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Revue de presse du mardi 24 septembre

Du soleil dans la classe - Un rayon de soleil dans le débat sur les programmes d’histoire - Eclairage ou parhélie ?

Y a du soleil aujourd’hui ! Dans la revue de presse aussi ! Une sélection du jour qui se veut positive et optimiste.

Du soleil dans la classe

Y a du soleil dans le JDD avec cinq profs qui font bouger l’école.
Ces cinq-là, Lionel Pinard, David Bouchillon, Adrien Guinemer, Alexandre Accou et Caroline Coudé « n’ont pas attendu les réformes pour mettre en place de nouvelles formes de pédagogie. » Nouvelles technologies, décloisonnement, volonté de donner du sens, prise en compte des progrès, accompagnements, y a du soleil dans leurs classes.

Y a du soleil sur Dailymotion (via onpassealacte.fr) avec le témoignage de Nathalie qui a décidé d’utiliser la pédagogie du bonheur en classe. Son credo ? « Si les enfants ont plus heureux, ils apprennent plus facilement et plus vite et tout le monde est content. » Pour y parvenir elle suit plusieurs principes : « Apprendre aux enfants à apprendre / Eviter le stress /
Investir les centres d’intérêts de l’enfant / laisser des "moments de plaisirs" qui serviront comme ressource à l’enfant lorsqu’il abordera des situations d’apprentissage plus délicates / pas de dictées dans sa classe mais des " exercices d’orthographe discutés " / Ouvrir les portes aux parents . Elle rappelle aussi que les devoirs sont interdits depuis longtemps et que seule l’évaluation est obligatoire, peu importe la méthode utilisée, les notes n’étant pas une nécessité. » Y a du soleil dans sa classe !

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Le dessin de Fabien Crégut

Un rayon de soleil pour éclairer le débat

Y a du soleil sur Rue 89 avec la mise au point de Bernard Girard sur ces deux semaines de polémique autour des programmes d’histoire. Les professeurs d’histoire seront heureux de lire ces correctifs dont celui-ci :
« Si, depuis un siècle, la discipline historique s’est complètement renouvelée, à l’instar de toutes les sciences humaines, ce n’est pas en s’opposant à la chronologie mais en élargissant cette dernière à tous les autres champs d’investigation qu’elle ignorait jusque-là : l’histoire sociale, l’histoire économique, l’histoire des sciences, des techniques, des idées, etc., sont venues se greffer à l’histoire politique et militaire pendant longtemps la seule pratiquée. »

Eclairage ou parhélie ?

Y a même du soleil dans Marianne qui est le plus souvent dans le brouillard sur les thèmes éducatifs. Ce n’est pas le cas avec la chronique de Jacques Julliard qui ose « Dans l’état où nous sommes, mieux vaudrait supprimer les programmes détaillés et leur substituer un cadre général, à l’intérieur duquel le maître adapterait son enseignement en fonction de la situation réelle de sa classe. Mais que diraient les spécialistes ? Que dirait Napoléon ? Que diraient les défenseurs de ce baccalauréat que le monde entier nous envie ? ». Tout n’est pas aussi révolutionnaire dans cette critique mesurée de la refondation. On peut certes y déceler un commentaire sarcastique bien tourné mais ça nous change des habitudes pamphlétaires.

Y a du soleil dans les salles de cinéma dès demain avec la sortie du film Sur le chemin de l’école. Télérama nous propose de découvrir la bande annonce. Un documentaire sur « des écoliers qui vivent aux quatre coins de la planète et qui tous ont en commun la soif d’apprendre. D’instinct, ils savent que leur survie et leur bonheur dépendent du savoir, donc de l’école. » et donc d’un chemin parfois dangereux à parcourir en plusieurs heures. Métronews a rencontré l’un de ces écoliers, Jackson, kenyan de 11 ans qui risque sa vie tous les jours sur ce chemin de l’école parce que « L’éducation est la clé du succès, Elle me permettra d’aider ma famille, ma communauté et mon pays. ».
Dans Le Monde, Noémie Luciani ose un parallèle avec nos écoliers « De notre côté du monde, il est plus fréquent d’avoir affaire à des enfants pour qui l’école est une obligation dépourvue de sens, et la nécessité de se lever à 7 h 30 pour monter dans un bus une torture. C’est avant tout ceux-là qu’il faudrait, qu’il faut emmener voir Sur le chemin de l’école : non pas tant pour leur faire prendre conscience qu’ils font partie des privilégiés (l’argument est presque toujours vain, surtout lorsqu’il s’agit de les contraindre à finir leur dîner), mais en espérant qu’ils en ressortent épris, même à peine, de l’esprit héroïque qui anime ces Indiana Jones en herbe, et tentés de voir à leur tour la course au savoir comme l’aventure qu’elle peut être. »

Demain c’est Ostiane Mathon qui vous présentera la météo de l’éducation dans les médias.

Laurent Fillion