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Revue de presse du mardi 30 sept 2014

Devoirs - Rythmes - Formation - Recrutement - Concours - Numérique etc..

Une actualité assez fournie, sur des thèmes très divers, comme les devoirs à la maison, la question des rythmes appliqués au collège, la formation et le recrutement des enseignants, le post-bac, sans oublier le numérique à l’école. Bonne lecture !

Devoir du soir...désespoir :

Les devoirs à la maison ou quand l’école envahit la sphère familiale. Un article du Parisien] reprend cet inlassable sujet, véritable serpent de mer scolaire. Interdits chez les plus jeunes, tolérés chez les plus grands des plus petits, les devoirs du soir ont bel et bien réussi à conquérir le territoire familial. Lien éducatif, pour certains, décharge professionnelle pour d’autres, occasion de tester l’autonomie des élèves pour un grand nombre, les devoirs à la maison font couler beaucoup d’encre ... et de larmes comme en témoigne cet article « Si l’on en croit une édifiante étude OpinionWay pour l’association ZupdeCo qui milite pour la fin des devoirs à la maison (lire ci-dessous), 97 % des parents constatent que leurs enfants rentrent de classe lestés d’exercices à faire, dont plus de la moitié « chaque jour »... Et 58 % de ces mêmes parents retroussent leurs manches pour les épauler ». Alors, pour éviter la crise de nerfs ou le burn-out familial, l’article propose en fin de billet un petit guide outillé de 6 règles d’or à suivre à la lettre... Une bouée de sauvetage utile mais qui ne doit pas occulter les vraies questions : quels devoirs, pour qui et avec quelles finalités ?


Les rythmes scolaires au secondaire :

A peine adoptés - et non sans maux- dans les écoles primaires, les voilà donc proposés au collège. C’est en tout cas ce que souhaite Paul Raoult, pré­sident de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) dont on peut lire les propos repris sur le site VousNousils « la FCPE sou­haite que tous les élèves du secon­daire aient une pause déjeu­ner d’au moins 1H30 et que la durée quo­ti­dienne de cours ne dépasse pas six heures au col­lège et sept heures au lycée. » Bien, une heure et demi de pause, dans un collège avec une belle pelouse et dans un pays où il ne pleut jamais, c’est vrai, c’est plutôt tentant ! Plus sérieusement, il serait effectivement grand temps d’élargir la question des rythmes et des temps scolaires au niveau du collège où de grandes incohérences règnent encore trop souvent aux versos des fameux carnets de liaison. Trois heures de permanence le lundi, contre un vendredi surchargé ; vingt minutes de pause le mardi midi entre le cours de deux heures de mathématiques et celui de deux heures de physique ; un jeudi commençant à huit heures et terminant à dix-huit heures, etc. Ces emplois du temps sont un vrai casse-tête pour les chefs d’établissement et les équipes éducatives et un véritable calvaire pour certains enfants certaines années ; sans compter qu’en lien direct avec l’emploi du temps, se greffe l’épineuse question du poids des cartables, certaines journées pesant très lourds sur les épaules. A propos de rythmes et d’horaires, mais cette fois côté familles, on signalera cette initiative municipale relayée par le journal Métro News : « À Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, les parents d’élèves sont priés d’être plus ponctuels. Et pour les récalcitrants, la mairie a décidé de sévir. Au bout du troisième retard, ces derniers devront payer une amende à la ville. »


Formation initiale :

Encore sur le site de VousNousIls à noter un article plutôt positif sur la question de la formation initiale. Rares sont ces retours, précieux sont-ils ! Voilà donc deux témoignages, deux réussites. « Mes stages d’observation m’ont gran­de­ment aidée, dans la mise en place des rituels du matin et pour trou­ver des idées d’activités sur le lan­gage ! » Après quelques semaines de classe, Mélodie, ensei­gnante rem­pla­çante de longue durée, en moyenne et grande sec­tion de mater­nelle aux Lilas, porte un regard bien­veillant sur sa for­ma­tion tran­si­toire en ESPE. » Voilà qui fait du bien à lire. Un peu plus loin dans l’article c’est Sabrina qui prend la parole, elle aussi plutôt élogieuse sur sa formation. « J’ai eu la chance d’avoir deux ensei­gnants excep­tion­nels lors de ma for­ma­tion en mas­ter, grâce aux­quels j’ai obtenu une mul­ti­tude de fichiers res­sources, d’aides et de séquences uti­li­sables pour la mater­nelle. Les stages m’ont aussi per­mis de ren­con­trer des pro­fes­seurs avec qui je suis res­tée en contact et qui répondent à mes questions. » Comme le dit le dicton populaire, jamais deux sans trois, voilà qui offre donc de belles perspectives !


Recrutement des profs :

Sans transition... de la formation au recrutement, y a-t-il un lien ? Dans cet article de l’Humanité on pose à nouveau la question des postes désespérément non pourvus. Professeurs d’Anglais ou de Technologies manquent cruellement à l’appel. « La foire aux profs contractuels est ouverte depuis début septembre. Des milliers d’élèves n’ont pas d’enseignants depuis des semaines. Il y a particulièrement une pénurie de professeurs de Techno, de langues et de matières scientifiques. Le rectorat de Paris recherche ainsi de "nombreux postes à pourvoir sur Paris" de professeurs de Techno en collège. Les profils possibles sont variés. Un bac + 3 en génie électrique, génie civil, mécanique, diplôme d’ingénieur » Le sujet fait également la Une du Bondy Blog. « Invitée du Bondy Blog Café, Najat Vallaud-Belkacem s’est exprimée sur la polémique du recrutement de professeurs des écoles par un entretien téléphonique dans le 93. La ministre de l’Education nationale botte en touche. » Elle assume : « que l’on fasse appel à Pôle emploi pour identifier des candidatures mais ensuite derrière, on vérifie évidemment les compétences des gens en question, il y a une formation qui accompagne leur exercice. » Nous voilà rassurés, il y a donc un lien entre recrutement et formation.


Concours et sélection :

Une entrée dans le cursus de médecine sans concours d’entrée, est-ce un coup de Legorafi ou bien est-ce du sérieux ? C’est en tout cas ce qu’on apprend en consultant le journal Les Echos « Sept facultés de médecine vont expérimenter de nouveaux modes de recrutement, sélectifs, des étudiants. » Une autre vision du choix de carrière ? C’est ce dont se félicite Frédéric Dardel, le Président de Paris V qui parle de rénovation pédagogique : il espère ainsi « que les lycéens changeront de façon de faire : « Un bachelier L qui a envie de faire médecine et va en Paces, il se plante. Demain, avec une licence de sciences humaines, il peut très bien entrer en deuxième année de médecine. » » Bientôt des médecins philosophes dans nos hôpitaux ? Tant qu’ils ne deviennent pas Médecins malgré eux, tout ira bien pour nous... Un autre article à lire sur la thématique du post bac sélectif ou pas, celui d’Olivier Rollot, sur son blog Il y a une vie après le Bac où il interroge Stéphane Boîteux, directeur général du groupe IDRAC une école de commerce à Lyon. L’auteur titre ainsi : « Une école de commerce postbac c’est un environnement sélectif mais pas élitiste. ». Selon Stéphane Boîteux « Celui qui fait le choix d’une école postbac choisit à la fois une ambiance d’école, pour se lancer immédiatement dans des projets originaux, et un environnement sélectif mais pas élitiste. Il fait également le choix de son école, basé sur le projet pédagogique qu’elle lui propose. Ce qu’il n’est pas certain de faire quand il passe des concours après une prépa. En post bac, on « sent » l’école, les parents touchent du doigt son projet en venant la visiter, en rencontrant les enseignants et les équipes pédagogiques. »


Le numérique :

Les nouvelles de France Info devraient rassurer Monsieur Brighelli (lire l’article du Point) quant à l’imbécile révolution numérique et pédagogique menaçant notre école. En effet, point de menace à l’horizon, à peine un frisson de rénovation car comme le souligne Célia Quilleret dans son émission, « seuls 15% des enseignants estiment que le manuel numérique pourra remplacer à moyen terme le manuel classique. Dans le primaire, la révolution numérique n’a pas eu lieu. Seuls 20% des enseignants utilisent des manuels numériques. Et ce n’est pas très étonnant... Une école sur quatre n’a pas d’accès à Internet selon cette enquête. » N’ayez donc crainte, le grand méchant loup modernité n’a pas encore eu la peau de la si douce et nostalgique école de grand-grand papa.

Ainsi s’achève cette revue du mardi et demain c’est en compagnie de Bernard Desclaux que vous ferez le plein d’actualités éducatives.

Ostiane Mathon


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Dans la Librairie des Cahiers pédagogiques

Vers une pédagogie de la lecture

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