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Revue de presse du mardi 29 mars 2005

Le "relâchement" des examens, en 1968, a permis, selon une étude, l’ascension sociale des bacheliers de cette année-là, diplômés de l’université par la suite, plus souvent cadres, mieux rémunérés. Cette faveur de départ a aussi eu des conséquences positives pour leurs enfants. C’est le résultat d’une étude d’Éric Maurin dont le Monde se fait l’écho aujourd’hui. Cet épisode de l’histoire peut apparaître anecdotique. Mais il fournit aux économistes le cadre d’une expérience "grandeur nature" sur un sujet éminemment politique : quels sont les effets sur la société de l’ouverture, en l’occurrence accidentelle, de l’enseignement supérieur ?
Autre question, mais moins sérieuse : quels sont les effets de la suppression d’un jour férié sur l’économie et sur la société ? Réponse : le gaspillage et la désorganisation... A lire dans vos journaux.
Bonne Lecture...


Libération du 29/03/05

Sept lycées fermés à Paris (édition du 26/03)
Les occupations de lycées se poursuivaient vendredi à Besançon, Le Mans, Toulouse, en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique. En région parisienne, une trentaine d’établissements sont « bloqués ». Et seize dans la capitale (sur 109 lycées). Sept lycées parisiens ont été fermés d’autorité par les chefs d’établissement jusqu’à mardi. Deux sont occupés jour et nuit. Les autres sont « assiégés », mais des cours s’y tiennent quand même, explique le rectorat de Paris, qui voit rouge. Si le principal syndicat des chefs d’établissement (SNPDEN) réprouve l’occupation des lycées comme mode d’action, le rectorat s’inquiète, lui, d’une « situation politique de prérévolte ». Et met à la disposition des proviseurs une cellule téléphonique de conseil et de soutien. Alors que le texte de loi de François Fillon a été définitivement adopté jeudi, députés et sénateurs socialistes devraient déposer mardi un recours devant le Conseil constitutionnel, estimant qu’il contient des dispositions « contraires à la Constitution ».
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« Occuper un bahut de nuit, c’est une première »
Récit de la nuit de jeudi à vendredi avec les élèves qui campaient devant le lycée Victor-Hugo, à Paris. Avant l’évacuation par les CRS.
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Le Figaro du 29/03/05

Polémique autour de la suppression des premiers jours fériés
Destinée à financer l’aide aux personnes âgées et handicapées, la « journée de solidarité » est entrée en vigueur ce week-end dans certaines régions
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Bilan mitigé pour le lundi de Pâque travaillé
Le Gard, le Territoire-de-Belfort et la petite ville de Vic-Fezensac dans le Gers se sont distingués aujourd’hui du reste de la France en ouvrant leurs écoles et une partie de leurs administrations pour conserver férié le lundi de Pentecôte, mais de nombreux élèves ont préféré rester à la maison.[...] dans le Gard, 80% étaient absents dans les écoles primaires, 72% au collège et 60% au lycée, selon l’inspection d’académie. Dans le Territoire-de-Belfort, ces chiffres étaient respectivement de 50 à 70% dans les écoles, un peu moins de 50% au collège et 25% au lycée.
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« QUELLE EUROPE VOULONS-NOUS ? » Une série du « Figaro »
Bronislaw Geremek : « Culture et éducation d’abord »

[...]Notre communauté doit avoir confiance en son expérience, et donc en son histoire pour mieux la faire vivre. L’Europe a toujours occupé le premier rang au plan culturel, et si nous constatons au jourd’hui un certain déclin sur ce point, c’est qu’il est temps d’oeuvrer pour trouver des solutions au niveau scolaire. Que faire pour que nos écoles soient parmi les meilleures du monde ? Que faire pour que la culture européenne se développe vers plus d’inventivité et devienne transnationale ? Faire de la culture et de l’éducation les pôles d’avenir de l’Union : ce défi premier et capital doit être pris à bras-le-corps par l’Europe tout entière. Car l’avenir de notre communauté tout entière en dépend.
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L’Humanité du 29/03/05

L’Esquive
Si on peut vous donner un seul conseil : ne ratez sous aucun prétexte ce film d’Abdellatif Kechiche.
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Le Parisien du 29/03/05

Un député en appelle à la loi pour lutter contre l’obésité
Le socialiste Jean-Marie Le Guen dépose ce matin à l’Assemblée une proposition de loi « pour agir contre l’épidémie de l’obésité ». Un texte qui déclare la guerre à ce « fléau sanitaire » : un enfant sur dix est obèse avant l’âge de 10 ans
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La Croix du 29/03/05

Rien vu...


20 minutes du 29/03/05

Jour férié : le Gard travaille mais au ralenti
Résultat mitigé, notamment dans les administrations et les écoles. Les établissements scolaires ont tourné au ralenti en raison du fort taux d’absentéisme des élèves : selon l’inspection d’académie, ce taux était de 80 % dans les écoles, 72 % dans les collèges et 60 % dans les lycées. Et environ 15 % des professeurs étaient absents. La FSU, principal syndicat enseignant, avait appelé à une grève « contre une journée de travail gratuit ». Les principaux services de l’Etat ouverts (préfecture, sous-préfectures, direction du travail et de l’agriculture) ont été peu fréquentés. Les mairies de Nîmes et d’Alès observaient en revanche le jour férié, tout comme le conseil général, à l’exception des agents affectés au transport scolaire.
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Ouest-France du 29/03/05

Rien vu...


Le Monde daté du 30/03/05

Le destin inespéré des "miraculés" de Mai 68
Une note rédigée par les économistes Eric Maurin et Sandra McNally sur "les bénéfices de long terme de 1968" démontre que la simplification et la désorganisation des examens après la crise ont permis à un nombre important de jeunes d’intégrer l’Université, alors qu’ils n’y seraient jamais parvenus dans des conditions normales. Ces miraculés de Mai ont eu une carrière professionnelle et des revenus largement supérieurs à ce qu’ils pouvaient attendre. Et, près de quarante ans plus tard, il apparaît que leurs enfants ont moins redoublé à l’école.[...] Etudiant en particulier le devenir des générations nées en 1948 et 1949, c’est-à-dire les élèves qui avaient 20 ans et 19 ans en 1968, Eric Maurin et Sandra McNally chiffrent précisément le gain obtenu. Ils constatent, en s’appuyant sur les enquêtes emploi réalisées par l’Insee dans les années 1990, que "chaque année supplémentaire passée à l’Université a eu pour effet causal d’augmenter le salaire d’environ 14 %". Dans le même temps, la probabilité de devenir cadre s’est accrue de 10 % par année d’études validée. Les deux auteurs parlent de "destin économique et social inespéré" pour ces jeunes passés à travers les mailles de la sélection habituelle.
Plus étonnant, la note montre que le bénéfice acquis a été transmis aux enfants. Les auteurs se sont penchés sur le niveau scolaire des élèves dont les pères ont passé leur baccalauréat en 1968 et l’ont comparé avec celui des enfants des générations précédentes et suivantes. Conclusion : les fils et filles des bacheliers de Mai 68 ont beaucoup moins redoublé que leurs camarades des autres années.
Ils estiment que chaque année de formation supérieure suivie par les pères se traduit mécaniquement par une diminution de 30 % du risque de redoublement pour les enfants, un résultat bien supérieur à des études antérieures. Cette constatation autorise les auteurs à parler de transmission du "capital humain" entre les générations.
Les économistes tirent de leur étude une analyse plus générale. "Le fait que cet impact soit aussi particulièrement élevé et persistant à travers les générations est un argument de poids pour ceux qui aujourd’hui militent pour une expansion nouvelle de notre enseignement supérieur", affirment Eric Maurin et Sandra McNally.
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Alain Geismar, universitaire, l’un des acteurs de Mai 68
"Nous avons bénéficié de tout, et cela a produit une grande ouverture d’esprit"

En 1968, vous étiez maître-assistant de physique à la faculté de sciences de Jussieu, à Paris. Le baccalauréat était-il un point de fixation de la contestation lycéenne ?
Il y a eu une très large participation des lycéens à la contestation. Les lycées étaient devenus de vastes lieux de discussion, de "parole", comme on disait à l’époque. Et ces discussions portaient notamment sur la façon dont on apprenait dans ces établissements, et sur la façon dont les lycées fonctionnaient.
Intuitivement, les lycéens avaient un sentiment d’injustice devant cet examen couperet qu’était le baccalauréat. A cette époque, d’ailleurs, le bac était une réelle coupure entre les individus, entre ceux qui pouvaient ensuite être formés et prétendre à une promotion sociale, et les autres. Evidemment, une partie du corps professoral était effarée. Mais de nombreux professeurs ont été inspirés par le mouvement lycéen et ses contestations, alors qu’aujourd’hui le mouvement lycéen est aspiré par le discours revendicatif du syndicalisme enseignant.[...]
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