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Revue de presse du mardi 21 mars 2017

SPME - Suites - Orientation et marronnier - Brèves

Aujourd’hui l’actualité éducative est pléthorique et variée. Cela peut être dû à la Semaine de la presse et des médias à l’école, principale information du jour. Mais les suites des actualités précédentes restent patentes, les marrons sont de saison au printemps c’est l’orientation, quant aux brèves elles sont courtes mais nombreuses.


SPME

Le principal événement médiatique de cette Semaine de la Presse et des Médias à l’école arrive tout droit de l’espace.
Le Ministère a publié ce communiqué : “Thomas Pesquet rejoint la réserve citoyenne de l’Éducation nationale
À l’occasion de la Semaine de la presse et des médias dans l’école et de la Journée mondiale de l’eau, plus de 230 000 élèves du CP à la troisième ont été connectés par le ministère de l’Éducation nationale avec l’astronaute Thomas Pesquet pour un dialogue en direct depuis l’espace.”

On peut lire dans Science et Avenir que “La rencontre a été organisée à l’occasion de la journée mondiale de l’eau.
VosgesMatin est pragmatique en titrant « On dort super bien dans l’espace ».

Mais la SPME ce sont surtout des enseignants, des élèves et des journalistes qui se mobilisent pour travailler l’éducation aux médias et à l’information (EMI).
Le Républicain Lorrain raconte que “Arnaud Tousch, journaliste à RTL-Radio , est intervenu dans son ancien collège pour la 28e édition de la semaine de la presse. Un retour riche en émotions et peut-être, en vocations.”
Tendance Ouest évoque le travail sur la photographie : “Six photos pour six situations souvent propices à l’isolement. Le handicap, la vieillesse ou encore le racisme… les problématiques sont complexes, mais les 24 enfants d’une classe CM1/CM2 de l’école Henri Brunet à Caen (Calvados) s’y sont confrontés volontiers, lundi 20 mars 2017. "La semaine de la presse à l’école est l’occasion d’échanger sur ces sujets de société et de voir comment la photographie peut souligner des problèmes", expose l’enseignante, Clémence Galleret.”
Une jolie phrase dans L’Yonne RépublicaineÀ l’occasion de la semaine de la presse à l’école, L’Yonne républicaine s’engage à ouvrir ses portes. Parce que c’est aussi la semaine de l’école dans la presse…”. Un autre article propose “L’éducation aux médias expliquée par deux enseignants”.


Suites

La présidentielle concerne de nombreuses informations.
Libération dans son direct annonce qu’Arthaud et Cheminade veulent des profs plus nombreux et mieux payés. “Les deux candidats à la présidentielle privés du plateau de TF1 continuent de débattre en direct sur Explicite. Sur les questions d’éducation, un point de convergence : celle des moyens pour lutter contre les inégalités scolaires. Ainsi, Nathalie Arthaud, la candidate LO, « il faut des moyens : embaucher des enseignants, des Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) dans les maternelles commencer par les écoles, puis les collèges. »
Le Figaro propose “Présidentielle : comparez les programmes des candidats sur l’éducation

Des propositions issues de la société civile sont adressées aux candidats à la présidentielle.
Dans Mediapart c’est un “Manifeste pour une éducation nouvelle”. “Suite au Colloque "Quelles utopies pour aujourd’hui ?" organisé par le groupe Lyonnais et le secteur Langues du GFEN avec le Groupe Romand d’éducation Nouvelle (GREN) qui s’est tenu à Villeurbanne les 16-17 et 18 septembre 2016, un petit groupe a poursuivi les travaux par l’écriture d’un Manifeste "Quelles utopies pour aujourd’hui ? Éducation-Égalité-Émancipation"”.
Un autre collectif propose sa lecture du débat dans La Croix : “Pour des « états généraux de l’éducation ». Le laboratoire d’idées Vers le haut – dont Bayard fait partie – demande au futur président de mettre l’éducation au cœur de son action. Marc Vannesson, son délégué général, revient sur cet enjeu.” Le vocabulaire est plutôt mélioratif sur les idées libérales sur l’école portées par messieurs Macron et Fillon.
La nouvelle République poursuit sa série vidéo “la présidentielle vue par” avec Rémi 24 ans. “Salarié d’une mutuelle niortaise, Rémi songe à un vote de contestation à la présidentielle. Il prône plus d’autonomie à l’école, ce dont il a manqué.
[...] Toutefois, « je vote à chaque fois », enchaîne Rémi, 24 ans. Blanc, souvent, « ou par élimination, en choisissant le moins pire des candidats. Cette fois, j’hésite à voter pour… vous voyez quoi », dit-il sans jamais prononcer le nom du parti d’extrême droite dont il approuve « l’opposition à la discrimination positive ».[...]
L’éducation, ça le préoccupe. « Quand on est enfant, l’école nous met tous dans le même panier, sans prendre en compte les rythmes de chacun. Mais en arrivant dans une entreprise, nous devons co-construire, confronter des idées, travailler en équipe. Et ce n’est pas facile, on n’est pas toujours armé », témoigne-t-il, citant la fameuse réplique d’Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.
 »”

Autre actualité de suite, l’affaire du lycée de Grasse. Nice Matin donne la parole à “ces "héros" dont on ne parle pas”, Les agents de cantine.
Le Républicain lorrain revient sur la “Profession proviseur : « Touche pas à mes élèves »”. “Un proviseur à Grasse a fait preuve d’un grand courage. En Lorraine, ses collègues assurent qu’ils auraient agi de même, parce que leur fonction « se doit de protéger ».”

Après Le rapport de la Cour des Comptes, l’Oeil du 20 heures de France2 a enquêté sur “SIHREN, le logiciel très coûteux de l’Education nationale”.

On en parlait abondamment hier, pour la première fois l’œuvre d’une écrivaine est au programme de littérature en terminale L.
Selon Le Figaro, madame de Lafayette serait “otage de la féminisation du bac
L’affaire - opportunément médiatisée - permet à la ministre de l’Éducation d’asseoir sa réputation de féministe à peu de frais. La Princesse de Montpensier, une nouvelle de Madame de La Fayette, sera au programme d’une épreuve de littérature de terminale littéraire en 2018 avec son pendant au cinéma, La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier.” On est soulagés que l’œuvre d’un réalisateur homme sauve la pauvre écrivaine... et nous n’oublions pas de remercier la journaliste pour l’emploi fort à propos du mot "otage"...
Pour les anglophones, The Guardian s’en fait Le porte-parole outre-Manche : « Enfin ! Female author in French school exams for first time since 1990s »


Orientation et marronnier

En ces temps d’APB, LCI proposeL’UNIVERSITÉ À L’ESSAI" POUR AIDER LES FUTURS BACHELIERS
Les lycéens avaient jusqu’à aujourd’hui pour formuler leurs vœux d’inscription en université : l’admission post-bac. Pour les aider à bien choisir leur voie, certains établissements ouvrent leurs portes dans le cadre du programme "L’université à l’essai"

Ah, la recherche du meilleur établissement... Erwin Canard s’y colle pour l’Etudiant après Sandrine Chesnel pour l’Express l’année dernière. Alors,“ Un bon lycée, c’est quoi ?”. “Milieu social des élèves, profession des parents, niveau scolaire à l’entrée en lycée… Ce sont les principaux critères pris en compte pour calculer les indicateurs de valeur ajoutée (IVAL), qui permettent de produire le palmarès des lycées de l’Etudiant, publié le 22 mars 2017. Les établissements au sommet du classement sont alors ceux qui parviennent à faire le mieux progresser et réussir leurs élèves par rapport à ces différents facteurs. Ils ne prennent donc pas seulement en compte le taux de réussite "brut" au baccalauréat, qui favorise les lycées "élitistes" qui recrutent et gardent essentiellement de très bons élèves.”. Il propose que les élèves et les enseignants s’emparent du hashtag #UnBonLycée.


Brèves

Le Figaro évoque ce programme de recherche insolite : « L’université d’Oxford crée un programme de recherche sur le cannabis
Ce programme disposera d’un budget de 10 millions de livres sterling (11,5 millions d’euros). Objectif : étudier les bénéfices du cannabis dans le traitement de la douleur et du cancer.
 »

Science et avenir se demandeComment l’éducation modifie la structure du cerveau.
Le réseau de milliards de neurones présent dans notre cerveau n’est pas "immobile". Pendant l’enfance, certaines connexions, moins utilisées, disparaissent tandis que d’autres fibres se renforcent en s’entourant de gaine de myéline
.” L’article précise que “La pollution nuit gravement au neuro développement”.

Ouest France mentionneUn deuxième collège traditionaliste en projet à Sées
Un collège-lycée privé traditionaliste pour jeunes filles cherche à s’implanter à Sées (Orne). Vendredi 24 mars 2017, le Conseil départemental de l’Orne devrait lui louer le palais d’Argentré pour une durée de 30 ans.” Cet établissement sera hors contrat.

Le Parisien parle d’“ Une enseignante canadienne travaillant dans un village reculé de l’Arctique a remporté dimanche à Dubaï le prix du « meilleur professeur du monde », doté d’un million de dollars.”. “Maggie MacDonnell figurait parmi 10 finalistes sur 20.000 candidats de 179 pays, qui s’étaient présentés à un concours international ayant pour objectif de valoriser le métier d’enseignant.”

La Voix du Nord titre “L’académie de Lille est « singulière », c’est celle « où nous avons le plus investi »” d’après les propos de la ministre.

Emilie Kochert


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.