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Revue de presse du mardi 28 février

Pédagogie- Education- Présidentielles-Divers

Dans ce tour d’horizon de l’actualité éducative, nous parlerons pédagogie, éducation, et, échéances électorales obligent, de sujets concernant les présidentielles. Nous terminerons avec quelques informations diverses.

Pédagogie

Commençons par deux articles intéressants concernant la pédagogie. Le premier est un entretien assez riche du Monde avec un professeur de Berkeley, Greg Niemeyer au sujet des changements opérés par le numérique en éducation : « A la tête du centre pour les nouveaux médias de l’université Berkeley, aux Etats-Unis, Greg Niemeyer enseigne cette matière depuis le début de sa carrière. Diplômé d’arts classiques et photographie en 1997 à Stanford, il propose une analyse transdisciplinaire des interactions entre humain et technologie. Dans un entretien, il revient sur vingt ans de transformations en profondeur du secteur de l’éducation et éclaire les enjeux du monde du travail de demain ».
Le second est un article passionnant de The Conversation, consacré au pédagogue Paulo Freire et à l’influence qu’il exerce encore dans le monde aujourd’hui : « Le 2 mai 1997, il y a 20 ans, décédait le pédagogue brésilien Paulo Freire. En France, et dans l’aire francophone en général, son œuvre reste confinée à la période des années 1960 - 1970. Pourtant, Paulo Freire continue d’être, à l’étranger, en particulier dans les pays de langues ibériques et anglaises, un des penseurs les plus influents du monde intellectuel. »


Education

L’actualité tourne beaucoup autour de l’éducation au sens large, ce mardi. Commençons par signaler une interview d’Alain Bentolila et un article, tous deux portant sur son nouvel ouvrage, l’Ecole contre la barbarie. Dans l’interview de France 2, l’accent est mis sur une proposition particulière du linguiste : « Faut-il davantage parler de la religion à l’école publique ? C’est la proposition-choc d’Alain Bentolila, le linguiste de renom, pour faire rempart à la barbarie. Avec cette proposition, il veut réagir aux événements en lien avec l’État islamique. Interrogé sur le plateau de France 2, Alain Bentolila éclaircit ses propos : "Ce n’est pas la religion qu’il faut faire rentrer à l’école, ce n’est pas Dieu qu’il faut faire rentrer à l’école. Ce qu’il faut faire rentrer à l’école, c’est la question de la spiritualité." » L’article de VousNousIls, moins focalisé sur cet aspect particulier, rend également compte de cet ouvrage, en mettant en exergue le rôle des enseignants :« Dans le combat contre la barbarie, le rôle de l’enseignant est donc absolument capital. Alain Bentolila déclarait dans nos colonnes il y a un an que « chaque professeur a vocation à former des résistants intellectuels. C’est-à-dire à former des jeunes qui, confrontés à un monde dangereux et à des informations qui peuvent les inciter à commettre des actes inacceptables, vont savoir dire non. » »
Le Café pédagogique rend compte d’une étude de l’Insee, qui montre que l’école est « au coeur de la reproduction sociale » : « " En 2011, 54 % des personnes âgées de 25 à 66 ans estiment que leur situation financière est meilleure, voire bien meilleure, que celle de leur famille quand elles-mêmes étaient adolescentes", annonce une étude Insee qui souligne aussi que ce pourcentage est en baisse. La plupart des caractéristiques parentales jouent un rôle dans la formation du niveau de vie de leurs enfants. En particulier, la situation financière des parents se transmet partiellement à leurs enfants : 59 % des personnes dont les parents joignaient très difficilement les deux bouts ont un niveau de vie inférieur à la médiane, contre 44 % de celles dont les parents ne rencontraient aucune difficulté pour payer les dépenses nécessaires. Cette transmission s’effectue principalement via le niveau d’éducation atteint par les enfants précise l’Insee : le niveau de vie de ces derniers dépend en grande partie de leur niveau de diplôme, qui est lui-même fortement lié à celui de leurs parents. »
Coïncidence ou pas, c’est aussi le moment choisi par Najat Vallaud Belkacem pour annoncer une augmentation des bourses pour les collégiens, rapporte VousNousIls : « Les bourses pour les collégiens seront revalorisées de 25% pour la rentrée 2017. Le montant annuel passera ainsi à 105 euros pour l’échelon 1, à 289 euros pour le 2 et à 450 euros pour le 3. Najat Vallaud-Belkacem a annoncé cette hausse ce lundi 27 février au collège Georges Rouault, à Paris. Cette augmentation concerne les 840 000 collégiens boursiers. »


Présidentielles

Dans l’actualité éducative de ce mardi, il est question des intentions de Benoît Hamon concernant l’éducation. Sur France Inter, il estime notamment qu’il faut recruter 15 000 enseignants supplémentaires : « "Les difficultés d’apprentissage sont parfois liées à des classes surchargées", explique le candidat de la gauche, qui présente son objectif : 25 élèves maximum par classe en cycle 2 dans toute la France, et 20 élèves dans les zones d’éducation prioritaires, les DOM, les zones rurales défavorisées.
Benoit Hamon veut aussi mettre l’accent sur les formations d’enseignants, avec des modules de 3, 5 et 10 jours : "Cela suppose 15.000 recrutements supplémentaires . Coût de la mesure : 4 milliards d’euros" ».

Le programme d’Emmanuel Macron semble moins favorable à l’éducation, avec une volonté affichée de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires : « Dans un entretien accordé aux Echos, Emmanuel Macron a évoqué son programme économique. Pour faire des économies, le candidat d’En Marche ! souhaite « un mode de gouvernance totalement nouveau ». Notamment en ce qui concerne les fonctionnaires : « Je veux redonner des souplesses à la fonction publique. C’est-à-dire recruter hors du statut pour les fonctions d’encadrement, donner la possibilité d’avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités. Le statut des fonctionnaires ne sera pas remis en cause, mais il sera modernisé ». »
Enfin, le Café pédagogique fait un compte-rendu de l’autobiographie de Najat Vallaud Belkacem, qui vient de paraître :« "Longtemps je me suis trompée en cherchant à me fondre dans le moule., à être presque sans histoire personnelle. Maintenant je sais : si la diversité fait silence..., comment y croire encore ?". Si l’ouvrage de N Vallaud-Belkacem se veut autobiographique c’est une chronique politique. Le vrai sujet c’est la France et l’action politique. A quelques mois des élections législatives, où elle se présentera à Villeurbanne, la ministre de l’éducation nationale raconte "sa" France plus que sa personne.. »


Divers

Terminons cette revue de presse avec quelques informations diverses. Un reportage de France 2 se demande jusqu’où les parents peuvent aller pour aider leurs enfants dans leur scolarité, sans leur nuire : « Est-il normal de tenir la main à son enfant pour trouver un stage ? Un appartement ? Un travail ? Faut-il les aider à financer leurs études, voire à créer leur entreprise ? Ou au contraire, les inciter à voler de leurs propres ailes ? Coup de fil à un ami chef d’entreprise. Cette mère de famille n’hésite pas à faire jouer son réseau, car sa fille, élève de première dans un lycée professionnel, risque gros. On la menace de redoublement si elle ne trouve pas d’entreprise. "Quand on fait des enfants, c’est pour les aider, les accompagner dans la vie", estime-t-elle. »
Le Parisien relate les problèmes rencontrés par les élèves et enseignants d’une école primaire de Colombes. La preuve, si si, que l’architecture scolaire devrait être réfléchie et non improvisée en catastrophe : « 25,8 M€, 7 000 m², vingt et une classes, une salle de sport, un restaurant, deux cours de récréations, 543 panneaux solaires, un réseau de chaleur biomasse… et un fiasco. Le groupe scolaire Simone Veil, situé au sein de la ZAC de la Marine et inauguré en septembre 2015 à Colombes (Hauts-de-Seine), et qui devait être « l’école du XXIe siècle », s’avère être un enfer pour élèves et enseignants. La mairie va engager cette semaine une action en justice. »
Le Parisien signale également que les archives sur l’histoire de l’éducation ont déménagé à Gonesse.
Et pour finir cette revue de presse, signalons qu’un financement collaboratif de projets, « La trousse à projets », est expérimenté dans quelques académies.
Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.