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Revue de presse du mardi 23 septembre 2014

Apprentissage — Ailleurs — Ici — Polémiques


La question de l’apprentissage est toujours là. Nous irons ailleurs, puis à nouveau ici. Et nous terminerons sur quelques polémiques.


Apprentissage

La question de l’apprentissage est toujours là, La FFB salue les propositions pour faire redémarrer l’apprentissage. Pendant que la Dépêche signale des Menaces sur le budget de la CCI et sur le futur centre d’apprentissage, le Particulier fait le point avec son article L’embauche d’un apprenti est facilité.
Le Café pédagogique précise : l’Apprentissage : Un défi supplémentaire pour N. Vallaud-Belkacem, et nous signale la parution d’un numéro de la Revue française de pédagogie sur ce sujet. « La revue retrace l’histoire du développement de l’apprentissage et publie plusieurs articles sur l’intégration professionnelles des apprentis. Certes les jeunes sortant d’apprentissage ont un taux d’accès à l’emploi supérieur de 10 points à ceux qui ont suivi une voie scolaire, explique JJ Arrighi, qu’ils soient diplômés ou pas. Mais pour lui la comparaison ne fait pas sens car les apprentis ne sont justement pas des scolaires. Ce sont des salariés déjà sélectionnés par l’employeur et ils disposent d’une expérience professionnelle. Il sont aussi passé le barrage des discriminations sexistes ou racistes sur le marché de l’emploi.  » Le sommaire de la revue.


Ailleurs

Avant de retourner chez nous, prenons un peu de distance.
Le Kenya va créer une université numérique, et en Afrique du Sud : la ministre de l’Education de Base considère les TIC comme « une priorité majeure ».

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Le dessin de Stéphane du Crest

En Turquie, l’essor des lycées religieux ravive la guerre scolaire, et La Turquie insiste sur l’enseignement religieux malgré l’arrêt de la CEDH. Le Point indique, Turquie : le voile autorisé dans l’enseignement secondaire. « Ankara libéralise le port du foulard au collège et au lycée, après l’avoir autorisé à l’université, à l’Assemblée nationale et dans la fonction publique. »
Au Mali : Enseignement supérieur : FORMATION POINTUE A LA PEDAGOGIE UNIVERSITAIRE.
Le Devoir, journal du Québec, s’alarme : Le Québec se fiche de l’université. « Ce qui va se produire, dans les prochaines années, est le démembrement de l’université québécoise  »
Et concernant l’Etude PISA 2012 : les Genevois sont les plus mauvais en maths, "Genève et Neuchâtel reçoivent un score de 502 points, contre 550 pour le canton de Fribourg".


Ici

La nouvelle répartition académique de l’éducation prioritaire est présentée sur le site du ministère. « La nouvelle éducation prioritaire, c’est une nouvelle carte des réseaux pour que ce soient les territoires qui en ont le plus besoin qui bénéficient de cette refondation. À la rentrée 2014, 102 REP+ préfigurent la nouvelle politique d’éducation prioritaire. Najat Vallaud-Belkacem, ministre chargée de l’Éducation nationale, a annoncé la répartition académique des 350 Rep+ et des 732 Rep pour la rentrée 2015, au cours d’un déplacement le mardi 23 septembre 2014.  »
Et donc ce matin, « La ministre de l’Education nationale, en visite ce mardi à Sedan, dévoile la carte de l’éducation prioritaire et répond à nos questions. Le nombre d’établissements classés Rep+ va quintupler dans l’académie.  » L’Union, journal local retient Le coup de pouce de l’Etat aux collèges ardennais.
L’Express met l’accent sur Lille, Créteil et Aix-Marseille auront le plus de moyens, mais termine son compte rendu de la visite de la ministre à Sedan ainsi : « Grâce à des décharges horaires, les enseignants ont maintenant du temps "pour être pas seulement devant (leur) classe" mais aussi pour "pouvoir travailler en équipe, préparer les cours, recevoir les parents"..., a souligné la ministre.
La réforme prévoit un accompagnement pour les élèves de 6ème (aide aux devoirs, soutien méthodologique ou tutorat), l’encouragement de l’innovation pédagogique, des primes augmentées pour attirer et garder les enseignants dans les établissements les plus difficiles.
 »
Mais "yapas que" l’apprentissage et l’éducation prioritaire. Le ministère lance également ce jour la consultation sur le socle commun, nous rappelle le Café pédagogique :
« Vous avez reçu un courriel. La consultation sur le nouveau socle commun est ouverte, a annoncé le 22 septembre un courriel du ministère envoyé à tous les enseignants. La consultation se terminera le 18 octobre. Durant ces quatre semaines, les enseignants des écoles et collèges pourront bénéficier d’une demi-journée banalisée pour échanger sur cette nouvelle base du système éducatif. Mais déjà la suspicion rode : que pèseront les avis des enseignants alors que les appareils syndicaux se sont déjà emparés du sujet ? »

Réformer l’école ? Un professeur sur deux pense que le primaire ne remplit pas sa fonction selon un sondage
« Les professeurs sont inquiets, voilà ce qui ressort du sondage Ifop commandé par l’association SOS Education et que Le HuffPost a pu consulter. Dans cette enquête menée auprès de 600 enseignants, l’association a cherché à savoir comment les enseignants percevaient le niveau de leurs élèves et les moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour améliorer les choses. » Mais qui sont ces 600 enseignants ?

Le Café pédagogique donne un texte de Claude Lelièvre : « Socle commun » et/ou « culture commune » ? qu’il présente ainsi : « On le sait, les expressions devenues emblématiques « culture commune » et « socle commun » ont été tout particulièrement en tension dans le champ syndical des organisations d’enseignants depuis une vingtaine d’années. Mais ce qui apparaît actuellement à l’ordre du jour (notamment depuis le vote de la loi de refondation de l’Ecole qui parle d’ « un socle commun de connaissances, de compétences et de culture »), c’est de sortir ’’par le haut’’ (et de façon effectivement opérationnelle) de cette tension, voire de cette opposition. » Comme toujours à lire avec attention pour ne pas tomber dans cette opposition.


Polémiques

Terminons par quelques polémiques
Le livre de Véronique de Bure est présenté par Libie Cousteau dans un article de l’Express intitulé : En apnée dans une école catho. « J’ai mis mon fils chez les cathos relate les déconvenues de Véronique de Bure qui a scolarisé son enfant dans une école catholique. Un témoignage instructif sur l’archaïsme de cet enseignement. »
« Au fil des pages et des mois qui s’écoulent, le malaise s’installe face à une institution aux méthodes archaïques. Par-delà les dérapages de cet enseignement catholique, de plus en plus plébiscité par des parents en quête d’excellence et de bonnes fréquentations, ce témoignage dessine en pointillé le portrait d’une certaine élite qui privilégie une culture de l’entre-soi. Navrant et instructif. »

François Durpaire, Maître de conférences à l’université Cergy-Pontoise, historien et écrivain présente son livre La fin de l’école : l’éducation à l’heure du savoir-relation.... « Avec ma collègue sociologue Béatrice Mabilon-Bonfils, nous venons de publier un ouvrage où nous annonçons -c’est le titre du livre- la fin de l’école.
La question n’est pas de savoir si, mais bien de savoir quand, cette forme scolaire va disparaître, comme un moment particulier de l’histoire de l’éducation.
 »
Et on trouvera un très long article sur son blog par Viviane Micaud, Education : des erreurs dans la note de "Terra Nova" du 21 septembre 2014 a déclenché de nombreux commentaires avec réponses de son auteure.

Erasmus, c’est aussi 1 million de bébés en 27 ans
« 27% des anciens étudiants Erasmus disent avoir rencontré leur conjoint ou partenaire actuel pendant leur séjour à l’étranger.  »
« La nomination fin août de Federica Mogherini, 41 ans, comme future chef de la diplomatie européenne, a mis les projecteurs sur les talents issus du programme Erasmus. L’Italienne avait fait sa thèse portant sur l’islam et la politique au cours d’un séjour à Aix-en-Provence, dans le cadre d’Erasmus.
Actuellement, environ 10% des jeunes Européens étudient ou se forment à l’étranger grâce à des soutiens publics et privés, selon les données de la Commission. Environ 5% d’entre eux bénéficient d’une bourse Erasmus.
 »

Et demain, ce sera encore moi.
Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Vers l’école du socle commun


Revue n°515 - septembre 2014

La loi de la refondation a réaffirmé le socle commun. Ce dossier veut mutualiser les expériences et réflexions menées sur le terrain. Nous touchons là à un rôle fondamental de l’école : Que s’agit-il d’enseigner ? Dans quel objectif ? Qui pour le faire, dans quel cadre ? Dès maintenant, des réponses…

Enseignant : un métier qui bouge
N° 514 Coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mével juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.

Enseigner en classes hétérogènes

ESF éditeur - Cahiers pédagogiques, col. « Pédagogies », 2014

Prendre en compte les différences de niveau ou de culture ? Pas facile, sans doute. Pourtant, de nombreuses réponses existent qui peuvent même transformer la difficulté en une opportunité.

Pour nombre d’enseignants, l’hétérogénéité du niveau scolaire des élèves représente un problème. Comment prendre en compte les différences de niveau ou de culture ? Pas facile, sans doute. Pourtant, de nombreuses réponses existent qui peuvent même transformer la difficulté en une opportunité : celle de pouvoir donner plus de sens au métier d’enseignant, d’innover et d’être imaginatif. Dans cet ouvrage, constitué de contributions variées d’acteurs du terrain du premier et du second degré, de nombreuses pistes sont explorées, telles : varier et différencier les approches pédagogiques, les rythmes, l’organisation de la classe, accompagner les élèves les plus fragiles tout en gardant des exigences fortes pour tous.

Le lecteur trouvera ici du concret et du pragmatique, ainsi que des convictions étayées par des résultats de recherches et surtout par les effets produits sur les exemples analysés. Bref, loin de regretter une uniformité illusoire et, d’ailleurs, dangereuse, ce livre fait le pari réaliste d’une réussite maximale pour tous.