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Revue de presse du mardi 28 mars 2017

Enseignement supérieur - Enseignement et pédagogie - Présidentielles

Les présidentielles s’invitent de nouveau dans l’actualité éducative ce mardi, mais il sera surtout question d’enseignement supérieur, du métier d’enseignant et de pédagogie.


Enseignement supérieur

Ce mardi, Le Monde rend compte de la fusion des universités lilloises : « Les trois universités lilloises ont voté leur fusion, le 24 mars, en vue de la création de l’Université de Lille le 1er janvier 2018. « Ce vote vient couronner la démarche engagée depuis plus de trois ans et le travail considérable mené par toute la communauté universitaire pour réaliser ce grand projet collectif », expliquent les universités. Il s’agit désormais pour la communauté universitaire « de donner vie collectivement à cette grande Université de Lille et de conduire avec fierté les perspectives qu’elle ouvre », ont-elles ajouté. Les conseils d’administration de chaque université ont également adopté l’organigramme et le projet de statuts du futur établissement unique. ».
Diacritik, quant à lui, rend compte d’un documentaire sur le monde universitaire en rappelant au passage que l’enseignement supérieur est un enjeu d’avenir : « Alors que les élections présidentielles approchent, que le programme de la majorité des candidats ignore superbement l’enseignement supérieur ou vise à le calquer sur le modèle américain, projetant d’achever, pour certains, un démantèlement amorcé depuis deux quinquennats, il est important d’évoquer un documentaire de Jean-Robert Viallet justement centré sur le monde universitaire et dont le titre se veut sonnette d’alarme : « Étudiants, l’avenir à crédit ».
Les universités sont devenues des entreprises, soumises à un modèle libéral, et si le phénomène est encore émergeant en France, observer son fonctionnement et ses répercussions sur les étudiants aux USA, donnés par beaucoup comme un modèle, ou en Grande-Bretagne, permet de comprendre les risques d’un tel système. »

Et enfin, il est de nouveau question du logiciel APB sur la chaîne MCE :« Le ministère de l’Education Nationale a dévoilé les chiffres de la première session d’Admission Post-Bac.
Et une chose est sûre, la fac a la cote.Depuis le 20 mars, la première étape du processus Admission Post-Bac est clôturée. Une première étape qui comprenait surtout l’expression des voeux. En effet, les candidats ont émis au moins un voeu pour poursuivre le processus. Ils ont jusqu’au 2 avril pour confirmer qu’ils sont toujours candidats. Ces derniers ont toujours la possibilité de modifier le classement sur leur volonté d’orientation jusqu’au 31 mai prochain. Mais il leur est impossible de soumettre de nouveaux voeux pour leur années d’études supérieures à venir. »


Enseignement et pédagogie

Il est d’abord question de climat scolaire. La FCPE produit une note rédigée par Denis Meuret et dont le Café pédagogique se fait l’écho : « Rédigée par Denis Meuret, basée sur les résultats de Pisa, cette note met en avant le haut niveau d’indiscipline dans les classes françaises, une dimension qui nuit beaucoup aux résultats. Elle n’est pas sans lien avec deux autres traits que souligne D Meuret : les mauvaises relations enseignants - élèves et la faiblesse des relations avec enseignants - parents alors qu’une grande alliance autour de la discipline s’avère nécessaire... »
Il est également question de classe inversée, avec l’interview par Ludovia d’un enseignant de physique-chimie qui la pratique : « “Gagner du temps pour les tâches simples et avoir plus de temps pour aider les élèves sur les tâches complexes : c’est la devise d’Olivier Sauret pour faire réussir ses élèves. C’est ainsi qu’il a basculé dans la classe inversée lorsqu’il cherchait à « gagner du temps ».” » Avec une vidéo.
Les résultats de Pisa concernant l’enseignement des sciences amènent des questionnements sur les méthodes et organisations à adopter, selon le Café pédagogique : « Quelles méthodes, quelles organisations sont les plus efficaces pour améliorer l’enseignement des sciences ? Intitulé "Politiques et pratiques pour des établissements performants", le volume II des résultats de Pisa 2015 vient de sortir. Il propose des analyses fines des différents facteurs qui influent sur le niveau en sciences. Certains concernent l’organisation du système éducatif comme le nombre d’heures de cours ou d’élèves en classe, ou encore le salaire du professeur. D’autres renvoient à ce qui se passe en classe depuis la discipline aux méthodes utilisées. »
Un article de blog hébergé par l’Etudiant tente, une fois de plus, de dédramatiser l’erreur, inévitable, mais dont on continue à avoir peur en France : « Comme on dit, on n’a rien sans rien et il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreurs. Pour réussir, il faut savoir accepter de prendre des risques. Les échecs dans les études comme dans la vie sont d’importantes leçons qu’il faut prendre en compte. N’essayez pas d’éviter les échecs, c’est impossible et idiot. Acceptez les échecs relatifs à votre prise de risque et progressez. La persévérance paie toujours. »
Et enfin, Politique matin nous propose une réflexion sur la nature du métier d’enseignant : « S’il est communément admis pour ce qui concerne, par exemple les cultes, les arts, la chirurgie, les secours d’urgence… qu’une dose suffisante d’envie personnelle est indispensable pour pouvoir tenir le poste, en ce qui concerne le métier d’enseignant cette condition n’est pas évidente pour tous.
Ainsi, bien souvent, les enseignants, les formateurs, les animateurs sont loin d’avoir les mêmes convictions et possèdent des styles d’intervention différents. Chacun se fait, plus ou moins, une certaine idée de son rôle et tous, à des degrés divers, sont réputés individualistes et tant soit peu narcissiques. Lorsqu’on leur pose la question du choix de ce métier, les uns répondent, J’enseigne parce qu’on me l’a demandé. En fait ce n’est pas mon métier ; on a fait appel à moi pour que je partage mon expérience avec des personnes qui pourront en tirer profit. Je suis un occasionnel ! Les autres, C’est mon métier. J’ai eu la vocation et même si elle est moins présente qu’à une époque j’y trouve encore mon compte grâce à de nombreux contacts, quelques déplacements et l’éloignement de ma hiérarchie. Les troisièmes : Je suis enseignant parce que j’ai la vocation. Mon registre c’est de transmettre, d’aider. Je pense sincèrement que l’enseignement constitue la clé de bien des problèmes, si ce n’est de tous. Rarissimes sont ceux qui rétorquent, C’est alimentaire ! Je fais çà pour vivre ! Je n’ai pas eu le choix ! Comme on l’entends pourtant couramment à propos de nombreux autres emplois. »


Présidentielles

VousNousIls propose un bilan des syndicats du quinquennat en matière d’enseignement supérieur, souvent oublié dans la campagne : « Après cinq années de présidence de François Hollande, quelles actions ont été menées pour l’enseignement supérieur et la recherche ? Si les syndicats notent des avancées, ils semblent emportés par la frustration. »
Les Echos font la même chose avec l’enseignement secondaire, et le bilan est là aussi mitigé : « « Les enseignants sont désabusés. » La phrase tombe comme un couperet sur le quinquennat de François Hollande, qui a pourtant érigé l’éducation en « priorité » de son mandat. Ce diagnostic est celui de Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU. Au syndicat d’enseignants de l’Unsa, on voit le bilan sous un autre angle : « Jamais on n’a autant réformé », insiste le secrétaire général, Christian Chevalier.
Les deux assertions ne sont pas antinomiques. Beaucoup de réformes ont été engagées, mais leur nombre et leur mise en oeuvre ont suscité la critique. Depuis 2012, le gouvernement a modifié l’organisation du temps scolaire, revu le ­contenu des programmes - de la maternelle à la troisième -, réformé le collège, créé 60.000 postes, repensé la formation des enseignants et revalorisé les personnels de l’Education nationale à travers des créations et des hausses d’indemnité et via le protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations de la fonction publique. Neuf milliards ont été investis dans l’éducation depuis 2012. »

Enfin, le Café pédagogique relaie les inquiétudes du SNUEP FSU, syndicat de l’enseignement professionnel : « « Recul sans précédent » : c’est ce qu’annonce le Snuep Fsu si les projets de plusieurs candidats de transmettre l’enseignement professionnel aux régions se réalisent.. Le Snuep répond par 28 propositions concernant le personnel et les élèves de l’enseignement professionnel. »

Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.