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Revue de presse du mardi 3 avril 2018

Lycée- Parcours sup - Divers

L’actualité éducative du jour concerne surtout le lycée et Parcoursup. Nous terminerons avec quelques informations diverses.


Lycée

L’Etudiant fait le point sur les horaires dévolues à chaque discipline dans le projet de réforme du gouvernement : « Quelles matières devront suivre les lycéens suite à la réforme du bac et du lycée ? Combien d’heures de cours auront-ils par semaine ? Quelles options pourront-ils choisir ? L’Etudiant s’est procuré les projets d’arrêtés qui présentent l’organisation du futur lycée.
Nous savons désormais plus précisément à quoi ressembleront les classes de seconde, de première et de terminale au sein du futur lycée. L’Etudiant s’est procuré les projets d’arrêtés du ministère de l’Education nationale qui seront présentés le 4 avril en Commission supérieure du lycée (CSL) et le 12 en Conseil supérieur de l’Education. Si ces textes sont susceptibles d’être amendés et modifiés à la suite des passages dans ces différentes instances, les grandes lignes devraient rester celles présentées ici.« »

Effet collatéral ou non de la réforme, le sort des personnels d’orientation de l’EN est en suspens. Bernard Desclaux, un des rédacteurs de la présente revue de presse, y consacre un article de blog : « Depuis quelques jours l’inquiétude monte d’un cran chez les personnels d’orientation de l’éducation nationale. Le Projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est accessible et indique le transfert aux régions des DRONISEP. Divers syndicats ont été également reçus au ministère de l’EN et font état de leurs rencontres. Pour le SGEN-CFDT voir ici, pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, ce sera ici, et une alerte du collectif des PsyEN du SNES-FSU se trouve sur Youtube.
Examinons quelques évolutions probables. »


Parcoursup

Le Parisien s’intéresse à la contestation étudiante et à ses stratégies :« De nouvelles universités se mobilisent, suite aux violences subies il y a dix jours à Montpellier par des jeunes opposants à la réforme Parcoursup. »
Dans un entretien accordé à DNA, Marie Dullu-Bellat évoque Parcoursup et les spécificités du système français :« « Pourquoi conserve-t-on, en France, cette coexistence entre sélection et non sélection avec une université moins valorisante ?
C’est une question difficile. Il y a deux pistes pour y répondre. D’une part une forme de protection des élites. À ce sujet, on peut remarquer qu’il y a déjà eu des suggestions de mixer des premières années de filières sélectives et non sélectives. Mais les enseignants des filières sélectives et les parents de milieu favorisé, dont des députés, s’y sont opposés… D’autre part, une forme de contrepartie à la forte proportion de bacheliers. D’une certaine manière, on se rattrape dans le supérieur après les 80 % de réussite ! Enfin, il faut noter que les étudiants cherchent pour eux-mêmes la sélection. Cela les rassure. » »

L’Alsace se demande si les facs sont prêtes pour Parcoursup : « La sélection des candidatures débute demain. Nombre d’établissements dénoncent un calendrier trop serré, et surtout un manque de moyens humains et financiers pour appliquer correctement la réforme modifiant les règles d’admission dans le supérieur. »
Toujours concernant la sélection des dossiers, Julien Goussa consacre un article de blog à la délicate question des lycées d’origine des candidats :« Les choses se précisent sur l’étude des dossiers de candidature Parcoursup, dont on parlait ici et là, avant de poser la question de la prise en compte du lycée d’origine dans le tri des candidatures. Cette question a depuis évolué, notamment suite à la publication de nouveaux indicateurs sur les lycées et à des réponses obtenues auprès du ministère. »
Et pour finir, l’indécence du jour vous est offerte par le site du ministère de l’EN, qui publie en date du 30 mars un communiqué de presse concernant l’accompagnement des lycéens handicapés vers une orientation qui leur convienne. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour se moquer du monde.


Divers

Vousnousils se penche sur les conséquences de l’instruction obligatoire dès 3 ans : « La mesure qui consiste à intégrer 20 000 élèves supplémentaires dans les classes de maternelle ne va pas sans susciter questionnements et inquiétudes de la part des syndicats d’enseignants et des associations de parents. »
Un sondage du SNES montre que M. Blanquer n’est ni rejeté ni particulièrement plébiscité par les enseignants, selon La lettre de l’éducation : « Un sondage auprès des enseignants du secondaire, commandité par le SNES-FSU à l’occasion de son congrès, donne des résultats mitigés. Sans bénéficier d’une « confiance » majoritaire, le ministre de l’éducation recueille sur beaucoup de points des appréciations positives »
Terminons avec le témoignage réjouissant d’un étudiant, recueilli par Le Monde, sur son orientation : « Arthur raconte comment il a « donné un nouvel élan » à sa vie, passant le DAEU faute d’être allé au bout de son bac pro usinage, pour entrer à l’université. »
Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 543 - Enseigner par cycles
Dossier coordonné par Maëliss Rousseau et Céline Walkowiak
février 2018
La réécriture des programmes de l’école obligatoire réaffirme de façon explicite la notion de cycle dans le parcours de l’élève, mise en place dès la loi d’orientation de 1989. Cela change vraiment les objectifs et les conceptions des enseignements et donc interpelle les enseignants au cœur de leur pratique de classe.

N° 542 - Bienveillants et exigeants
Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk
janvier 2018
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.