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Revue de presse du mardi 26 septembre 2017

Polémiques - Pédagogie - Divers

Ce mardi, il est beaucoup question de polémiques, dont notre ministre est rarement très loin, mais aussi de pédagogie. Nous terminerons par quelques informations diverses.


Polémiques

Les Echos font le point sur les trois principales polémiques qui occupent le ministère : « Cinq mois après son entrée au gouvernement, son nom suscite à lui seul des crispations. Jean-Michel Blanquer, le 33e ministre de l’Éducation nationale, a su se faire connaître avant même sa première rentrée scolaire.
Qualifié par le syndicat d’enseignants SE-Unsa de ministre « hyper polémique », Jean-Michel Blanquer est accusé de “passer son temps à ressusciter des idées du passé”. »

Agathe Cagé met en perspective les enjeux de l’enseignement de l’histoire, enseignement régulièrement la cible de polémiques provoquées la plupart du temps par des personnes qui n’y connaissent pas grand chose : « Les polémiques sur l’enseignement de l’histoire doivent être l’occasion de poser les questions essentielles du rôle social et politique de cette dernière et des usages que l’on en fait, à l’École et au-delà, par exemple dans le champ politique. »

Enfin, le sujet principal de la journée, relayé par Libération, est la démission de Michel Lussault de la tête du Conseil supérieur des programmes (CSP) : « Le président du Conseil supérieur des programmes, Michel Lussault, démissionne. Libération rapporte sa déclaration : “J’ai eu le sentiment qu’il ne connaissait pas vraiment ce que nous avions fait et n’avait pas la volonté de nous confier quoi que ce soit. Je lui ai dit que le CSP permettait notamment de sortir des débats partisans. Je n’ai pas réussi à le convaincre. Dans ces conditions, il devenait difficile pour moi d’envisager un maintien, ce que je n’ai pas caché au ministre.” »
Évidemment, M. Blanquer n’a pas tardé à réagir à cette annonce, comme lerapporte RTL et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne se montre pas vraiment chagriné par cette décision : « Jean-Michel Blanquer a réagi à cette démission, au micro de RTL : "C’est le choix de M. Lussault, de démissionner. J’ai entendu qu’il l’avait fait dans des termes outranciers. Le simple fait qu’il utilise des termes outranciers le disqualifie pour la fonction qu’il exerçait donc il en tire les conséquences. Cela ne me gêne pas du tout, ce n’est pas un problème. Je suis dans un travail d’organisation de l’Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l’école primaire. Si ça gêne M. Lussault, c’est vraiment pas grave qu’il s’en aille", s’est-il exclamé. »
S’il semble déjà singulier de parler de termes outranciers concernant les déclarations de Michel Lussault, il paraît encore plus étrange de s’adonner soi-même ensuite à l’outrance en affirmant de Michel Lussault qu’il est indigne de ses fonctions. En tout état de cause, M. Lussault n’a pas à rougir de son travail à la tête du CSP, qui avait pour but, rappelons-le, de détacher un peu la rédaction des programmes scolaires de la mainmise du politique, dans l’intérêt même des élèves. La reprise en main du CSP par M. Blanquer, qui a déjà montré avec le détricotage des rythmes scolaires que l’intérêt des enfants n’était pas sa priorité, annonce une volonté de satisfaire une frange de la population, au détriment, il faut le craindre, de l’intérêt général.


Pédagogie

Le Café pédagogique s’intéresse à une étude de l’université d’Oxford concernant l’accès aux savoirs scientifiques : « Comment réduire les inégalités d’accès aux savoirs scientifiques ? L’Université d’Oxford publie une étude qui pointe trois facteurs essentiels pour gommer l’écart social de réussite et améliorer le niveau des élèves des milieux populaires : enseigner le raisonnement scientifique, améliorer la littératie et enfin améliorer les compétences métacognitives. Trois conclusions qui s’appuient sur un volume important de recherches et qui invitent à enseigner autrement. »

Paul Devin poursuit sur son blog sa série d’articles sur la déformation politique des études scientifiques concernant la pédagogie : « Quand l’argument de la validation scientifique apparaît à nouveau comme une stratégie de communication pour défendre des choix idéologiques sans que réellement on puisse en tirer quelque conclusion que ce soit pour légitimer les méthodes prônées. »

Enfin, signalons un article de blog hébergé par Le Monde concernant l’innovation pédagogique : « L’innovation a le vent en poupe à l’université. Depuis un an ou deux, il n’est pas d’établissement qui ne dédie un café informel, une journée banalisée, un appel à projets, voire, de plus en plus, un service entier à l’innovation pédagogique – l’innovation technologique, elle, a toujours eu sa place et continue tranquillement de se développer dans les laboratoires de recherche. Le ministère lui-même organise, ces 26 et 27 septembre, la deuxième édition des Jipes, les Journées nationales de l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur. »


Divers

Terminons cette revue de presse par quelques informations diverses. LCI a suivi une classe de sixième pendant une journée pour ses premiers pas aux collège : « Le 4 septembre dernier, 800.000 élèves ont fait leur rentrée en sixième. Une étape charnière dans la vie de l’enfant. Nouvel établissement, nouveaux cours, nouvelles amitiés dans la cours d’école : une entrée dans la cours des grands. A Grasse, dans les Alpes-Maritimes, nous avons suivi une classe pendant une journée. »

Enfin, Libération se penche sur le cas d’un collège grenoblois, en grève depuis trois semaines : « Les personnels de l’établissement, classé en réseau d’éducation prioritaire, s’élèvent contre la suppression de contrats aidés, qui leur assurait auparavant six postes pleins de surveillants pour 425 élèves, “le strict minimum”. »

Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 538 - La parole des élèves

Dossier coordonné par Michel Tozzi et Bastien Sueur
juin 2017

Un dossier sur la parole de l’élève à l’école : pour se construire une identité personnelle et collective ; pour penser, argumenter, apprendre, dans les disciplines, la vie de classe et d’établissement ; et pour l’intervention dans l’espace public et la représentation démocratique (délégués, conseil d’élèves, coopératif, CVC, CVL)..

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.