Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du mardi 7 juin 2005


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du mardi 7 juin 2005

Gel ou simple répit ? Le nouveau ministre de l’Éducation a choisi de différer la mise en route de la loi Fillon sur l’école. La première décision de Gilles de Robien, a en effet été d’ajourner l’examen de textes d’application de la loi avec l’annulation du comité technique paritaire prévu le 13 juin et le retrait de ces textes de l’ordre du jour du Conseil supérieur de l’éducation du 16 juin. Le Ministre a aussi choisi son directeur de cabinet : il s’agit de Patrick Gérard, ancien directeur de la DESCO et ancien recteur. Un homme du sérail autant qu’un politique, ce que n’étaient pas ses prédécesseurs (qui étaient l’un ou l’autre), est-ce un signe ?
Le Monde s’intéresse, en cette veille de bac, au contrôle continu et aux différentes modalités d’évaluation en Europe. Où il apparaît que 1) le contrôle continu joue déjà un rôle très important dans la sélection (dossiers, admissions en prépa et filières sélectives) et 2) ce contrôle continu, pratiqué dans d’autres pays, n’empêche pas ces pays d’avoir des résultats satisfaisants et des exigences comparables aux nôtres...
Bonne Lecture...


Libération du 07/06/05

Avec Robien, changement de programme pour l’école
Le non au référendum aura réussi là où syndicats enseignants, fédérations de parents, lycéens et Conseil constitutionnel avaient en partie échoué : la loi d’orientation sur l’éducation dite loi Fillon vient de prendre un coup peut-être fatal. La première décision de Gilles de Robien, nouveau ministre de l’Education nationale, a en effet été d’ajourner l’examen de textes d’application de la loi via l’annulation du comité technique paritaire prévu le 13 juin et le retrait de ces textes de l’ordre du jour du Conseil supérieur de l’éducation du 16 juin.
Gilles de Robien avait en fait vendu la mèche en faisant ses premiers pas dans la cour pavée de la rue de Grenelle, vendredi matin. Dès son arrivée au ministère et avant même la cérémonie de passation de pouvoir, il avait indiqué aux journalistes que son mot-clé serait « l’écoute ». Interrogé sur le calendrier des réformes en cours, il avait précisé qu’il prendrait « des décisions en fonction de ce qu’[il aurait] entendu ». Quant à la loi Fillon, il annonçait vouloir comprendre « pourquoi cette réforme a généré beaucoup d’hésitations, parfois même de la révolte », allant jusqu’à promettre : « Je recevrai tous ceux qui le demandent. Si un million le demande, j’en recevrai un million. » Avant de rejoindre François Fillon qui, à la fenêtre de son bureau, n’en croyait pas ses yeux de voir son successeur s’exprimer avant d’avoir pris ses fonctions , Robien avait donc a minima suspendu l’application de la loi.[...]
Autre indice du fait que le nouveau ministre a déjà intégré certaines subtilités du poste. Son directeur de cabinet sera un cacique de la maison doublé d’un politique : Patrick Gérard, 48 ans, ancien directeur de l’enseignement scolaire (Desco), ancien recteur, ancien maire (UDF) de Vincennes et ancien responsable des Jeunesses giscardiennes un double profil technico-politique qui rompt avec les choix de Luc Ferry et de François Fillon (le premier avait nommé un homme du sérail ; le second un ancien préfet). Auteur, en tant que Desco, de la circulaire qui devait préciser en juillet les conditions d’application de la loi, il est bien placé pour en connaître les pièges le moindre d’entre eux n’étant pas les 7 000 créations d’emplois nécessaires à l’application de la loi en année pleine.
Ne reste plus à Gilles de Robien, pour parfaire le tableau, qu’à lâcher un peu de mou au plan budgétaire en reprenant les recrutements de non-titulaires pour passer le cap d’une rentrée qui, sans cela, s’annonce très tendue après trois années de disette budgétaire. Et la paix sociale aura été achetée. Jusqu’à la prochaine fois.
Lire la suite de l’article

Les anti-Fillon toujours poursuivis
es lycéens qui ont porté quatre mois durant l’opposition à la loi Fillon peuvent se réjouir : de nouvelles concertations vont s’ouvrir. Mais la victoire est amère. « Nous avons participé à la victoire du non au référendum et à la chute de Fillon », estimait Samuel Morville, qui vient d’être condamné à cinq mois de prison avec sursis et 500 euros de dommages-intérêts pour un outrage à agent. D’autres jugements, pour des chefs d’accusation plus graves, sont attendus la semaine prochaine. Plusieurs organisations de gauche ont demandé l’abandon de toutes les poursuites. Et la coordination nationale des lycéens, ignorée par Fillon, espère être reçue par Gilles de Robien.
Lire la suite de l’article


Le Figaro du 07/06/05

Les décrets d’application de la loi Fillon retardés
La loi Fillon sur l’école pourra-t-elle s’appliquer dès la rentrée ? Sa mise en oeuvre est pour l’instant suspendue, son calendrier bouleversé. Le principe du dédoublement des classes de langues en terminale est certes acquis pour septembre, mais plusieurs dizaines de mesures nécessitent un décret d’application avant la mi-juillet pour pouvoir être mises en place. Or, l’entourage de Gilles de Robien, le nouveau ministre de l’Education, a repoussé à plus tard les dates fixées par son prédécesseur, François Fillon
Lire la suite de l’article

La communauté maghrébine salue l’entrée d’Azouz Begag au gouvernement
INTÉGRATION La plupart des responsables associatifs y voient un signe positif
Lire la suite de l’article

« Il connaît nos difficultés de l’intérieur »
Les jeunes issus de l’immigration espèrent que le sociologue saura être à l’écoute
Lire la suite de l’article


L’Humanité du 07/06/05

Rien vu...


Le Parisien du 07/06/05

Que les étudiants sont sages
Les 18-25 ans sont sages, anxieux et sans illusions, c’est le constat d’une enquête menée par la Mutuelle des étudiants auprès de 50 000 de ses adhérents. Travail, bonne santé, amour pour toujours...
Lire la suite de l’article

Ce qui caracterise cette nouvelle generation
Ils bossent beaucoup Un tiers des étudiants exerce une activité professionnelle en plus de leurs études et, pour 34 % d’entre eux, cette activité les occupe plus de quatorze heures par semaine. Ils ne sont pas bien riches pour autant : 60 % des...
Lire la suite de l’article

Le bac S à 13 ans
A 1 AN, Elénie, la plus jeune des candidats du baccalauréat 2005, savait déchiffrer l’alphabet. A 3, elle savait lire « comme un adulte », et piochait dans la bibliothèque familiale. A 5, elle a rendu une copie sans faute à la dictée de Pivot.
Lire la suite de l’article


La Croix du 07/06/05

Rien vu...


20 minutes du 07/06/05

Toulouse : Les étudiants au scanner
Les étudiants du sud-ouest sont en bonne santé mais parfois stressés, voire déprimés. C’est ce qu’indique une enquête réalisée par la mutuelle étudiante Vittavi auprès de 10 000 étudiants des régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Limousin.
Dans ce document 96% des étudiants s’estiment en bonne santé. Mais 27% ont aussi « vécu dans l’année écoulée une période de quinze jours où ils se sont sentis tristes, déprimés ». Pire, 8% ont eu des pensées suicidaires. Il sont plus d’un tiers à avoir eu une perte de confiance passagère et plus d’un sur dix à avoir pris des tranquillisants ou antidépresseurs. 35% des étudiants ayant répondu au questionnaire déclarent fumer, 18% consommer du cannabis et 77% boire de l’alcool.
Lire la suite de l’article

Carnelle et sa maman peuvent rester à Lyon
« Carnelle, 12 ans, doit rester avec nous  ». La banderole, accrochée depuis la mi-mai à un mur de l’école Léon-Jouhaux (3e), en soutien à une élève angolaise menacée d’expulsion, vient d’être retirée. Sa mère a obtenu in extremis un titre de séjour temporaire. « On est soulagés !  », soupire une parente d’élève, Laurence Curtil, membre du comité de soutien à Carnelle Nkanu et à sa mère, Honorina Nzumba Nkanu, arrivées en France fin 2001 et sommées de quitter le pays après le rejet de leur demande d’asile politique.
Lire la suite de l’article


Ouest-France du 07/06/05

Loi sur l’école : Robien se donne du temps
Ce fut l’un des dossiers les plus chauds du gouvernement Raffarin. Pour ne pas se brûler à son tour sur la réforme de l’école, Gilles de Robien se donne du temps. Hier, ses services ont annoncé le report des textes d’application de la loi Fillon.
Son prédécesseur avait pourtant fait preuve de prudence en annonçant que seule une partie des textes serait mise en oeuvre à la rentrée. Début mai, il avait transmis aux syndicats d’enseignants et de parents d’élèves une première salve de dix projets de décrets et arrêtés. Puis avait remis ça trois semaines plus tard, mais choisissant ceux qui soulevaient le moins de difficultés. [...]
Gilles de Robien va encore plus loin dans la recherche de l’apaisement. Un comité technique paritaire devait examiner les textes lundi 13 juin. Annulé. Un conseil supérieur de l’éducation était prévu jeudi 16. Le ministre de l’Éducation a fait retirer de son ordre du jour toutes les questions touchant à l’application de la loi.
Lire la suite de l’article


Le Monde daté du 07/06/05

L’examen des textes d’application de la loi Fillon est reporté
L’examen des textes d’application de la loi Fillon sur l’école, prévu mi-juin, a été reporté à une date ultérieure. Cette annonce a provoqué, lundi 6 juin, un certain optimisme au sein des organisations syndicales, quant aux méthodes du nouveau ministre de l’éducation nationale, Gilles de Robien.[...]
"M. de Robien veut laisser le temps de l’écoute et de l’action", a commenté, lundi, l’entourage du ministre. Le report n’intervient pas comme une surprise totale car le nouveau ministre de l’éducation nationale avait déclaré, vendredi, lors de la passation de pouvoir, qu’il entendait recevoir les acteurs de l’éducation et "écouter" avant de prendre des décisions. Interrogé sur d’éventuelles décisions sur la réforme Fillon qui a suscité des protestations syndicales et des manifestations lycéennes, M. de Robien avait affirmé : "Je vais d’abord écouter, comprendre pourquoi il y a eu tant d’hésitation et même de révolte."
"Je vais beaucoup consulter, ne pas prendre de décision hâtive. Ma méthode, c’est la concertation, l’audition, l’écoute. Je ne prendrai de décisions qu’après de larges concertations", avait insisté le ministre. Cette volonté semble rompre avec les méthodes de fermeté qui ont caractérisé les quatorze mois passés par François Fillon rue de Grenelle.
Lire la suite de l’article

Le contrôle continu grignote la valeur du baccalauréat
A quoi sert le baccalauréat ? Au moment où 634 168 candidats s’apprêtent, à partir du jeudi 9 juin, à passer les épreuves écrites, l’obtention du diplôme apparaît pour beaucoup comme une condition nécessaire mais pas suffisante pour poursuivre leurs études.
Considéré comme le premier grade de l’enseignement supérieur, le baccalauréat permet l’inscription à l’université, sauf pour les instituts universitaires de technologie(IUT), qui recourent à une sélection. Tous les élèves, quelles que soient leurs performances, peuvent être admis, pourvu qu’ils décrochent leur diplôme, mention ou pas.
Toutes séries confondues, un peu moins de la moitié des bacheliers qui poursuivent des études supérieures choisissent cette voie. Les autres préfèrent opter pour des filières sélectives (classes préparatoires, IUT et sections de technicien supérieur, pour l’essentiel).
Pour accéder à ces filières, l’évaluation par le contrôle continu, tant décrié par les lycéens au printemps, au moment du projet de réforme du baccalauréat, est la règle. Les bulletins scolaires sont passés au crible de commissions de recrutement et les élèves font l’objet d’un classement en fonction de leurs performances.
Lire la suite de l’article

En Europe, de multiples méthodes d’évaluation existent
En Europe, les méthodes pour évaluer les élèves à la fin du second degré obéissent à des modalités très diverses.
Contrôle continu. L’Espagne, la Suède et la Belgique francophone imposent une évaluation basée à 100 % sur un contrôle continu des connaissances des élèves pour délivrer leur "certificat" , qui équivaut au baccalauréat français.
Examen final. La France n’est pas la seule à se baser uniquement sur un examen final. Mais, contrairement au baccalauréat français, la plupart des examens de fin de second degré en Europe ne sont pas des examens nationaux. La crainte, exprimée en France, d’aboutir, avec le contrôle continu, à des examens dont la valeur dépendrait de celle de l’établissement où la scolarité a été suivie ne semble pas de mise ailleurs.
Lire la suite de l’article

Le contrôle continu est la bouée de secours des lycéens italiens
[...]Depuis la réforme, la "maturità" a perdu cette solennité qui avait stressé des générations de candidats. Finies les épreuves dans des locaux inconnus, devant des jurys anonymes, parfois loin de chez soi.
L’écrit se passe sur trois jours, dans son propre lycée, dans sa propre classe, avec ses enseignants habituels comme examinateurs et correcteurs. Une ambiance presque familiale, y compris à l’oral où le candidat défend une "thèse" de son choix devant une commission d’examen composée de professeurs qu’il a "pratiqués" toute l’année.[...]
Lire la suite de l’article

Sciences Po et Paris-VI créent une ambitieuse filière commune
Proposer une formation polyvalente en sciences et sciences humaines. Et créer une filière d’excellence au sein de l’université, quitte à contourner le principe de non-sélection des étudiants. Tels sont les objectifs affichés par deux des plus prestigieux établissements supérieurs français, l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI), à travers l’annonce, lundi 6 juin, de la création d’une filière commune.
Ce double cursus, qui doit être créé à la rentrée 2005, mêlera, à parts égales, enseignements des disciplines scientifiques fondamentales et des sciences sociales. "Nous faisons le constat que les étudiants en sciences n’ont pas suffisamment de culture générale, politique, juridique et historique. Et, à l’inverse, que les étudiants en sciences humaines sont faibles en sciences" , explique Gilbert Béréziat, président de Paris-VI, première université française dans le classement international des établissements supérieurs.
Lire la suite de l’article

Le gouverneur de Tokyo traite le français par le mépris et l’injure
La mesure dans les propos n’est pas la qualité première du gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, connu pour ses formules provocatrices et un populisme xénophobe souvent tourné contre les Chinois responsables, selon lui, de l’augmentation de la petite criminalité.

Dans la même veine, il s’en était pris il y a quelques mois à la langue française : "Inapte au calcul, il est normal qu’elle soit disqualifiée comme langue internationale" , aurait-il déclaré. Propos aussi outranciers qu’injustifiés : l’école mathématique française, reconnue au Japon, a largement contribué, après la seconde guerre mondiale, à la diffusion de cette discipline chez les sientifiques japonais.[...] Les propos du gouverneur de Tokyo sont d’autant plus alarmants, estiment-ils, qu’ils semblent confirmer le traitement subalterne dévolu à la langue française dans la réforme de l’enseignement concoctée par la municipalité de Tokyo.
Bien que, entre 1999 et 2003, le nombre des étudiants de français ait fléchi de 10 %, 240 000 Japonais l’étudient encore dans 500 des 670 établissements d’enseignement supérieur. Le déclin du français est dû à plusieurs causes : la décision du ministère de l’éducation de rendre facultatif l’apprentissage d’une seconde langue, la focalisation sur l’anglais, exigé par beaucoup d’entreprises, et l’essor du chinois et du coréen.
Lire la suite de l’article

Cher journal intime
Plus de 2,7 millions de weblogs rien que sur la Toile française, dont 2 millions ouverts par des adolescents sur la plate-forme Skyrock (Le Monde daté 22-23 mai) : l’espace public que représente Internet est désormais truffé de sites personnels, sur lesquels chacun peut raconter sa vie, décrire ses centres d’intérêt ou ses états d’âme. Au vu de l’engouement exponentiel que connaît depuis quelques années ce mode d’expression individuel, on aurait pu prédire le déclin du journal intime du vrai, celui auquel on confie ce que les autres n’ont pas à connaître. Or, surprise : celui-ci ne semble pas en avoir souffert. Il ne se serait même jamais aussi bien porté auprès des lycéens, si l’on en croit l’enquête récente menée par Philippe Lejeune dans un établissement scolaire de l’Ain.[...]
Loin de ces considérations d’un autre âge, les jeunes continuent donc à découvrir, génération après génération, la pratique du journal intime. Ils lui ont adjoint des formes d’expression nouvelles : depuis quelque temps, les cahiers de texte des lycéennes regorgent ainsi d’évocations intimes, que l’on fait volontiers circuler (mais seulement entre copines). Et les weblogs, autre reflet de leur quête de soi, explosent sur Internet. Ces derniers, cependant, ne font pas appel aux mêmes ressorts psychiques que le journal intime. Recherchant ouvertement le regard extérieur, ces écrits "extimes" , outils de rencontre et de communication, se situent même à son opposé. Le cher cahier n’a donc rien à craindre de l’ordinateur. Ni de ses avatars, aussi puissants et séduisants soient-ils.
Lire la suite de l’article