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Revue de presse du mardi 23 avril 2019

Jeunesse - Réformes et conséquences

De quoi a vraiment besoin la jeunesse ? De classes de CP dédoublées ? De petits déjeuners systématisés ? La scolarisation obligatoire à 3 ans changera-t-elle quelque chose ? Quand on lit à quel point le scoutisme et la philosophie sont importants dans la construction de la personne, on se demande à quels besoins réels répondent les réformes de l’éducation selon Blanquer.


Jeunesse

« Cette génération de jeunes ressent la finitude du monde »
« Sentiment de ne pas être en adéquation avec ses valeurs, désir d’éthique, tentation de prendre des chemins de vie alternatifs… l’inquiétude sur le climat se lie de plus en plus, chez les étudiants et les jeunes diplômés, à une remise en cause du système économique, explique la sociologue Cécile Van de Velde. »

Le scoutisme, une « ENA buissonnière »
« De nombreux responsables politiques ont adhéré très jeunes aux scouts catholiques, protestants ou laïques. Pour certains, c’est même leur « matrice ».
C’est une école politique bien particulière. Une école qui ne nécessite aucune formation préalable et qui ne délivre pas de diplôme. Pourtant, de nombreux responsables politiques en sont issus, comme, par exemple, les deux anciens premiers ministres socialistes Michel Rocard et Lionel Jospin. Une « ENA buissonnière », en somme. Cette école, c’est le scoutisme. »

Ouverture d’esprit, tolérance, gestion du conflit... Les bienfaits de la philosophie chez les enfants
« « La philosophie, ça peut aider à changer le monde. » Cette phrase n’est pas signée Kant, Spinoza ou Descartes, mais Benamar, élève de primaire à l’école Louis Aragon, à Pantin. Pendant un an, cet enfant de 8 ans et ses camarades de classe ont assisté aux « ateliers philo » dispensés par Frédéric Lenoir, sociologue, auteur de best-sellers (1). Il a également co-fondé avec Martine Roussel-Adam l’association Savoir Être et Vivre Ensemble (SEVE), qui a formé sur trois ans plus de 4000 instituteurs et personnes extérieures à l’éducation nationale, désormais aptes à dispenser ces ateliers à travers tout l’Hexagone. Leur objectif ? Développer une pensée réflexive, créatrice et critique des enfants dès la primaire. »

Service national universel : « On va pouvoir apprendre des choses, devenir plus mature et davantage solidaire », espère Noël-David
« PORTRAITS « 20 Minutes » a rencontré 13 ambassadeurs du service national universel (SNU), qui seront parmi les premiers jeunes Français a connaître cette aventure »


Réformes et conséquences

On commence par la place des mathématiques dans le nouveau lycée.
L’indispensable enseignement des mathématiques
« Une enseignante chercheuse s’inquiète de la réforme du baccalauréat en France. Pendant huit ans, elle en a expérimenté l’équivalent auprès de ses élèves britanniques et a constaté l’augmentation des échecs universitaires due au manque d’éducation scientifique et mathématique. »
Les mathématiques restent plébiscitées malgré la fin des filières au lycée
« L’heure du choix est venue pour la première génération de lycéens qui personnalisera son parcours avec la réforme du lycée.
Pas moins de 70 % des élèves de 2de envisagent ainsi de prendre la « spé maths », selon les premières estimations du ministère de l’éducation, fondées sur les vœux de 280 000 élèves issus de 1 335 lycées publics (soit près du tiers de cette classe d’âge). Ils sont aussi plus d’un sur deux à opter pour les sciences de la vie et de la Terre et la physique-chimie (respectivement 52,2 % et 50,1 %). »

On poursuit avec les petits déjeuners.
Petit-déjeuner gratuit à l’école. L’État débloque 6 millions d’euros cette année
« Proposer le petit-déjeuner gratuit dans les écoles concernera à terme « 100 000 enfants » dans les « territoires prioritaires ». Cette mesure qui fait partie des promesses du plan pauvreté, annoncé en septembre dernier par le président de la République, sera financée à hauteur de 6 millions d’euros par l’État en 2019.
L’initiative, déjà déployée dans huit académies tests que sont Amiens, La Réunion, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse, Versailles, sera « généralisée au mois de septembre à l’ensemble du territoire français ». »

Et la mise en perspective de Claude Lelièvre
Un petit déjeuner gratuit en ZEP : une mesure qui irait de soi ?
« La proposition de servir un petit déjeuner gratuit à tous les élèves de REP et REP+ rompt avec une difficulté le choix des élèves concernés, et le risque de stigmatisation). Mais pour entrer dans une autre difficulté : tous les élèves d’origines très défavorisées ne se retrouvent pas en ZEP, loin s’en faut. »

L’annonce d’Emmanuel Macron.
24 élèves par classe : l’idée de Macron n’est pas si simple à mettre en place
« "Cette mesure est forcément positive, mais seulement si elle s’accompagne d’une augmentation des emplois et pas d’un gonflement des effectifs dans les autres niveaux", s’inquiète Stéphane Crochet. "Nous sommes pour le ’pas plus de 24 par classe’, mais dans toutes les classes, renchérit Régis Metzger, co-secrétaire général de la SNU-ipp. Il ne faut pas pénaliser cinq générations pour en satisfaire trois". »

La loi Blanquer dans les villes et les campagnes.
Nous, maires de villes populaires, disons « non » à la loi Blanquer
Par Gilles POUX, maire de La Courneuve , Azzedine TAÏBI , maire de Stains , Patrice Bessac, maire de Montreuil , Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers , Mohamed Gnabaly, maire de l’Ile-Saint-Denis , Carinne Juste, maire de Villetaneuse et Laurent Russier, maire de Saint-Denis
« Nous, maires de villes populaires, dénonçons un projet de loi qui instaurera une école à plusieurs vitesses, qui accélérera les inégalités scolaires plutôt que les combattre. Ainsi, la scolarisation obligatoire dès l’âge de 3 ans – qui pourrait être une réelle avancée en soit – bénéficiera à l’enseignement privé sous la forme d’une subvention directe de 150 millions d’euros et la création « d’établissements publics des savoirs fondamentaux » menacera les postes de directeurs·directrices d’école. De même, la réforme des spécialités du bac 2021 se ferait au détriment des enfants des quartiers prioritaires. »

Une excellente analyse de l’école rurale, au seuil de l’éducation prioritaire
« Long format Isolement géographique et culturel, freins psychologiques à la mobilité, faible taux de réussite aux examens, décrochage scolaire… les zones rurales cumulent les difficultés. À l’heure où le gouvernement réfléchit à la prise en compte du critère de ruralité dans l’éducation prioritaire, La Croix est allée enquêter dans les Ardennes, l’un des départements les plus ruraux de France. »

Suppression de l’ENA : la mixité sociale au cœur des débats
« Les CSP supérieures y sont surreprésentées, à l’inverse des enfants d’ouvriers ou d’employés. Comment expliquer que l’école, créée dans un esprit de démocratisation de l’accès à la haute fonction publique, en arrive à de tels écarts ? »
Sciences Po : Quel est le bilan du dispositif d’ouverture sociale, 18 ans après son démarrage ?
« Lundi soir sera diffusé le documentaire Pourquoi pas moi ?* sur France 3 qui décortique le parcours de jeunes de Bondy ayant tenté d’intégrer Science Po.
Depuis 2001, les conventions éducation prioritaires ont permis d’intégrer 1.929 lycéens issus de zones difficiles.
Une fois diplômés, ils connaissent le même type de carrière que leurs camarades ayant passé le concours classique. »

Géraldine Duboz, avec l’aide de Catherine Rossignol.


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 552 - Les dys dans la classe
Dossier coordonné par Nicole Bouin et Émilie Pradel
mars 2019
L’accueil des élèves présentant des troubles des apprentissages, dont les «  dys  », ne va pas sans difficultés au quotidien pour les enseignants. Notre dossier propose des éclairages de chercheurs sur ces troubles et donne la parole aux praticiens de terrain, aux parents, aux anciens élèves dys, aux médecins, aux associations…

Hors-série numérique n° 50 - Le bac, hier et aujourd’hui

septembre 2018
Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série revient sur de nombreuses tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac - 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrir une école plus démocratique ?