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Revue de presse du mardi 5 septembre 2017

Une rentrée mouvementée - Idées - Sciences et éducation

A la lecture de la presse, on peut voir que la rentrée ne s’est pas si bien passée que ça partout en France. On peut lire aussi plusieurs tribunes sur la politique éducative. On termine avec l’apport des sciences en éducation.


Une rentrée mouvementée

Pour le ministre, la rentrée s’est bien passée mais ce n’est pas l’impression qui ressort de la presse aujourd’hui.
Tout d’abord la rentrée des enseignants dans un collège de l’Eure a tourné au cauchemar. L’exercice d’alerte attentat a été réalisé avec un peu trop de zèle. "Deux policiers cagoulés font alors irruption dans la cour en lançant des pétards et se mettent à poursuivre les professeurs jusqu’à l’intérieur des bâtiments. Selon le syndicat Snes-Fsu, certains d’entre eux se sont cachés et ont fini en pleurs." (Europe1) "Des riverains du collège ont appelé la police, croyant qu’un véritable attentat était en cours." (BFMTV)

Dans le Huffingtonpost, un directeur d’école témoigne de tout ce qui va poser problème avec la suppression des contrats aidés. Après avoir fait la liste de tout ce que ces contrats font pour l’école, il conclut ainsi : "Pouvez-vous me dire qui va être aussi adaptable et réactif pour un salaire aussi petit ?"

Les CP à 12 en REP+ ? Pas si simple en fait. "La mesure aurait dû mettre en joie les enseignants du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +), où elle s’applique. « Le problème est que ça se fait au détriment d’autres dispositifs très utiles », regrette Camille, qui ne retrouvera ses élèves que ce mardi matin. Dans son école, le maître supplémentaire, qui intervenait en fonction des besoins dans plusieurs classes, a été absorbé par le dédoublement des CP. Idem pour le poste surnuméraire de la maternelle attenante. Selon le Snuipp-FSU, principal syndicat d’instituteurs, le ministère aurait aussi puisé dans le vivier des remplaçants pour trouver les 2 500 profs nécessaires à la mise en place de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron."

Dans Le Monde, on peut lire que les activités périscolaires sont sacrifiées avec le retour à la semaine de 4 jours. "Ces trois heures d’activités hebdomadaires devaient permettre « d’élargir l’horizon des enfants ». Trois ans après leur mise en place, elles restent pourtant souvent une gageure."

Les territoires ruraux sont de plus en plus sacrifiés sous prétexte d’économie et perdent un à un tous les services publics. Dans le Lot, une commune ayant perdu son école a décidé "de créer sa propre structure plutôt que d’abandonner son seul établissement scolaire. L’association "Les pitchouns à Molières" a donc été lancée pour servir de support à une nouvelle école maternelle privée hors contrat. [...] C’est la municipalité qui prendra en charge le coût de la structure sans que les familles ne déboursent un centime."


Idées


« Les élèves ne sont majoritairement pas malheureux à l’école »

Alors que 12,8 millions d’élèves font leur rentrée lundi, Eric Debarbieux, ancien délégué ministériel chargé de la prévention de la violence à l’école, répond aux questions des lecteurs du Monde.

Selon Ken Robinson, "« L’école doit changer pour s’adapter aux enfants d’aujourd’hui ». Pour l’universitaire britannique, expert de l’éducation de renommée internationale, l’école doit apprendre aux enfants la créativité. Une compétence dont ils auront besoin dans un monde où beaucoup est à réinventer."

Dans OuestFrance, le point de vue du philosophe Guy Coq sur les débuts du ministère Blanquer.
" La nouvelle politique éducative est exposée à deux menaces qui pourraient la rendre inefficace. La première : la précipitation. La seconde : en France, on sait multiplier les procédures d’évaluation des écoliers, mais on repousse l’idée qu’il faudrait une évaluation des politiques scolaires.
On veut espérer une prise en compte rapide de la nécessité d’une évaluation des politiques scolaires, avant de remplacer des mesures non évaluées par d’autres. Peut-être faut-il créer une institution indépendante dotée des moyens d’évaluation… ?"

Pour Jean-Michel Zakhartchouk,"Jean-Michel Blanquer doit clarifier ses positions" car ses orientations sont antagonistes. "Mais, sur le fond, peut-on à la fois exalter l’école de la confiance, souhaiter une sorte d’union nationale autour de cette institution et faire des choix qui apparaissent parfois comme des revanches ou comme la nostalgie du temps où le même ministre avait des responsabilités sous les ministères de Sarkozy ? Accordons lui toutefois le bénéfice du doute. Ou, plutôt, soyons à la fois créditeurs de confiance et vigilants, le "en même temps" ne pouvant servir de seul fil directeur quand il faut faire des choix si on veut bien une école plus juste et plus efficace. "

Claude Lelièvre est plus ironique ! "Blanquer : un « formidable » ministre ; ça craint !
C’est du moins ce que le Président de la République a affirmé dans son interview au « Point » : « Jean-Michel Blanquer est un formidable ministre de l’Education nationale ». On ne peut que lui donner raison, car il y a beaucoup à craindre de la part de Blanquer.
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Sciences et éducation

La sociologie face aux neurosciences : l’enfant au cœur d’une bataille de disciplines
Contre l’universalisation hors-sol, une sociologie critique entend penser les inégalités et les classes sociales qui percutent l’enfant dès le plus jeune âge.

Lecture : la guerre des méthodes n’aura pas lieu. Un entretien avec Roland Goigoux sur le site des Cahiers pédagogiques.
"Ce que pense l’un des meilleurs spécialistes de la lecture en France, professeur des universités à l’ESPÉ Clermont-Auvergne, des risques de réouverture de querelles stériles sur les méthodes, de la meilleure façon d’optimiser les dédoublements en CP de REP ou du bon usage des neurosciences".

Géraldine Duboz (qui vous souhaite une bonne rentrée).


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.