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Revue de presse du mercredi 12 novembre 2014

Education prioritaire - Sans note - Seul ou ensemble ? - Démocratisation


Les crispations autour de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire continuent de faire écho dans la presse, en particulier en région. Dans le même temps, la ministre de l’éducation nationale était en visite dans un collège sans note, quelque semaines avant la grande réflexion sur l’évaluation. Et quelques questions : école pour tous ? Seul ou ensemble ?


Education prioritaire

"La nouvelle éducation prioritaire, c’est une nouvelle carte des réseaux pour que ce soient les territoires qui en ont le plus besoin qui bénéficient de cette mobilisation exceptionnelle. La nouvelle éducation prioritaire, c’est plus de justice sociale". Si Najat Vallaud-Belkacem rappelle que la refonte de la carte de l’éducation prioritaire est censée rétablir plus d’équité, elle ne calme pas la gronde sur le terrain pour autant. Des écoles et collèges vont sortir de ces dispositifs. Parents, élus, enseignants protestent. En Haute Garonne, « la mise en place du nouveau découpage des zones d’éducation prioritaire prive les écoles des moyens qui leurs étaient jusqu’ici attribués au seul motif que les collèges dont elles dépendent ne sont pas classés prioritaires » nous explique La Dépêche.
« Puisque les collèges sont tête de réseau d’éducation prioritaire, les écoles suivent le sort du collège ce qui semble commode pour gérer les Rep mais éloigné de la justice sociale sur le terrain » peut-on lire sur le site de France Bleu.
En Bourgogne, c’est un réseau complet qui devrait sortir. Là encore, parents et élus se mobilisent.
La Café Pédagogique relève également les contestations sur ce sujet à Paris.


Sans note

La ministre de l’éducation nationale était en visite au collège de Vic-Fezensac aujourd’hui. Cet établissement a abandonné les notes jusque la 3ème. La Dépêche souligne qu’« à quelques jours des Journées de l’Évaluation, grand-messe parisienne de l’Éducation nationale fin novembre, l’expérience vicoise viendra enrichir les réflexions au plus haut niveau. »
Sud Ouest relaie que « Les résultats se sont fait sentir sur les indicateurs tangibles que sont la réussite au brevet, où le nombre d’élève quittant le collège à la fin de la 4e pour une nouvelle orientation.


Seul ou ensemble ?

Florian Delafoi consacre un long article sur Rue 89 sur l’école à la maison. Il nous indique que « l’instruction en famille progresse en France depuis une dizaine d’années. » « Les parents qui adoptent l’école à la maison cherchent une alternative au système scolaire traditionnel qu’ils jugent inadapté aux besoins de l’enfant.  » Il y développe l’exemple d’une maman formée à la pédagogie Montessori qui s’exprime : « C’est utopique de penser qu’on va pouvoir faire apprendre des choses à une classe de trente enfants de six ans. Toute la journée, les enfants sont enfermés dans une salle de classe avec des pauses à des heures précises. Ils ne peuvent pas profiter de la nature. Un enfant a pourtant besoin de gratter la terre, s’amuser avec des fleurs, etc. L’école contraint à rentrer dans un moule.  »
Alors seul à la maison ou à plusieurs à coopérer dans une classe ? Les pédagogies coopératives étaient à l’honneur dans l’émission Rue des écoles sur France Culture. Autour de la table : Céline Alvarez, Stéphanie Fondecaba et Isabelle Peloux à l’occasion de la sortie de son livre L’école du colibri chez Acte Sud.


Démocratisation

Dans une tribune pour L’Express, Alain Bentolila dénonce la démocratisation ratée de notre système scolaire. Dans sa tribune intitulée "L’école française a raté sa démocratisation", il pose la question : "Acceptons-nous que le destin scolaire et social d’un enfant soit scellé selon qu’il est né du bon ou du mauvais côté du périphérique, selon qu’il vit en zone urbaine ou rurale ou selon qu’il appartient à une famille culturellement favorisée ou non ?". Sans donner véritablement de solutions, il met en garde contre les formes d’immobilisme : "Nous ne gagnerons pas cette bataille nécessaire en exigeant aveuglément des moyens supplémentaires ou en tranchant tout aussi aveuglément dans le vif. Car ne l’oublions pas, ce n’est pas l’augmentation des moyens qui induit les changements fertiles, ce sont les changements utiles qui imposent les moyens nécessaires." "Tout changement profond dans les programmes, les méthodes ou... les rythmes ; toutes exigences de résultats, toutes obligations de formation continue seront huées au non de la sacro-sainte "liberté pédagogique"."
La démocratisation est également un sujet fort dans les grandes écoles. Le Monde y consacre un article et analyse l’impact des admissions sur titre sur la sociologie des étudiants. "L’essor des admissions sur titre (AST), des cursus post-bac et des recrutements à l’international permet en effet aux grandes écoles d’accueillir de nouveaux profils, et donc des jeunes issus de milieux moins favorisés. Elles peuvent ainsi élargir l’éventail des origines sociales de leurs élèves en même temps que celui des parcours scolaires."


Et on n’oublie pas Charlie Hebdo

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Dessin de Geneviève Brassaud.

Demain, c’est Laurent Fillion qui vous proposera la revue de presse.

Guillaume Caron


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Quelle éducation prioritaire ?
Revue n°499 - septembre 2012
ù va l’éducation prioritaire, après les dispositifs « Ambition réussite », puis « Éclair » ? Quelles évolutions des pratiques professionnelles, dans la classe, dans l’établissement, dans le réseau ? De ces établissements trop souvent lieux de relégation sociale et scolaire, peut-on faire des laboratoires pédagogiques pour une véritable école commune ?

Mieux apprendre avec la coopération
Revue n°505 - mai 2013

Lorsque deux enfants, deux élèves ou deux adultes coopèrent, ils apprennent au travers des échanges. En même temps, ils se construisent des valeurs humanistes telles que la solidarité, le partage, le respect. Des témoignages pédagogiques, des repères précis pour oser l’aventure, dépasser les embuches.