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Revue de presse du mardi 7 mars 2017

Présidentielles — Enseignement — Supérieur


Temps calme sur l’éducation aujourd’hui. Quelques propositions dans le cadre de la présidentielle, et quelques réflexions et infos sur l’enseignement et sur le supérieur.


Présidentielles

Mélenchon : L’université gratuite dès la rentrée 2017 au programme. “Jean-Luc Mélenchon prévoit « dix mesures d’urgence » pour l’enseignement supérieur et la recherche dans un livret consacré à son programme dans ce domaine, rendu public début mars. Cette année en France, les droits de scolarité dans les établissements publics d’enseignement supérieur sont de 184 euros en licence et 256 euros en master.”

Numérique. « Moi président, je mettrais l’enseignement à l’heure du numérique ». “C’est la mesure choc que prendrait Pierre Berthou, président de la French Tech Rennes Saint-Malo ». Formation des enseignants, corpus de contenus validés à disposition, nouvelles pédagogies... Ouest France Entreprises rassemble des idées de chefs d’entreprises et personnes du monde de l’économie s’ils étaient président de la République, avant le premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril prochain.”

Lire dans ce contexte l’interview de Bernard Toulemonde , l’homme qui voulait tuer le « mammouth ». “Comment (vraiment) rénover l’Éducation nationale ? L’ancien recteur originaire du Nord, qui fut de plusieurs cabinets ministériels, nous livre ses clés. Père de l’expression popularisée par Claude Allègre, Bernard Toulemonde propose d’achever le « mammouth ». Avis aux candidats à la présidentielle.”


Enseignement

Ecoles hors contrat : Un rapport inquiétant. “Alors qu’une école hors contrat des Hauts de Seine se défend dans les colonnes du Parisien suite à une inspection qui s’est mal passée, que sait-on des enseignements donnés dans ces écoles et des relevés faits par l’administration lors d’inspections surprises ? Le Café pédagogique s’est procuré un rapport réalisé en 2016 pour l’Académie de Versailles. Il montre d’inquiétantes dérives dans les écoles inspectées, notamment une faillite éducative bien réelle. Pourtant ces écoles ont le vent en poupe. Pire, la journée du 5 mars a démontré leur présence politique et une éventuelle alternance politique pourrait leur donner un second souffle.”

La répartition des 500 nouvelles formations de l’enseignement professionnel. “Les académies franciliennes, Bordeaux, Lille, Aix Marseille se partageront la moitié des 500 nouvelles formations de l’enseignement professionnel mises en place à la rentrée 2017. N Vallaud Belkacem a présenté à Tours le 6 mars ces nouvelles formations qui comprennent surtout des BTS et des bacs pros mais qui s’ouvrent aussi à des formations complémentaires d’initiative locale.”

"C’est probablement une idée folle de changer l’école..."La réalisatrice Judith Grumbach signe un documentaire passionnant sur les écoles différentes, qui sort ce mardi.” Elle se demande : “A quoi sert l’école ? A éduquer ou à instruire ? En France, on a tranché : la transmission des connaissances reste cardinale, et la formation de la personnalité est laissée aux hasards du milieu familial et des expériences de vie. Le plus souvent… mais dans les écoles filmées par Judith Grumbach, il souffle un air nouveau, et le soleil semble briller plus haut. Les élèves apprennent l’écoute, l’empathie, la prise d’initiative, la coopération… tout le bagage humaniste des citoyens de demain. La jeune femme a pris conscience que "l’éducation est le levier le plus efficace pour transformer la société dans laquelle on vit". Le 7 mars marque le lancement de son documentaire à Paris, au Forum des Images, qui en est une belle illustration.”

De son côté, La Cour des Comptes épingle le grand projet informatique de l’Éducation Nationale. “Dépassement des délais, explosion des coûts… Le nouveau programme informatique de gestion des ressources humaines de l’Éducation Nationale peine à se mettre en place. Surtout, la Cour des Comptes déplore un coût final multiplié par cinq depuis 2008 après deux réévaluations.”


Supérieur

Bruno Magliulo se demande A quoi servent les palmarès ? A bien plus que permettre aux familles et aux employeurs de mieux choisir !Dans un article mis en ligne la semaine dernière ("Pourquoi une telle course en avant des "Business schools" françaises vers toujours plus de labels nationaux et accréditations internationales ?") nous avons vu que, tout en étant des signes distinctifs mis à la disposition des familles (en amont) et des recruteurs de jeunes diplômés (en aval), la quête du "toujours plus de labels" procède du souci de certaines écoles (surtout) et universités (dans une bien moindre mesure) de ne pas être confondues avec d’autres qui leur ressemblent, mais ne sont pas porteuses du même niveau de notoriété.”

Et Coursera veut satisfaire tous les besoins d’éducation. “Des cours gratuits aux diplômes en ligne, Coursera continue à développer son catalogue en ligne et offre désormais de la formation continue aux entreprises dont Air France. Rencontre avec Nikhil Sinha, son Chief Business Officer, de passage en France.” “Ne l’appelez plus un Mooc (pour Massive Open Online Courses, ou en français "cours sur Internet ouvert à tous"). Coursera est un "fournisseur d’enseignement supérieur en ligne". « Nous sommes la plateforme qui permet à nos universités partenaires d’étendre leur portée partout dans le monde », décrit Nikhil Sinha, Chief Business Officer de Coursera. En France, Coursera collabore avec 11 écoles dont Polytechnique, l’ENS, ESCP Europe, CentraleSupélec, HEC et Sciences Po avec lesquelles Coursera partage les revenus générés.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.