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Revue de presse du mardi 26 avril 2016

Dépenses d’éducation - Transitions - Témoignage


Maigre actualité éducative à nouveau en ce mardi. Deux ou trois choses (avec des messages d’ailleurs contradictoires) à propos des dépenses d’éducation ; Deux ou trois choses également à propos de ces temps de transition importants que sont les changements de type d’établissement à différents âges d’une vie d’élève ; un témoignage enfin, celui d’un conseiller pédagogique de l’université de Lyon.


Dépenses d’éducation

La dépense moyenne par étudiant a baissé durant le quinquennat, nous apprennent Les Echos dans un article intitulé Le bilan "contrasté" de la priorité à l’éducation. "Où en est la priorité à l’éducation, portée haut et fort en 2012 par François Hollande ? Un rapport du ministère de l’Education nationale vient d’en dresser un premier bilan. A la lecture du « Compte de l’éducation » qui porte sur la période 2006-2014, on constate qu’un effort financier a nourri la « priorité au primaire ». La dépense moyenne par élève dans le premier degré est passée de 5.676 euros en 2011 à 6.122 euros en 2014". Mais "Les nouveaux postes créés ont été absorbés en partie par la hausse démographique et la formation des enseignants. On aurait pu «  attendre plus » de la priorité au primaire, estime Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA. «  Il n’est pas sûr que les objectifs du quinquennat [sur le plus de maîtres que de classes et la scolarisation des moins de trois ans] soient tenus, prévient-il. Car la priorité au primaire s’est perdue dans les sables, et les enseignants du premier degré se sentent toujours les mal aimés du système. »"

Parallèlement, Localtis, site spécialisé dans l’information aux collectivités territoriales, revient sur un sujet déjà abordé dans la revue de presse d’hier, celui du recrutement des Services civiques. Services civiques : 37 000 missions pourraient être créées dans l’Education nationale d’ici 2017. "Le gouvernement n’en finit plus de structurer ses grands programmes de service civique. Pour atteindre les objectifs fixés par le président de la République - 110.000 jeunes volontaires en 2016 et 350.000 jeunes par an à partir de 2018 -, toute occasion pour (re)mobiliser les troupes paraît bonne à prendre. Une nouvelle convention de partenariat a ainsi été signée, le 25 avril, entre Najat Vallaud-Belkacem, Patrick Kanner, ministre de la Jeunesse, et François Chérèque, haut-commissaire à l’engagement civique. Cela, à l’occasion d’une journée d’échange et de formation ayant réuni quelque 400 jeunes volontaires à Orléans". (voir la revue d’hier à propos de cette journée d’échange).


Difficiles transitions

L’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) et l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) ont remis une synthèse de leurs travaux annuels au ministre chargé de l’éducation nationale. Ce rapport pour 2014 se concentre sur la problématique, longtemps ignorée et encore peu analysée, des transitions entre les degrés d’enseignement au sein du système éducatif actuel. Une chronique de ce rapport est à retrouver sur le site vie-publique.fr, sous le titre Scolarité : un éclairage des transitions entre degrés d’enseignement. Des transitions généralement difficiles pour la plupart des élèves, spécialement entre l’école élémentaire et le collège. "Le rapport constate un pourcentage persistant d’échec scolaire important qu’il impute à la difficile liaison entre école et collège qui fragilise les élèves les plus en difficulté".

C’est dans ce contexte que doit s’analyser l’expérimentation de "dernier mot aux parents" en matière d’orientation. Un sujet qui revient aujourd’hui dans l’actualité au travers d’un article Orientation. Collégiens, aurez-vous le dernier mot ? "Une nouvelle procédure d’orientation est expérimentée depuis 2014 dans certains établissements. Elle consiste à donner le dernier mot aux familles dans le choix de l’orientation en fin de troisième. Votre collège teste-t-il cette formule ? Qu’est-ce que ça change concrètement ? On vous donne toutes les réponses". Vous n’aurez certes pas toutes les réponses mais l’article présente assez bien les enjeux de la question. Et notamment cette idée finalement toute simple que l’orientation se passe bien dans les collèges où elle est activement préparée par les personnels et les familles.


Divers

L’Etudiant consacre un article, plutôt bien fait et objectif, aux EPI inscrits dans la réforme du collège en vigueur à la rentrée 2016. Réforme du collège et EPI : ce que les profs vous préparent. "Ça cogite en salle des profs. Depuis le début de l’année 2016, les enseignants travaillent sur les nouveaux cours prévus par la réforme du collège : les EPI. Ces enseignements pratiques interdisciplinaires seront mis en place pour la première fois en septembre 2016, à partir de la classe de cinquième. Le principe : un même projet travaillé dans plusieurs matières et donc avec plusieurs professeurs".

A signaler par ailleurs dans un tout autre domaine, un témoignage, Comment je suis devenu conseiller pédagogique à l’université, dans L’Etudiant. "C’est un nouveau métier, qui émerge depuis quelques années dans les établissements d’enseignement supérieur : Basile Bailly, 31 ans, est conseiller en pédagogie universitaire à Lyon 1 Claude-Bernard. Sa mission ? Accompagner les enseignants pour les aider à renouveler leurs pratiques afin de mieux les adapter aux étudiants".

Lionel Jeanjeau


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Mettre en oeuvre les EPI
Revue n°528 - mars 2016

Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d’autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part donc pas de rien et les EPI peuvent s’appuyer sur l’existant.

Le sens de l’orientation
Revue n°504 - mars 2013
Comment adapter l’éducation à l’orientation aux besoins de chaque élève, en prenant en considération les plus fragiles ? Comment concilier les compétences et le rôle de chaque acteur ? Comment éduquer à l’autonomie, développer l’estime de soi dans un système qui aiguille le plus souvent uniquement en fonction des résultats scolaires ?