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Revue de presse du mardi 8 février 2005

« Rien ne fait plus peur à un gouvernement de droite qu’une mobilisation lycéenne »C’est un enseignant qui le déclare dans Libération aujourd’hui. Ce journal fait sa une sur les « lycéens qui défient Fillon ». Il est vrai que les souvenirs (1990, 1998...) sont encore vifs dans la mémoire politique et que cela amène le gouvernement à envisager peut-être une autre position que la « sourdingue attitude » pour reprendre l’expression du SE-UNSA
A signaler aussi un article intéressant de La Croixsur un des points du projet Fillon : la note de comportement au Brevet. Le Monde revient sur « Chroniques de la violence ordinaire » documentaire, dont le dernier volet a été diffusé lundi soir sur France 2. Le Parisien s’intéresse , quant à lui, à la liaison École-Collège.
Enfin, on peut revenir sur le débat sur l’orthographe et la dictée avec un point de vue de Laurent Greisalmer dans le Monde (que j’ai oublié de citer hier, veuillez m’en excuser) et un article radicalement opposé dans le Figaro Magazine (seulement mis en ligne aujourd’hui...). A lire sans faute !
Bonne Lecture...


Libération du 08/02/05

Dans la rue, les lycéens défient Fillon
Une coordination appelle à poursuivre la mobilisation contre le projet de loi qui vise notamment à réformer le baccalauréat.
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Les grandes lignes de la loi pour « l’avenir de l’école »
Voici les principaux points du projet de loi d’orientation sur l’éducation qui concernent les lycéens.
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Tout est mûr pour la crise
A quoi jouent François Fillon et Jean-Pierre Raffarin ? Alors que l’opposition au projet de loi sur l’éducation se déploie tous azimuts, le ministre de l’Education a réitéré hier son soupçon que les lycéens sont manipulés par les enseignants ; et le Premier ministre a volé dans les plumes des syndicats, leur reprochant d’adopter une « negative attitude ». « Insultant », a immédiatement réagi Gérard Aschieri (FSU), tandis que le Syndicat des enseignants (SE-Unsa) dénonçait la « sourdingue attitude » du Premier ministre.
Les syndicats jouent sur du velours : les effets de trois années de disette budgétaire se font de plus en plus lourdement sentir sur le terrain. En dépit des vacances scolaires de la zone B, chaque journée apporte son lot de nouvelles mobilisations. Dans les écoles primaires, où la discussion de la carte scolaire 2005 oblige les autorités à annoncer les fermetures de classes prévues. Dans les collèges et les lycées, qui prennent actuellement connaissance de dotations en baisse quasiment partout. Dans l’enseignement professionnel, où des fermetures de filières sont annoncées. Les universités restent calmes mais le réveil des chercheurs, qui demandent des comptes dix mois après un mouvement populaire et victorieux, pourrait les encourager.
Dès aujourd’hui, la bagarre va glisser sur le terrain politique, avec le début de l’examen du projet de loi en commission à l’Assemblée nationale. Le PS va demander le report du texte, que les députés UMP, emmenés par un Pierre-André Périssol plus remonté que jamais, devraient également sérieusement amender. Le tout sous la menace déjà émise par le Conseil d’Etat et reprise la semaine dernière par Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée, de voir le texte frappé d’inconstitutionnalité. Il comporterait surtout des dispositions réglementaires et non législatives.[...]
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Editorial
« Lorie-pilant »

Résumons. Raffarin revendique une « positive attitude » et reproche aux syndicats leur « négative attitude ». Lesquels dénoncent la « sourdingue attitude » du Premier ministre. C’est dire si le dialogue social, que Jacques Chirac avait promis de revaloriser, vole haut. A l’altitude des références du chef du gouvernement qui, après avoir usé du philosophe Ferry, emprunte désormais ses formules à Lorie, égérie de la chanson adolescente, façon « Lorie-pilante » de chercher à recouvrer une popularité. Mais il ne suffit pas de citer les idoles des jeunes pour s’attirer leur grâce. Après les manifestations de salariés, le gouvernement se retrouve sous la menace des lycéens. Qui partagent avec les enseignants le même rejet du projet de loi d’orientation sur l’école. Son auteur, François Fillon, en a aussitôt déduit qu’ils étaient « manipulés ». Fine déduction qui lui a valu de susciter, en retour, de nouvelles mobilisations.[...]
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Le Figaro du 08/02/05

L’absentéisme touche 5% des élèves
L’absentéisme scolaire touche tous les établissements, mais le phénomène est plus inquiétant dans les quartiers défavorisés, conclut la première étude chiffrée conduite par l’Education nationale.
L’enquête, réalisée entre janvier et avril 2004, montre qu’en moyenne 5% des élèves du second degré sont absents plus de quatre demi-journées par mois. Un chiffre supérieur aux 1% à 2% estimés jusque-là. Cette moyenne cache cependant de fortes disparités. La moitié des collèges et lycées étudiés comptabilise en moyenne 2% d’élèves absentéistes, tandis qu’un sur dix en enregistre 15%
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ÉCOLE Le naufrage de l’écrit
(article du Figaro magazine mis en ligne seulement aujourd’hui)

Les enseignants du collectif Sauver les lettres (SLL) sont décidément têtus. En 2000, ils avaient commencé à faire parler d’eux en dénonçant le scandale des nouvelles consignes de notations, conçues, très officiellement, « pour maintenir ou améliorer les résultat » du brevet. Quel que soit le nombre de fautes relevées dans la dictée de cet examen de fin de collège, les correcteurs n’étaient pas autorisés à enlever plus de 2 points dans un texte qui ne comptait que 6 lignes et 63 mots. Dont 13, tous très simples (Mais, à, aimait, ces, enfants, dignes, pitié, tous, sont, orphelins, gîte, parce qu’, était), qu’il suffisait d’écrire correctement pour glaner à chaque fois un demi-point supplémentaire. Ce qui permettait d’obtenir une excellente note avec des phrases comme : « Mais son pair ne pensé pas à lui et sa maire ne l’aimait poing. »
L’histoire avait beaucoup amusé les journaux, un peu moins le ministère, mais sans que rien ne change pour autant. Rien en mieux, en tout cas. Car si l’orthographe des lycéens a bel et bien évolué depuis quatre ans, c’est en pire. En deux fois pire, si l’on en croit un test que les enseignants de SLL viennent de réaliser pour la seconde fois, en se fondant sur une dictée qu’ils avaient déjà utilisée dans le même but en 2000.
Cette année-là, les 1 724 élèves de seconde testés dans 56 classes tenues par des enseignants volontaires n’avaient obtenu qu’une moyenne générale de 5,58/20. Mais ils étaient encore 30% à atteindre la moyenne (10/20) ou à la dépasser ; et 28% « seulement » à avoir été notés zéro. Tandis qu’en 2004, avec un échantillon de 2 300 lycéens, cette dernière proportion a plus que doublé. Ce sont désormais 56,4% des élèves de seconde qui, après dix ans d’école et de collège, ne maîtrisent pas l’orthographe de base ![...] Et comme le test de SLL porte exclusivement sur des classes de secondes générales et technologiques, donc sur des lycéens qui prévoient presque tous d’entamer des études supérieures, on imagine les dégâts. Paradoxalement, ce n’est qu’une fois sortis de quinze ou vingt années d’études qu’ils réaliseront à quel point ils ont besoin de l’écrit, tout le temps, ne serait-ce que pour bien s’expliquer et comprendre ce qu’on leur dit. Ne pas connaître l’orthographe, ce n’est pas seulement s’exposer aux sarcasmes de plus cultivé que soi. Pas seulement se priver du plaisir de lectures un peu difficiles, mais très enrichissantes. C’est surtout un énorme handicap social, capable de miner toute une vie, dans ses aspects professionnels ou privés, à force de malentendus.
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L’Humanité du 08/02/05

Coralie Caron, Secrétaire générale du syndicat lycéen, FIDL.
« Pour nous, quand on parle d’éducation, on parle de qualité (...) Fillon, lui, ne parle qu’en termes monétaires. L’éducation n’est pas une entreprise et ne doit être considérée comme telle. »
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Des enfants bâtisseurs de passé
Souvenirs de familles immigrées, par David Lepoutre avec la collaboration d’Isabelle Cannoodt.
Odile Jacob, 2005, 340 pages, 23 euros.
Trois enseignants d’un collège de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, décident, en 1997, de monter, avec une classe de 3e, un atelier d’écriture et de recherche documentaire sur la mémoire familiale. Rien de très original jusque-là, estime David Lepoutre, l’auteur de l’ouvrage. Il est vrai que David Lepoutre n’est pas tout à fait un enseignant comme les autres : ethnologue, il est aussi maître de conférence en sociologie et déjà auteur de Coeur de banlieue.
Ainsi, dès le départ, il s’agit de faire paraître les productions des élèves, un contrat sera même signé avec eux. L’expérience se poursuit sur trois ans. Et le sujet change d’âme au fil du travail d’enquête et d’analyse, pour se conclure sur une mise à mal « de la conception établie de la mémoire familiale  ». Les élèves ont travaillé autour d’une question apparemment simple : « Où habitaient vos grands-parents et quels métiers faisaient-ils ?  »[...]
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Tollé général chez les syndicalistes
Après les déclarations de Jean-Pierre Raffarin, plusieurs dirigeants syndicaux dénoncent le mépris dont il a fait preuve face à l’ampleur des manifestations de samedi.[...] « Le premier ministre continue de faire la sourde oreille et semble confondre le dialogue social avec un monologue ressassant à l’envi les mêmes affirmations et contre-vérités et ignorant les attentes  », a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, en estimant que «  le premier ministre s’est montré particulièrement insultant  » vis-à-vis des enseignants « en parlant de "négative attitude" pour ceux qui contestent le projet de loi Fillon  ».
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Le Parisien du 08/02/05

Les lycéens maintiennent la pression
ENVIRON deux mille lycéens ont manifesté hier après-midi dans les rues de Montauban pour protester contre le projet de loi Fillon, que le ministre de l’Education présentera justement ce matin devant une commission de l’Assemblée nationale (en prélude aux débats parlementaires qui s’ouvriront mardi prochain). Et ce n’est pas fini. Après les grandes manifestations unitaires de samedi à laquelle plusieurs milliers d’entre eux ont participé, une Coordination nationale de lycéens a appelé à «  la poursuite du mouvement jusqu’au retrait du projet de loi Fillon sur l’école  ».
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Les réunions au collège font le plein
VENDREDI, 18 HEURES, la salle est comble. Les retardataires restent debout. Une centaine de parents assistent à la « réunion d’information sur l’entrée en 6 e » proposée par un collège de la banlieue parisienne.[...]
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« L’enfant va franchir un univers »
DANIEL CHARBONNIER, inspecteur général de l’Education nationale

« LE PASSAGE du témoin entre l’école et le collège est un geste hésitant, malhabile, quand il ne donne pas l’impression de se faire à l’aveuglette. » Voilà l’une des conclusions les plus détonantes du rapport annuel 2004 des inspections générales, rendu public récemment : l’insuffisance chronique des liaisons entre ces deux systèmes, qui complique singulièrement la tâche des élèves en difficulté. Pour Daniel Charbonnier, l’un des auteurs du rapport, des progrès « urgents et prioritaires » doivent être accomplis.
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La Croix du 08/02/05

Une note de comportement au collège
C’est une toute petite phrase qui risque de nourrir un grand débat : le brevet des collèges « inclut une note de vie scolaire ». Inscrite dans le projet de loi sur l’école, la formule est pour l’heure passée presque inaperçue. Cette innovation, qui fait partie de la formule du brevet des collèges version 2006 (lire encadré ci-dessous), représente pourtant une réelle révolution. La note de vie scolaire, précise aujourd’hui le cabinet du ministre, sera attribuée en conseil de classe sur la base de trois critères d’évaluation : l’assiduité de l’élève aux cours, son respect du règlement intérieur et son engagement dans la vie de l’établissement. Cette note comptera pour l’obtention du diplôme, affectée d’un coefficient 2.
Les chefs d’établissement vont se trouver en première ligne pour la mise en œuvre de la réforme. Or, ils paraissent encore très partagés sur le projet. Philippe Guittet, secrétaire général du syndicat majoritaire, le SNPDEN, en rejette le principe même : « Il ne faut surtout pas mélanger l’évaluation du travail scolaire et la discipline. Ce sont deux registres qui n’ont rien à voir. Les règlements intérieurs des établissements sont précisément là pour permettre de cadrer les comportements. » [...]« C’est la porte ouverte à toutes les dérives idéologiques possibles », s’inquiète Bernard Kuntz, président du Snalc. À gauche, c’est l’inverse. Chef d’établissement et président de l’association Éducation et démocratie, José Fouque plaide pour une évaluation qui valorise les comportements positifs des élèves. « Mais, lâche-t-il, si c’est pour traquer les mauvais gestes de l’élève qui met le doigt dans son nez, on va retomber dans la note de conduite du XIXe siècle.[...]
« Le socle commun définit le bagage indispensable pour réussir ses études mais aussi pour réussir sa vie, explique Claude Thélot. Et tout ce qu’acquiert l’élève doit pouvoir faire l’objet d’une évaluation. » Certains membres de la commission s’estiment pourtant trahis par la réforme du brevet. Le sociologue François Dubet dénonce une « note de vie scolaire » qui dissimule en réalité « une note de discipline », dans une logique très conserva trice. « Ainsi conçue, cette note est un aveu de l’incapacité à transformer la vie dans les établissements. »
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20 minutes du 08/02/05

le front anti-Fillon s’élargit
Quand les syndicats et les lycéens s’en mêlent. Après le forfait de la FSU, le Sgen-CFDT et la Fidl (lycéens) dès le 17 janvier, trois nouvelles organisations syndicales de l’éducation, la FCPE (parents d’élèves), l’UNL (lycéens), l’Unsa-Education (enseignants et personnels de direction) ont menacé hier de claquer la porte du groupe de travail sur la réforme du bac général lancée par François Fillon. Les syndicats demandent le report à la session 2008 de l’entrée en vigueur de la réforme, alors que le ministre de l’Education nationale veut la voir appliquée dès 2007. Les organisations ont critiqué la précipitation réclamée par le ministère.
De son côté, une coordination nationale de lycéens a appelé hier à « la poursuite du mouvement jusqu’au retrait de la totalité du projet de loi Fillon sur l’école », avec une mobilisation aujourd’hui et une manifestation nationale jeudi. Le mouvement semble s’amplifier malgré la période de vacances scolaires.
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Raffarin fustige la « négative attitude »
Juste une mise au point. Interviewé sur France Inter hier matin, le Premier ministre est revenu sur les dossiers chauds du moment. Il a pris acte de la grogne, mais n’a pas l’intention de faire machine arrière. « Je ne suis pas sourd à ce qui se passe dans la rue, a-t-il déclaré. Je rencontre les syndicats très régulièrement, mais ce n’est pas parce qu’on écoute qu’on doit s’aligner.  »[...]
Paraphrasant à nouveau la chanteuse Lorie et sa « positive attitude », Jean-Pierre Raffarin a reproché aux syndicats enseignants d’adopter une « négative attitude » à propos de la réforme Fillon sur l’école. « Ils sont d’accord pour l’union du “non”, mais ils ne sont pas d’accord pour une union du “oui”  », a-t-il déploré.
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Ouest-France du 08/02/05

Rien vu...


Le Monde daté du 09/02/05

La chronique de Laurent Greilsamer
Flaubert et Proust aussi faisaient des fautes ! (oubli dans l’édition daté du 8 février)

Ce sera une chronique de mauvaise foi. Une mauvaise foi totalement assumée après l’annonce par un groupe d’enseignants que les élèves sont nuls, définitivement nuls en orthographe. A en croire ce collectif qui sonne le tocsin, la situation est désespérée. Le résultat d’une dictée, testée auprès de 2 300 élèves, l’a confirmé dans son inquiétude. Toute une génération de collégiens et de lycéens serait constituée d’analphabètes, d’invalides linguistiques, d’incapables qui infligent à leur langue des traitements indignes.
[...]Mais que cherchent-ils donc ces professeurs qui parlent toujours du temps jadis, de ce temps où la France rurale vivait au rythme des matines et des vêpres ? Ils cherchent un résultat, et ils l’ont trouvé : le niveau baisse ! Il baisse terriblement. Les petits Français ne connaissent plus ni langue ni ponctuation. Le collectif Sauver les lettres - qui s’autorise une pointe de modernité dans son adresse Internet : www.sauv.net - révèle que 56 % des cobayes ont récolté zéro et que seulement 12 % ont obtenu plus de la moyenne.[...] La dictée, c’est comme du sirop. Il faut en ingurgiter beaucoup pour que cela soit efficace. C’est un exercice pour adultes. Laissons respirer les élèves, laissons-les se passionner pour des choses de leur âge et laissons tranquillement leurs professeurs commettre leurs fautes d’orthographe en marge des copies. A chacun son quota.[...] Au fond, la génération Nutella pourrait nous en remontrer dans le domaine des sciences, des techniques, de l’image et sur tout ce qui touche à Internet. Ses curiosités et son stock d’informations sont différents, voilà tout. Alors, il y a une sorte de mauvaise grâce à lui faire grief de ne pas se tromper d’époque.[...]
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Télévision : Le tableau quasi désespéré d’une cité de non-droit
"bienvenue au pire du pire, la Commanderie, petite résidence bourgeoise devenue au fil du temps une favela cachée au fond de l’agglomération de Creil, dans l’Oise."Ainsi commencent "Les mauvais garçons", le quatrième documentaire, diffusé lundi 7 février sur France 2, des "Chroniques de la violence ordinaire" de Christophe Nick.[...] C’est peut-être le meilleur film, le plus désespéré aussi, qu’on ait vu ces dernières années sur une cité partie à la dérive. Les bâtiments sont délabrés, les escaliers tagués, certains appartements sont murés, des voitures calcinées jonchent les anciennes pelouses abandonnées. Les médecins ne se déplacent plus. Les équipes de la brigade anticriminalité, qui sillonnent les parkings, sont les seuls représentants de l’Etat à venir tous les jours.
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Peut-on changer notre regard sur la violence ?
L’intégralité du débat avec Christophe Nick, journaliste et auteur des documentaires "Chroniques de la violence ordinaire", lundi 7 février.
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Décès : Madeleine Rebérioux, historienne de parole et d’acte
L’historienne et présidente d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Madeleine Rebérioux est morte chez elle, à Paris, boulevard Arago, lundi 7 février. Depuis près d’un an, elle souffrait d’une grave maladie qui l’empêchait de plus en plus d’être ce qu’elle avait toujours été, une femme savante et publique, "de parole et d’acte", pour répéter le titre d’un petit ouvrage qu’elle avait consacré en 1994 à Jaurès, inlassable objet d’étude et synthèse entre ses trois vies, d’enseignement, d’engagement et de recherche.
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