je sais, s’esclaffe-t-il, que mon patron aura peur de moi."
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L’incitation à reconnaître le "rôle positif" de la colonisation à l’école suscite une levée de boucliers
Des historiens français et des associations de défense des droits humains protestent contre la loi du 23 février 2005 en faveur des rapatriés, qui demande notamment que les programmes scolaires "reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer".
Signataires d’une pétition lancée en mars et qui a recueilli un millier de signatures, des historiens comme Claude Liauzu, Gérard Noiriel et Gilbert Meyriel demandent l’abrogation d’une loi qui "impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au cœur de la laïcité". Gérard Noiriel a affirmé, mercredi 13 avril devant la presse, qu’il ne pouvait accepter que "les pouvoirs publics dictent aux enseignants le contenu de leur cours".
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