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Revue de presse du mercredi 12 octobre 2016


Désolé, mais la revue sera une simple liste de textes publiés ce jour qui me semblent intéressants. L’école se sent attaquée par le néo-libéralisme et se défend comme elle peut, et peut-être pas toujours bien...


Olivier Galland dans Télos : Non, l’école française n’a pas cédé aux sirènes du pédagogisme… “Dans un article des Echos du mercredi 5 octobre (« Comment la France a saboté son école ») Gaspard Koenig dresse un tableau accablant de l’échec de l’école française. Le constat est bien connu et les fameuses enquêtes PISA le rappellent périodiquement : les différences de niveau se creusent entre les élèves les plus performants et ceux qui rencontrent des difficultés et les inégalités sociales devant l’éducation augmentent.”

Marcel Lebrun dans The Conversation : Classes inversées, retour sur un phénomène précurseur (1). “Ce texte est issu de la journée d’étude, « Apprendre et enseigner à l’ère numérique », qui s’est tenue au Collège des Bernardins le 6 octobre 2016, dans le cadre d’une réflexion partagée de la Chaire du Collège des Bernardins sur « L’humain au défi du numérique », et du séminaire de recherche « École et République ». La journée d’étude aborde les questions de fond des transformations que le numérique engendre dans l’apprentissage et l’enseignement et s’interroge sur les bénéfices apportés à l’humain. Par Marcel Lebrun, Professeur en technologies de l’éducation, Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve (Belgique), et intervenant au Collège des Bernardins.”

La mutation de l’écosystème éducatif : vendre des compétences. “Si on imagine enseigner comme on l’a expérimenté enfant, on ne sera pas très utile. Si on continue de former des enseignants par discipline au lieu d’en faire des pédagogues, on s’égare, Les spécialistes produisent du contenu, les pédagogues s’assurent que nous l’assimilions. Si les spécialisations sont effervescentes, les principes d’apprentissage, eux, demeurent stables.

Si on pense financer l’éducation sur les mêmes critères qu’autrefois, comme l’assiduité en classe ou l’âge des individus, la formule ne générera que de la frustration. Financer les efforts d’enseignement des compétences, celles dont on aura besoin, est sans doute une voie mieux adaptée à ce qui s’en vient.

Bref, si on veut rendre l’éducation populaire et appréciée, on proposera au gens ce dont ils ont besoin, c’est à dire des compétences pour opérer dans ce monde. On construit sa confiance en soi sur ses compétences, on devient plus tolérant avec de l’éducation.”

Et justement dans LE MONDE ECONOMIE Marine Miller présente un article important : L’enseignement supérieur met le savoir-être au programme des étudiants. “Créatif, innovant, optimiste : les entreprises n’ont plus que ces adjectifs à la bouche. Récemment, un célèbre cabinet d’audit américain a annoncé son intention de recruter quatre profils types. Pour les définir, l’entreprise a utilisé ­quatre néologismes : « outoftheboxeur, synergisant, révolueur, éconoclaste ». Du marketing qui frôle la caricature, mais qui conforte l’importance qu’ont prise dans le monde du travail les soft skills, ces qualités humaines ou compétences émotionnelles.” Elle y donne la parole à plusieurs enseignants de grandes écoles et universités françaises.

Marie Gaussel, Chargée d’études et de recherche à l’unité Veille et Analyses pour les dossiers de l’IFÉ : L’éducation des filles et des garçons : paradoxes et inégalités. “Dans les systèmes éducatifs mixtes, les filles et garçons reçoivent un enseignement considéré comme identique, mais qu’en est-il réellement ? On s’aperçoit que, malgré une meilleure réussite des filles à l’école (en termes de durée moyenne des études, de niveau moyen des diplômes, de taux de réussite aux examens), elles sont toujours sous-représentées dans les filières prestigieuses et porteuses d’emploi. Par la suite, les femmes rencontrent plus de difficultés dans leur trajectoire professionnelle : elles sont plus souvent que les hommes confrontées au chômage, aux emplois précaires, au temps partiel contraint et souvent moins bien rémunérées. Que se passe t-il entre temps ? Pourquoi ces inégalités persistent-elle encore au sein d’une société qui clame pourtant son adhésion aux valeurs d’égalité entre les individus ? Comment favoriser une véritable éducation à l’égalité ?

François Jarraud sur le Café pédagogique met Céline Alvarez au regard des instits. “C’est un des best sellers de la rentrée. Le livre de Céline Alvarez, qui décrit trois années de travail en école maternelle, a une couverture médiatique telle que la ministre a été amenée à relancer le conseil de l’innovation (Cnire). Mais qu’en pensent les professeures de maternelle ? Nous avons interrogé trois enseignantes, bien installées dans le métier, pour leur demander leur analyse d’un livre destiné au grand public. Deux mots reviennent : déception et trahison. Céline Alvarez ne fait pas l’unanimité.”

Et Jean-Pierre VERAN sur son blog interroge, Le port du jogging interdit au lycée : une « question d’éducation », seulement ?Proscrire le port du survêtement au lycée, est-ce une simple mesure éducative de bon sens, ou une décision qui s’affranchit de la prise en compte de certaines réalités sociales ?

Marie Théobald pour le Figaro commente un rapport de l’IFRAP : L’enseignement coûte 35 milliards d’euros de plus dans le public que dans le privé. “L’enseignement public coûte 34,5 milliards d’euros de plus que l’enseignement privé sous contrat en 2014 (derniers chiffres), rapporté au coût moyen par élève, ce qui représente 36% de la dépense totale en matière d’éducation (maternelles, primaires, collèges et lycées) qui s’élève, en France, à 93,5 milliards d’euros, tous financeurs confondus, révèle l’iFRAP dans un rapport que Le Figaro s’est procuré en exclusivité et publié ce mercredi 12 octobre. « Et les dépenses augmentent chaque année », avertit Agnès Verdier-Molinié, directrice du think tank de droite.”

La Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) est un think tank (cercle de réflexion) français libéral, reconnu d’utilité publique depuis 2009 et issue d’une association créée en 1985 par Bernard Zimmern3. La Fondation publie une revue mensuelle Société civile et une newsletter hebdomadaire.” d’après Wikipedia.

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion


Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

N° 530 - Former les futurs citoyens

Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016
Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?