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Revue de presse du mardi 9 novembre 2004

Deux informations dans vos journaux. Tout d’abord la publication du rapport de l’ODAS (Observatoire de l’Action Sociale Décentralisée) sur l’enfance maltraitée et en danger. Près de 89 000 enfants sont concernés
Le Parisien revient dans un bon dossier sur ce qui faisait déjà l’objet d’un article dans Libération, il y a quelques jours : les profs enfants d’immigrés. Comme le note Patrick Rayou «  d’une certaine manière, ce sont eux qui croient le plus au système éducatif tel qu’il existe. » mais ce sont peut-être eux aussi qui sont susceptibles de le faire changer...
Bonne Lecture...


Libération du 09/11/04

Maltraitance : les parents largués
Contrairement à ce que les retentissants procès pour pédophilie pourraient laisser croire, les abus sexuels ne sont pas en hausse en France. Mais le chiffre total de l’enfance en danger, lui, augmente, passant à 89 000 cas signalés, contre 86 000 l’année précédente, selon le rapport annuel de l’Odas _ l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée _ publié hier.
Cette hausse n’est pas due aux cas de maltraitance dure, dont le nombre (18 000 enfants concernés en 2003) reste stable. Elle s’explique par l’augmentation des signalements d’enfants dits « en risque » (c’est-à-dire qui vivent dans des conditions risquant de compromettre leur santé, leur sécurité, leur moralité, leur éducation ou leur entretien). « On assiste à l’accroissement du nombre de familles fragiles, souvent trop isolées pour offrir à leur enfant les conditions d’un développement satisfaisant », note le rapport. Dans près d’un cas sur deux (40 000 enfants), les parents ont du mal à remplir leur rôle. Cette carence est liée « à une forme d’isolement social et d’immaturité » qui touche de plus en plus les familles et empêche la socialisation de l’enfant. Les conflits de couple, l’alcool, la drogue, la maladie, constituent les autres facteurs de mise en danger des enfants.
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Le Figaro du 09/11/04

La violence à l’école n’est toujours pas endiguée
La lutte contre la violence scolaire est un thème, hélas, récurrent. Hier, à Nîmes, Jacques Chirac en a fait un de ses objectifs prioritaires. « Ce sera l’un des enjeux essentiels de la loi d’orientation que le ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, présentera en 2005 », a assuré le président de la République.
Il est vrai que les données montrent que ce fléau ne recule pas. Au cours de l’année scolaire 2003-2004, les actes de violence signalés dans les établissements scolaires du second degré ont augmenté de 12% par rapport à l’année précédente : plus de 80 000 infractions recensées. Après la baisse de l’année 2002-2003, on a ainsi retrouvé le niveau de 2001, année au cours de laquelle l’Éducation nationale a installé son logiciel Signa permettant - avec une fiabilité encore imparfaite - de recenser tous les actes de violences dans les collèges et lycées.
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De plus en plus d’enfants en danger
En 2003, près de 89 000 enfants en danger ont été signalés aux conseils généraux. Selon l’étude annuelle publiée hier par l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas), il s’agit d’une hausse exceptionnelle. Jean-Louis Sanchez, délégué général de l’observatoire, présidé par Pierre Méhaignerie et composé d’élus de tous bords, a lancé hier un appel à la solidarité, entre voisins ou entre générations, en soutien aux familles en difficulté.
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L’Humanité du 09/11/04

Un rapport qui nage dans l’approximation
Plus que la précarité économique qui ne jouerait que « dans un cas sur dix », c’est la précarité relationnelle qui met les enfants en situation et en risque de maltraitances. C’est, en tout cas, ce qu’affirme Jean-Louis Sanchez, responsable de l’Observatoire de l’action sociale décentralisée (ODAS), une structure, créée en juin 1990, sous forme associative, chargée de coordonner, « à partir d’enquêtes et d’études, le développement dans un lieu neutre d’une réflexion commune des principaux décideurs et acteurs de l’action sociale ». Une action « inter-institutionnelle » qui serait « indispensable pour contribuer à l’amélioration des réponses, des organisations et des pratiques dans ce domaine ».
Pourtant, on tombe de haut lorsque l’on se penche sur le léger document, « Signalements enfants en danger en 2003 », dévoilé hier par l’ODAS. Des chiffres, certes : 18 300 cas de maltraitance signalés en 2000 et 18 000 en 2003, 83 800 enfants en risque en 2000 et 89 000 en 2003. Parmi les types de mauvais traitements, la violence physique serait en régression (6 600 contre 5 600), tout comme les abus sexuels (5 500 contre 5 200). Les négligences lourdes et violences psychologiques ont, en revanche, augmenté, passant de 6 200 à 7 200, ce qui « provoque le désarroi des professionnels », mal préparés à affronter ce phénomène nouveau.
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Le Parisien du 09/11/04

Profs issus des cités : ça change tout
La population des profs va se rajeunir en grande partie dans les dix prochaines années. Parmi ces nouveaux venus, de nombreux enseignants issus de l’immigration. Motivés, fiers de leur réussite, ils veulent booster celle de leurs élèves.
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« Ils se sentent investis d’une mission » Patrick Rayou
Les jeunes profs sont aujourd’hui tout à fait prêts à bouger. Une donnée nouvelle par rapport à la génération précédente. Il faut aussi noter leur plus grande aptitude à entrer dans les démarches d’élèves qui, pour beaucoup, ne sont plus en grande familiarité avec les exigences de l’école. C’est encore leur manière plus professionnelle de se remettre en question, d’accepter des critiques sur leur activité. Parmi ces nouveaux profs, émergent ceux qui sont issus de l’immigration... C’est vrai. C’est un tout nouveau groupe qui se vit un peu comme les « fils et filles des cités ». Mais, de façon paradoxale, ces enseignants sont ceux qui ressemblent le plus aux anciens. D’une certaine manière, ce sont eux qui croient le plus au système éducatif tel qu’il existe. C’est effectivement ce système qui leur a permis de s’en sortir, d’obtenir une véritable promotion sociale par rapport à leur milieu d’origine, notamment pour les jeunes femmes. Ces jeunes ont le sentiment d’avoir réussi grâce à l’école, ils se sentent d’une certaine manière « miraculés », contrairement à leurs homologues qui viennent de catégories plus favorisées. Alors, ils estiment qu’il faut renvoyer l’ascenseur à l’institution. C’est un peu comme s’ils se devaient de rembourser une dette.
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Pourquoi Imen apprécie ce métier
« LA PROF, ELLE EST REUBEU ! » ont chuchoté les élèves du collège de Viry-Châtillon (Essonne) lorsqu’ils ont vu arriver la nouvelle prof d’espagnol, Imen Najar qui, même si elle n’en a rien laissé paraître, a tout entendu. A la fin de l’année, les plus hardis lui ont demandé si elle était espagnole. Le plus simplement du monde, elle leur a répondu qu’elle était d’origine tunisienne.
«  Et là, j’ai senti beaucoup d’admiration parmi les élèves. Certaines filles m’ont même demandé comment on fait pour devenir prof. Je leur ai dit : c’est pas difficile. Il suffit d’étudier régulièrement, d’être sérieux et de le vouloir. Je suis la preuve que c’est possible  », s’enthousiasme la jeune femme élégamment vêtue d’une veste de tailleur noire à rayures blanches.
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« Ma réussite sera une motivation pour mes élèves »
ELLES SONT QUATRE rassemblées dans une petite salle de l’IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis, une des « écoles de profs » qui accueille le plus d’étudiants «  issus de l’immigration  », environ deux cents sur le millier de stagiaires. Prêtes à discuter de leurs origines, à savoir si cette spécificité va faire d’elles des professeurs différentes dès la rentrée de septembre 2005. Ce qui n’est pas aussi simple pour nombre de leurs « confrères ».
Au début d’ailleurs, elles aussi hésitent, se disent «  être comme les autres ». «  Enseigner, c’est dur, assène Sabrina, 28 ans, dont les parents ont débarqué d’Algérie avant sa naissance. Alors, on partage tous, quel que soit le milieu d’où l’on vient, cette difficulté. » Mais peu à peu, elles se lâchent. Assument en quelque sorte.
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Négligences : encore plus d’enfants en danger
C’EST PEUT-ETRE votre petit voisin. Ou cette adolescente qui « zone » en bas de votre immeuble depuis quelques semaines. De plus en plus de gamins souffrent d’être livrés à eux-mêmes, négligés par des adultes paumés, immatures ou dépressifs, qui doutent de leur autorité...
C’est, à en croire les chiffres de l’enfance en danger révélés hier par l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas), la nouvelle forme de « maltraitance » qui se développe en France.
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La Croix du 09/11/04

Le lundi de Pentecôte fait débat
Le premier ministre, qui reçoit mardi 9 novembre les 28 recteurs, doit arbitrer le choix du jour férié désormais travaillé. Même si le lundi de Pentecôte n’a plus de signification liturgique, les évêques auraient préféré une autre solution que sa suppression
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20 minutes du 09/11/04

Rien vu...


Le Monde daté du 10/11/04

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