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Revue de presse du mardi 6 septembre 2011

La rentrée s’est bien passée ? – Un milliard pour l’éducation – Conventions Sc.Po – La rentrée ailleurs -

La rentrée s’est bien passée ?
Tout va bien” ne cesse de répéter Luc Chatel en espérant qu’on le croie (vous vous rappelez Kaa dans le livre de la jungle … ? ). Mais malgré la communication très bien rodée du ministre la réalité du terrain est moins rose.
"Dégradation des conditions de scolarisation des élèves", "éviction du système des enfants et des jeunes", "renoncement à la lutte contre l’échec scolaire", abandon des "milliers d’enfants qui n’iront pas en maternelle"... Les griefs énumérés dans le communiqué de la FCPE, 1ère fédération de parents d’élèves, sont nombreux. “ Quand on ne remplace pas un départ à la retraite sur deux, on ne fait pas du "sur-mesure" !" ” ajoute Jean-Jacques Hazan, le bouillonnant président de la FCPE. La fédération rejoint donc la mobilisation intersyndicale du 27 septembre dans l’Education nationale, avec Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Unsa Education et même la principale fédération du secteur privé, Fep-CFDT.
Un article de Médiapart nous montre concrètement que le système est “à bout de souffle” et un autre du même site d’information nous permet de voir comment les chefs d’établissement ont perdu toute marge de manœuvre. Cet article s’appuie sur une enquête du SNPDEN (le principal syndicat des personnels de direction auprès de ses adhérents. Première variable d’ajustement pour gérer la pénurie : proposer, ou imposer, des heures sup au-delà des obligations réglementaires. Une partie des suppressions de postes sera « absorbée » par l’explosion des heures supplémentaires (+6,7% au lycée général soit 2,2 heures par poste), bien souvent attribuées d’office aux enseignants. Même si les profs ont le droit de refuser au delà d’une HS, bien souvent cela contraint les proviseurs a pratiquer une sorte de chantage qui ne rend pas l’ambiance très paisible au sein des établissements. Au-delà du recours aux heures supplémentaires, l’un des leviers les plus utilisés par les chefs d’établissement (33%) pour boucler leur rentrée est la suppression des cours à effectifs réduits (notamment en sciences et en langues) . Idem pour l’accompagnement et l’aide aux élèves en difficulté. Comment faire de la “personnalisation” (pour reprendre l’expression du moment) à 35 voire même à 16 ?
La rentrée ne s’est pas bien passée non plus pour les EVS (Emploi Vie Scolaire). Ces personnels précaires sont des aides précieuses pour les directeurs d’école . Or, leurs contrats n’ont pas été renouvelés. Véronique Decker, directrice de l’ école Marie-Curie à Bobigny (Seine St-Denis) raconte ainsi, sur le blog de Luc Cédelle comment, à deux jours de la rentrée, ces personnes ont appris qu’elles étaient "virées". "A peine la réunion traditionnelle [de pré-rentrée] commencée (...) le téléphone sonne. ’Un service de l’Inspection académique’ souhaite me parler’, annonce la gardienne du groupe scolaire. Sans même songer à prendre le temps de se présenter, une voix anonyme et pressée m’annonce que l’ensemble des assistants de notre école - soit trois personnes : ma secrétaire et deux assistants de vie scolaire - doit quitter les lieux sur le champ, car ’leurs contrats ne sont pas renouvelés’.". Elles gagnaient "600 euros environ par mois" et aucune "n’a de marge pour passer l’automne". A ces "non-renouvellements" il faut rajouter ceux de deux autres d’assistants d’éducation, annoncés l’an dernier. Or ces 5 personnels faisaient en plus de l’encadrement de la cantine. "Comme il en est de même pour toutes les écoles de la ville, et comme la mairie n’a pas non plus été prévenue à l’avance, il risque d’être difficile d’ouvrir toutes les cantines lundi".
Non décidemment, la rentrée ne s’est pas bien passée…

Un milliard pour l’éducation
Une tribune de Matthieu Matthieu Orphelin, vice pdt (EELV) de la région Pays de Loire, dans Libération revient sur la prochaine rentrée 2012. Le titre est explicite : “Un milliard pour l’Education”. L’auteur considère que malgré la crise et le poids de la dette, des ressources peuvent être mobilisées pour stopper l’hemorragie. Pour le financement, il évoque notamment une taxe sur les carburants pour l’aviation.
Comment utiliser ce milliard supplémentaire ? Matthieu Orphelin propose quatre priorités à commencer par le rétablissement de 10 000 à 15 000 postes mais aussi un effort sur la lutte contre le décrochage, l’innovation et l’aide aux familles. Et il conclut ainsi : "Parce que préparer l’avenir ne peut pas se limiter à contenir la dette budgétaire. Parce que la dette éducative, comme la dette écologique, est aussi dangereuse. N’ayons pas peur de réinvestir enfin dans l’éducation. A court terme, nous pouvons nous le permettre ; à long terme, ce sera payant."

Conventions Sciences Po
Sciences Po-Paris fait toujours rêver les élèves et depuis quelques années aussi les élèves de banlieue. Les étudiants de la "filière ZEP" de Sciences Po Paris ont une aussi bonne insertion professionnelle que les autres et ce dispositif pionnier a permis en dix ans d’ouvrir (un peu) l’accès de cette grande école aux enfants d’ouvriers et d’employés. "Ce sont des Sciences Po comme les autres", a résumé mardi le chercheur Vincent Tiberj, en commentant son enquête réalisée pour les dix ans des conventions éducation prioritaire (CEP) liant Sciences Po à des lycées de quartiers défavorisés (85 aujourd’hui).
Rappelons que ces conventions constituent une nouvelle voie d’accès à Sciences Po (à côté du concours, de l’admission sur dossier avec mention "très bien" au bac et de la voie internationale), via une revue de presse et une note de synthèse réalisées en terminale, puis un entretien avec un jury de la grande école. Depuis 2001, 800 étudiants ont bénéficié du dispositif. Si ces étudiants sont confrontés "à plus de difficultés en début de parcours", au final pour 100 diplômés, on en compte 63 en emploi, 27 en poursuite d’études, six en stage et quatre en recherche d’emploi, des chiffres similaires à ceux de l’ensemble de la promotion 2009.
Toutefois cet avis doit être nuancé car l’ouverture sociale reste modeste. En dix ans, le nombre d’élèves issus de familles défavorisées a bien augmenté, ce qui était l’un des objectifs des CEP. Mais leur part reste ultraminoritaire. Celle des enfants d’agriculteurs, d’ouvriers et d’employés a triplé depuis 1997, de 4,5% à 13% cette année, mais elle reste minime au regard de leur poids dans la population française. La part des professions intermédiaires progresse également de trois points. Mais celle des CSP +reste, elle, ultramajoritaire, aux alentours de 70%. Bref, Sciences Po n’a que marginalement renouvelé l’origine sociale de ses étudiants.
Pour être sinon complet, du moins être objectif sur ce domaine, il faut signaler aussi que si le projecteur est mis sur l’IEP de Paris et son très médiatique directeur Richard Descoings, un travail équivalent est fait dans les autres IEP de Province (et en particulier celui de Lille).
Certes, ce genre d’initiative se situe bien dans une logique d’élargissement du recrutement des élites que nous pointions hier et on ne peut réduire la lutte contre les inégalités scolaires à ce seul aspect. Mais, les enseignants de lycée et les universitaires engagés dans ce dispositif contribuent aussi à leur manière à faire évoluer la pédagogie.

La rentrée aillleurs
Et si on allait voir ailleurs comment se passe la rentrée ?
C’est une idée qu’ont eu plusieurs journaux qui se livrent à des comparatifs ou se penchent plus spécialement sur un pays.
Ainsi, dans le Monde on compare les rythmes scolaires dans l’union européenne. Parlons d’abord (par nostalgie…) des grandes vacances. Quelque douze semaines en Espagne et en Italie, mais seulement six ou sept en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Dans tous les pays, la semaine de cinq jours s’est imposée au détriment de la semaine de cinq jours et demi. De plus, contrairement à la France, aucun pays n’a fait le choix de la semaine de quatre jours. Quant à la journée continue, traditionnellement considérée comme une caractéristique du modèle scolaire en Allemagne, elle y est en recul et fortement critiquée comme source d’inégalités (activités péri-scolaires) et inadapté au travail des femmes. Rappelons que le comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires , qui a rendu son rapport au ministre de l’éducation le 4 juillet 2011, propose que l’année scolaire, d’une durée de 38 semaines, soit organisée en cinq périodes d’enseignement de sept à huit semaines entrecoupées, comme c’est déjà le cas actuellement, par des vacances intermédiaires de deux semaines (Toussaint, fin d’année, hiver et printemps). Quant aux vacances d’été, leur durée serait réduite à six semaines.
Dans Le Figaro, on évoque le Royaume-Uni où vingt-quatre « free schools », financées par l’État mais qui peuvent être gérées par les parents d’élèves, ouvrent leurs portes cette semaine outre-Manche. Un concept qui s’inspire de modèles étrangers, notamment américain (« charter schools » ), où des établissements autonomes sont libres d’organiser leur enseignement comme ils l’entendent avec très peu de contraintes. En Angleterre si le projet éducatif est validé par le ministère de l’Éducation, c’est l’État qui prend en charge les dépenses de l’établissement - qui reste gratuit pour les parents - et son implication s’arrête là. Le recrutement des professeurs, le nombre d’enfants par classe, l’organisation des emplois du temps et le contenu des programmes enseignés, eux, sont entièrement décidés par le comité directeur de l’établissement, c’est-à-dire le cas échéant par les parents eux-mêmes. Les opposants à ce type de projets s’inquiètent de deux dérives. La première c’est l’accroissement des inégalités. “Si vous regardez où les 24 établissements sont situés, comme l’a fait le Guardian, vous remarquerez qu’ils se trouvent en majorité dans des zones privilégiées, dénonce la secrétaire générale d’ATL (« Association of teachers and lecturers »), Mary Bousted. C’est donc une politique qui va utiliser l’argent public pour donner des privilèges à des parents déjà aisés, aux dépens des plus démunis”. La deuxième c’est le repli communautariste avec des écoles essentiellement confessionnelles. The Independant relève le cas de Newark, au nord de Nottingham, qui enseignera la théorie créationniste.
Toujours en Grande Bretagne, un autre projet fait polémique. Traumatisés par les émeutes de l’été, David Cameron et son ministre de l’Éducation souhaitent vouloir abolir la "no touch rule” (qui interdit de toucher un élève) et autoriser la "contrainte physique". Il s’agit par exemple de pouvoir s’interposer lors d’une bagarre ou de saisir un enfant récalcitrant pour le jeter hors de la classe. « Que ce soit bien clair, a averti le ministre. Les règles du jeu ont changé. ». Parmi les moyens de restaurer l’autorité en classe, le gouvernement estime urgent de renforcer la présence d’enseignants masculins, capables de montrer à la fois « force et sensibilité » [signalons au passage qu’un pédopsychiatre français a lancé une polémique semblable].Pour réduire ce déficit en hommes, le gouvernement lance un programme de reconversion de militaires dans l’enseignement, qui coïncide avec un plan de réduction des troupes dans l’armée. Amateur de formules à l’emporte pièce, David Cameron a baptisé ce programme du nom de “Tough love”… No comment
Finissons ce tour du monde et cette revue de presse avec une information qu’il ne faut jamais oublier et que le Monde nous rappelle : près de 793 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire ni écrire, en majorité des jeunes filles et des femmes, a indiqué mardi 6 septembre l’Unesco, à deux jours de la Journée internationale de l’alphabétisation. Onze pays comptent plus de 50 % d’adultes analphabètes, selon l’organisation. “67 millions d’enfants d’âge scolaire ne sont pas scolarisés dans le primaire et 72 millions d’adolescents qui devraient fréquenter le premier cycle de l’enseignement secondaire ne peuvent pas exercer leur droit à l’éducation, ”déplore l’Unesco.
La rentrée ailleurs, c’est bien souvent pas de rentrée du tout…

Bonne Lecture...



Libération.fr du 06/09/11(certains articles payants)

Et revoilà le modèle finlandais !
Cela faisait un petit bout de temps qu’on n’entendait plus parler du modèle finlandais. Luc Chatel vient de le resortir à la surprise générale pour y piocher - et c’est de bonne guerre - ce qui sert sa politique et qui montre le bien fondé de ses réformes, en oubliant tout le reste...
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Blues des profs : "C’est la première rentrée que j’aborde sans plaisir"
Depuis 25 ans, Catherine Cotte et Michèle Vial, toutes deux profs d’histoire géo au lycée des Minimes à Lyon préparent leurs cours ensemble. Dans la joie et la bonne humeur. Mais cette année, le cœur n’y est pas. « C’est une rentrée morose » confient les deux enseignantes, accablées par un changement de programme qu’elles jugent «  complètement à côté de la plaque  ». Elles vont devoir préparer leurs élèves de 1ère S (scientifique) au bac d’histoire géo qui aura lieu en fin d’année, l’enseignement de cette matière étant devenu optionnel en terminale S. Surtout, elles s’inquiètent de l’ « abstraction thématique  » du nouveau programme qu’elles ont bien du mal, en cette rentrée, à transformer en une série de cours cohérents.
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Le clash de rentrée du Comité de défense du service public
Manque d’enseignants, classes surchargées, élèves en hausse : la rentrée des classes en Haute-Garonne a eu lieu « dans des conditions critiques inacceptables » dénonce le Comité de défense du service public d’éducation crée à Toulouse.
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Education : Hollande promet « un plan d’urgence » pour la rentrée 2012
Ecole André Gide, dans le centre de Tours, à l’heure de la récré : François Hollande, comme tous les candidats à la primaire socialiste, s’offre un petit bain de foule scolaire. Pour l’occasion, il est entouré de la députée du cru, Marisol Touraine, et du maire de Tours, Jean Germain.
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Un milliard pour l’Education Par MATTHIEU ORPHELIN Vice président de la région Pays-de-la-Loire
Sous l’ère Sarkozy, les rentrées scolaires se ressemblent. Luc Chatel a succédé à Xavier Darcos rue de Grenelle mais la ligne politique est inchangée depuis le début du quinquennat : l’Education est principalement considérée comme une dépense qu’il faut maîtriser. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux est appliqué chaque année avec méthode et même zèle dans certaines académies, les recteurs étant récompensés au mérite en fonction du nombre de postes supprimés. Résultat ? Encore 16 000 postes en moins dans les établissements scolaires en septembre 2011, soit au total moins 70 000 depuis 2007. Pour quels gains ? Ridicules sur le plan économique : autour de 250 millions d’euros par an selon les estimations concordantes des syndicats et du rapporteur UMP du budget à l’Assemblée nationale, soit 0,4% du budget annuel de l’Education nationale. Avec, par contre, des conséquences très négatives pour la pédagogie et notamment pour l’accompagnement de ceux qui en ont le plus besoin. Le démantèlement en cours des réseaux d’aide spécialisé aux élèves en difficulté, les problèmes de remplacement des professeurs ou d’affectation des jeunes en sont autant d’exemples.
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Le Figaro du 06/09/11

Éducation : les enjeux pour la présidentielle
PS et UMP s’affrontent sur le statut des enseignants, les rythmes scolaires et les parcours individualisés.
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Rentrée : le Royaume-Uni teste les « écoles libres »
Vingt-quatre « free schools », financées par l’État mais qui peuvent être gérées par les parents d’élèves, ouvrent leurs portes cette semaine outre-Manche. Un concept qui suscite l’enthousiasme des parents et le scepticisme des syndicats.
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Cameron veut renforcer la discipline à l’école
Le gouvernement britannique entend faciliter le recours à la « contrainte physique » dans les classes.
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Le Monde.fr (certains articles payants) du 06/09/11

Le premier jour, je me répétais sans cesse : « j’ai confiance en la vie et en moi-même »
En ce premier jour de rentrée scolaire, Agnès, professeur de Français Langue Etrangère, nous fait part de ses souvenirs. Elle dispense aussi quelques conseils pour ne pas trop avoir le trac.
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Réussir son entrée à l’université
"Regardez bien votre voisin de gauche et votre voisin de droite, d’ici à la fin de l’année, un des deux ne sera plus là", s’exclame un professeur dans l’excellente bande dessinée publiée en 2010 par des étudiants de première année de l’université de Cergy-Pontoise (UCP) pour expliquer aux entrants ce qui les attend. D’une bulle à l’autre on y lit encore "Tu te sens légèrement seule ?" ou le portrait de celui qui a déjà lâché l’affaire à la première prise de note.
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Luc Chatel visite un internat qui a les moyens
Fauchée l’école ? Pas partout. Alors que s’opère une rentrée étriquée ; alors que les moyens manquent dans le commun des établissements, Luc Chatel a choisi de passer son après-midi de lundi 5 septembre à l’internat d’excellence de Noyon (Oise).
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Ma première rentrée en tant que néo titulaire TZR dans un lycée pro
Je me souviens de ma première rentrée en tant que néo titulaire TZR dans un lycée professionnel : c’était un établissement difficile, je ne connaissais pas le programme (le concours pour enseigner en lycée professionnel n’étant pas le même que pour les collège, lycée général et technologique) et n’avais que 3 ans de différence d’âge avec certains de mes élèves !
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Sciences Po Paris, la démocratisation à pas comptés
Les fils d’ouvriers et d’employés n’ont pas déferlé sur Sciences Po depuis dix ans. Ils ont tout juste réussi à se faire une meilleure place ! Tel est le bilan, en demi-teinte, des conventions éducation prioritaire (CEP), cette voie alternative de recrutement dans des lycées de zones défavorisées, lancées en grande pompe en 2001. Si 860 étudiants, issus de 85 lycées à travers le territoire français (Dom-tom compris), ont eu la chance de rejoindre la Rue Saint-Guillaume, le bilan est tout de même plus contrasté, car la sociologie étudiante de Sciences Po n’a pas été modifiée radicalement depuis dix ans.
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La maternelle aux 12 nationalités
Une liste de prénoms vaut souvent mieux que de longs discours. Dans la classe "petite section" de Sylvie Lenoble, à l’école maternelle Henri-Wallon de Saint-Pierre-des-Corps, les enfants s’appellent Amal, Amna, Ashab, Aya, Iliasse, Karina, Ilyes, Julien, Marwan, Mégane, Mohammed, Nahil, Naïla, Najete, Noah, Ramla, Salima, Sarah, Syrine... Une douzaine de nationalités – de l’Algérie au Sénégal, de l’Arménie à l’Azerbaïdjan en passant par la Mauritanie, la Turquie, la Guinée, le Congo ou encore le Tchad - sont représentées dans cet établissement scolaire qui, lundi pour la rentrée, a accueilli 96 enfants. Dont "60 à 70% d’origine étrangère", évalue Sylvie Lenoble qui effectuait à cette occasion sa 33e rentrée sur place, et la 22e en tant que directrice.
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Les rythmes scolaires dans l’Union européenne
Dans le système scolaire français, les heures de cours sont nombreuses et réparties sur un nombre limité de jours dans l’année, de sorte que les journées sont longues et fatigantes. A partir de ce constat, le comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, qui a rendu son rapport au ministre de l’éducation le 4 juillet 2011, propose une dizaine de mesures visant à améliorer l’équilibre des rythmes scolaires non seulement sur l’année, mais aussi sur la semaine et la journée.
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Selon l’Unesco, 793 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire, ni écrire
Près de 793 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire ni écrire, en majorité des jeunes filles et des femmes, a indiqué mardi 6 septembre l’Unesco, à deux jours de la Journée internationale de l’alphabétisation. Onze pays comptent plus de 50 % d’adultes analphabètes, selon l’organisation : le Bénin, le Burkina Faso, l’Ethiopie, la Gambie, la Guinée, Haïti, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone et le Tchad.
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Sciences Po Paris, la démocratisation à pas comptés
Les fils d’ouvriers et d’employés n’ont pas déferlé sur Sciences Po depuis dix ans. Ils ont tout juste réussi à se faire une meilleure place ! Tel est le bilan, en demi-teinte, des conventions éducation prioritaire (CEP), cette voie alternative de recrutement dans des lycées de zones défavorisées, lancées en grande pompe en 2001. Si 860 étudiants, issus de 85 lycées à travers le territoire français (Dom-tom compris), ont eu la chance de rejoindre la Rue Saint-Guillaume, le bilan est tout de même plus contrasté, car la sociologie étudiante de Sciences Po n’a pas été modifiée radicalement depuis dix ans.
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Education par capitalisation ou éducation par répartition, Terra nova n’a pas choisi par David Flacher
A la veille de la rentrée universitaire, Terra Nova nous livre contribution foisonnante. Comme beaucoup, nous adhérons à certaines de leurs propositions (l’intégration des classes préparatoires au sein des universités, par exemple). Mais c’est à deux d’entre elles, qui renvoient à de véritables choix de société, que nous nous proposons de répondre. La première concerne le relèvement des frais d’inscription (triplement des droits d’inscription en licence et quadruplement en master et en doctorat). La seconde concerne la création d’une allocation d’autonomie pour les étudiants (500 euros mensuels pendant une durée de 50 mois). Que signifie prendre d’une main ce que l’on donne de l’autre ? Pourquoi rester au milieu du gué, sans choisir entre l’allocation d’autonomie et une logique marchande ? Le relèvement des frais d’inscription constitue en effet (avec la mise en place de prêts aménagés) le pilier d’une "éducation par capitalisation" : l’étudiant est un investisseur qui accumule du capital (humain) qu’il conviendra par la suite de rentabiliser.
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L’Humanité du 06/09/11

Luc Chatel ne se mouille pas sur les restrictions d’accès aux cantines scolaires
Mise en lumière par l’Humanité dans sa dernière édition, la restriction d’accès des cantines scolaires aux enfants de chômeurs ne semble pas émouvoir le ministre de l’Education. Ce n’est pas peu dire que Luc Chatel botte en touche sur le sujet. Sans doute parce que plusieurs de ses collègues du gouvernement ou ténors de l’UMP et maires font de même dans les villes qu’ils administrent. Et pas des moindes : Alain Juppé à Bordeaux, Christian Estrosi à Nice, François Baroin à Troyes, Hubert Falco à Toulon, ou même Jean-François Copé à Meaux.
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Le business de la non-formation des profs
L’absence de réelle formation professionnelle des profs débutants attise la convoitise des organismes privés. « Fiches pratiques » et autres « coachings personnalisés » se multiplient sur Internet, avec la bénédiction du ministère.
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Le Parisien (certains articles payants) du 06/09/11

Portrait : le lycéen qui tape sur les profs
Du haut de ses16 ans, il se surnomme le vengeur non masqué. Non pas pour enfiler la carapace d’un héros de jeux vidéo, mais plus étonnamment pour dénoncer ce qu’il considère comme une injustice : « La suprématie des professeurs. » Casser du prof, c’est ce qu’Emilio Bouzamondo fait dans un pamphlet d’une cinquantaine de pages paru cet été.
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Rentrée sans douleur dans un collège parisien
Une rentrée amputée de 16.0000 postes de professeurs... Dans de nombreux établissements scolaires du primaire et du secondaire, des parents d’élèves s’inquiètent de la baisse des effectifs d’enseignants. Au point que le ministre de l’Education, Luc Chatel, a tenté à nouveau de les rassurer le matin même de la rentrée. Au collège Pierre Alviset, rue Monge, à Paris (Ve), ce sont surtout les collégiens qui se montraient soucieux, au moment de franchir le grand pas de l’entrée en 6ème.
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Les internats des lycées enfin mixtes
Ouverts aux élèves des classes préparatoires, tous les internats des lycées publics accueillent désormais des jeunes filles à Paris. A Jean-Baptiste-Say (XVIe), elles seront neuf.
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Des petits font leur rentrée… à la cantine
Drôle de journée pour 31 enfants qui devaient entrer en maternelle à Savigny-sur-Orge. Il n’y avait pas de classe et d’enseignant prévus pour les accueillir…
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A Saclay, une classe de CM 1 de 41 élèves !
Avec un appel aussi long, les élèves auraient presque le temps de se rendormir ! Hier matin, Rémy, un petit garçon scolarisé en CM 1 à l’école Thomas-Gobert de Saclay, a effectué sa rentrée dans une classe de… 41 écoliers.
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France Soir du 06/09/11

Education : "Les travaux d’intérêt général à l’école, je suis pour !"
Alors que les sanctions font l’objet d’une grande réforme, Paul Robert, proviseur, raconte la gestion des problèmes de discipline et de violence dans son établissement.
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Rentrée : Les habitants paient la maitresse pour sauver une classe
Puy-Saint-Vincent, dans les Hautes-Alpes, accueille une nouvelle institutrice cette année qui sera payée... par la commune. La situation est inédite en France.
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La Croix du 06/09/11

Les diplômés de Sciences-Po issus de ZEP réussissent aussi bien que les autres
Une enquête révèle que les diplômés de la grande école issus des lycées situés en zone d’éducation prioritaire (ZEP) ont le même niveau de rémunération que les autres.Chaque année, entre 50 et 70 % des élèves recrutés en ZEP sont des enfants de chômeurs, d’ouvriers et d’employés.
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Les échos (certains articles payants) du 06/09/11

En 10 ans, Sciences Po s’est (un peu) ouvert aux milieux populaires
Les étudiants de la "filière ZEP" de Sciences Po Paris ont une aussi bonne insertion professionnelle que les autres et ce dispositif pionnier a permis en dix ans d’ouvrir (un peu) l’accès de cette grande école aux enfants d’ouvriers et d’employés.
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“Sciences Po" en exemple pour beaucoup de bons élèves de banlieue
Nicolas Vinci, professeur agrégé qui va faire sa première rentrée jeudi, n’a pas choisi la même voie que Miloud Boudjemai ou Samuel Comodi, financiers à l’étranger, mais tous trois ont bénéficié de l’ouverture sociale de Sciences Po à des lycées de l’éducation prioritaire.
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Une société privée pour surveiller les enfants à l’heure de la cantine
Des employés d’une société privée ont fait leur rentrée, à Plan-de-Cuques, pour surveiller les enfants des écoles primaires à l’heure de la cantine, en remplacement des femmes de service que la mairie a écartées pour leur confier d’autres tâches.
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20 minutes du 06/09/11

"Sciences Po" en exemple pour beaucoup de bons élèves de banlieue
Nicolas Vinci, professeur agrégé qui va faire sa première rentrée jeudi, n’a pas choisi la même voie que Miloud Boudjemai ou Samuel Comodi, financiers à l’étranger, mais tous trois ont bénéficié de l’ouverture sociale de Sciences Po à des lycées de l’éducation prioritaire
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«   L’internat, ça va me restructurer  »
A Noyon, dans l’Oise, les élèves bénéficient de conditions optimales pour étudier
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Rentrée des classes : Se retrouver avec ses amis, l’obsession des enfants
Les parents, eux, s’inquiètent du nombre bien trop élevé d’élèves par classe…
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Rue89 du 06/09/11

Quelle école voulez-vous ? Celle de Joly, Valls, Villepin, Le Pen ?
Rue89 s’est plongé dans les programmes éducatifs des principales personnalités en lice pour la présidentielle.
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Ouest-France du 06/09/11

Les élèves sont rentrés sans incidents majeurs
Les 12 millions d’écoliers, de collégiens et de lycéens français ont retrouvé leurs classes et leurs professeurs. À de rares exceptions près, notamment dans l’Ouest.
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Le Journal du Dimanche du 06/09/11

Une rentrée scolaire sous le signe du système D
Les initiatives se multiplient pour répondre aux fermetures de classe dans le premier degré. À Puy-Saint-Vincent (Hautes-Alpes), le maire a recruté son institutrice et ouvert une école privée
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Le Nouvel Obs Permanent du 06/09/11

Education : la FCPE s’en prend à l’hypocrisie du gouvernement
"Tout va bien", affirme Luc Chatel, en cette rentrée 2011. Les syndicats font mine de ne pas comprendre : "mais qu’entend-il par là ?" demande un communiqué de la FCPE du lundi 5 septembre, dans lequel la fédération de parents d’élèves se joint au mouvement de grève du 27 septembre.
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Une rentrée des classes très politique
Les ténors de l’UMP jouent aux profs donneurs de leçons.
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Les maîtresses, cause de l’échec scolaire des petits garçons ?
Le métier d’enseignant doit être virilisé pour aider les garçonnets, selon le pédopshychiatre Stéphane Clerget interrogé lundi 5 septembre sur RTL. Et si on féminisait plutôt toute la société afin d’éviter de tomber dans de tels stéréotypes sexuels ?
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L’Express.fr du 06/09/11

L’école idéale, selon Margaux, Anna et les autres
Ce lundi, 12 millions d’élèves font leur rentrée. Voici ce que serait l’école idéale pour cinq d’entre eux, des adolescents âgés de 15 ans.
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Le Café Pédagogique du 06/09/11

La rentrée en Ile-de-France : "Il faut une réelle considération pour l’éducation et les jeunes"
Quel regard le conseil régional jette-il sur la rentrée en Ile-de-France ? Quel est l’ impact des restrictions budgétaires et des décisions gouvernementales dans les établissements ? Quelles priorités éducatives le conseil met-il en avant ? A l’ occasion d’une visite de lycée axée sur les questions de mixité sociale et de genres, Henriette Zoughebi, vice-présidente en charge des lycées, fait le point.
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Première visite de rentrée de Luc Chatel : pas plus de moyens mais de meilleurs résultats
C’est dans le groupe scolaire Paul Doumer du Perreux (94) que le ministre a effectué sa première visite de rentrée, en rappelant les progressions des évaluations et en souhaitant une très bonne année scolaire aux enseignants et aux élèves.
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Touteduc (accès payant) du 06/09/11

Augmentations d’effectifs : d’où viennent les chiffres donnés ?
Le SNES indiquait, lors de sa conférence de presse de rentrée, que le second degré allait accueillir 79 500 élèves de plus que l’an dernier, avec 4 800 postes en moins, et près d’un millier de postes non pourvus aux concours.
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Médiapart (accès payant) du 06/09/11

« Mon école, cette petite entreprise »
L’école se noie sous la paperasse. Les contrats aidés, en charge des tâches administratives, sont supprimés. Ghislaine Bissonnier, directrice dans le Val-d’Oise, se lance dans « une grève administrative ».
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L’école est à bout de souffle : les raisons d’une crise inédite
Malgré les suppressions massives de postes, Luc Chatel annonce une rentrée scolaire des plus normale… Une politique systématique de mise en concurrence, de précarisation des enseignants et de creusement des inégalités est en train de faire sombrer le système éducatif. Une enquête de Lucie Delaporte.
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Le prix des suppressions de postes
Une enquête du principal syndicat des chefs d’établissement lève le voile sur les conséquences concrètes des 16.000 nouvelles suppressions de postes dans l’Education à cette rentrée. 12% des établissements disent ne plus pouvoir assurer les horaires nationaux ! Par Lucie Delaporte.
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Slate.fr du 06/09/11

Tous inégaux devant la cantine
D’un côté il y a Elias, 8 ans, qui va à l’école dans le 10e arrondissement de Paris et ne mange rien à la cantine (sauf quand le menu propose pizza, fromage et glace au chocolat), au point que sa pédiatre lui demande d’au moins prendre le pain et le fromage, et que son père, accessoirement le rédacteur en chef de Slate.fr, me demande un article sur « pourquoi la cantine c’est pas bon ».
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ÉducPros du 06/09/11

Sciences po : bilan mitigé des 10 ans des Conventions éducation prioritaire
Après 10 ans d’existence pour les CEP (Conventions éducation prioritaire), Richard Descoings, directeur de Sciences po, a tiré le bilan, mardi 6 septembre 2011, de ce dispositif d’ouverture sociale qui avait provoqué la polémique, dès sa création en 2001.
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Création d’un « fonds d’innovations pédagogiques »
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne devrait plus tarder à lancer son fonds d’innovations pédagogiques (annoncé par Nicolas Sarkozy en juin 2011). Ce fonds aura pour ambition de valoriser la fonction enseignement des enseignants-chercheurs. Il sera confié au Commissariat général à l’investissement. Un appel à projets permettra aux établissements d’y candidater dans les semaines à venir. Ce fonds privilégiera les dispositifs ayant valeur d’exemplarité, qui pourront être transposés à d’autres établissements.
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VousNousIls du 06/09/11

793 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire, ni écrire (Unesco)
Quelque 793 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire ni écrire, en majorité des jeunes filles et des femmes, a indiqué mardi l’Unesco, à deux jours de la Journée internationale de l’alphabétisation.
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