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Revue de presse du mardi 20 septembre 2016

Des questions — Primaire à droite — Enseignement supérieur


De nombreuses questions un peu tout azimut pour commencer cette revue avant de voir du côté de la primaire à droite et de l’enseignement supérieur.


Des questions

Dieu a-t-il une place sur les bancs de l’école ?L’école comme remède à tout ? Face à la radicalisation, aux replis identitaires, au désamour républicain, l’enseignement laïque des religions a souvent été avancé comme un antidote. « La relégation du fait religieux hors des enceintes de la transmission rationnelle […] favorise la pathologie du terrain au lieu de l’assainir », déclarait Régis Debray dans son rapport de 2002 sur la question. Si l’idée a gagné du terrain depuis le début des années 2000, elle s’est imposée comme une évidence après les attentats de 2015. Mais jusqu’où faut-il aller ? Là, les voix divergent.”

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Dieu par JIMo

Henzo LEFÈVRE (PS sur liste régionale à Toulouse) se demande si Évaluer par des notes, une méthode inefficace ?

A-t-on trouvé LA méthode ? Les média se sont emparé de Céline Alvarez qui propose Une méthode pédagogique révolutionnaire contre l’échec scolaire. “Dans le meilleur des mondes, chaque enfant dès la naissance se verrait génétiquement prédestiné à un emploi et à la catégorie sociale correspondante. Envolée l’école, balayée l’orientation, disparus les carrières dans lesquelles on ne s’épanouit plus. En attendant que la prophétie Huxleyienne se réalise, Céline Alvarez prône le naturel et l’écoute de l’enfant. Tout un programme !”

Décrochage : Un quinquennat pour rien ? Mais de quel quinquennat s’agit-il ? “De 2006 à 2011, qu’observe-t-on sur le terrain social et scolaire en France ? Pour répondre à cette question, rien de mieux que "L’atlas des risques sociaux d’échec scolaire", réalisé par la Depp, le service des études du ministère, et le Céreq. Un atlas qui descend au niveau des cantons pour décrire l’état social et scolaire de la France. C’est une autre vision des inégalités qui se dessine, celle des territoires. Une conclusion s’impose : sur ce terrain là, le quinquennat Sarkozy montre une aggravation des inégalités.
Réalisé par Georges Bourdesseul, Patrice Caro, Yvette Grelet, Laure Minassian, Céline Vincet (du Céreq) et Olivier Monso (Depp), cette seconde édition de L’atlas nous amène en 2011. L’édition précédente couvrait l’année 2006. Et on nous promet une troisième édition , avec des données plus récentes, cet hiver.

Les publications de la Depp : Atlas des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage, France métropolitaine et Dom (données 2011)

Regards sur l’éducation 2016 : de quoi nourrir le débat éducatif en France ? Jean-Pierre VERAN en fait un commentaire sur son blog. “La publication de l’édition 2016 des Regards sur l’éducation de l’OCDE fournit, au travers de la fiche consacrée à la France, des informations intéressantes contribuant à nourrir le débat national sur la politique éducative.”


Primaires à droite

Primaire les Républicains : quelles sont les principales réformes sur l’éducation ?La primaire de la droite soulève une première inquiétude pour les étudiants : on ne parle pas d’eux. Effectivement, la jeunesse est souvent mise de côté. Si de nombreux projets sur la réforme des universités et mise en avant, la principale réforme concernant les 18-25 ans reste l’instauration du service militaire. Malgré tout, l’éducation fait parti des thèmes de campagne de la Primaire les Républicains. Emmené par les deux réformes scolaires votée sous François Hollande (réforme des collège, et celles de rythmes scolaires) les candidats de la droite se concentrent sur les enseignements primaire et secondaire.”

Et au cas où on en doutait, il est bien à droite, mais avec nuances : Alain Juppé propose une orientation « renforcée » à l’entrée à l’université. Par Camille Stromboni. “Après l’école, l’université. Alain Juppé dévoile ses propositions pour l’enseignement supérieur, lundi 19 septembre lors d’une conférence à l’université de Cergy-Pontoise. Le candidat à la primaire de la droite et du centre y défend une orientation « renforcée » à l’entrée à l’université, mais refuse une véritable sélection. Il se démarque ainsi de son rival Nicolas Sarkozy, qui prône, lui, la liberté de sélectionner pour les universités. Une nuance qui a son importance, à l’heure où l’accès de tous à l’université est régulièrement remis en question, avec près de 40 000 étudiants supplémentaires qui rejoignent les amphis chaque année.”

Les propositions d’Alain Juppé pour l’enseignement supérieur. “Sélection en première année de master, orientation "directive" à l’entrée de l’université, lancement d’un second "plan Campus"... Alain Juppé, candidat à la primaire des Républicains, détaille ses propositions pour l’enseignement supérieur, dans un cahier publié lundi 19 septembre 2016, dont EducPros a eu copie.”

Juppé prend le contre-pied de ses rivaux sur l’université. C’est l’avis de Marie-Christine Corbier “Opposé à la sélection et à l’augmentation des droits d’inscription en licence, le maire de Bordeaux prône une orientation renforcée.”

Et de son côté, Bruno Lemaire veut passer le temps de travail des profs de collège à 20h.

Et réponse du ministère, Education : Vallaud-Belkacem tacle les candidats de droite à la primaire. “La ministre de l’Éducation nationale a raillé mardi les propositions de candidats à la primaire de la droite en matière d’éducation, tandis que son secrétaire d’État a mis en garde contre "le plus grand plan social" jamais envisagé dans ce secteur.”


Enseignement supérieur

Rentrée universitaire : plus d’étudiants, le master discuté. “Pour sortir du flou juridique actuel, les universités souhaitent pouvoir choisir les candidats au master (cycle en deux ans, M1 et M2, après la licence) à l’entrée du M1. La sélection, lorsqu’elle a lieu, se fait actuellement entre le M1 et le M2. Les organisations étudiantes veulent, elles, un droit à la poursuite des études pour tous ceux qui le souhaitent.
Il s’agit donc de "faire converger les points de vue des acteurs pour arriver à trouver un équilibre qui convienne à chacun", a déclaré la ministre
.”

Et le Monde rappelle qu’Un étudiant français coûte en moyenne 14 500 euros par an.

Olivier Rollot : Comment donner aux femmes toute leur place dans l’enseignement supérieur ?Pour la première fois, la France accueillait la semaine dernière la Conférence européenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche dont c’est la 9ème édition. L’occasion de se pencher sur un enseignement supérieur français où, si 33% des femmes sorties du système éducatif français sont titulaires d’une licence ou d’un diplôme supérieur contre 25% des hommes, elles sont en bout de course très peu nombreuses à diriger des établissements d’enseignement supérieur. Or lutter contre ce déficit n’est pas qu’une « question de justice sociale », défend Najat Vallaud-Belkacem pour laquelle la « diversité dans la gouvernance de nos universités est un vrai levier de changement et un atout qu’il faut valoriser ».”

Le ministère de l’Education nationale poussé à dévoiler l’algorithme d’APB. “La Commission d’accès aux documents administratifs a rendu un avis donnant raison à l’association Droits des lycéens. Elle préconise de rendre public l’algorithme d’Admission post-bac, souvent épinglé pour son manque de transparence.” Mais est-ce l’algorithme qui fait problème ou son utilisation. Comme AFFELNET il est nécessairement spécifié dans chaque territoire par l’introduction de critères particuliers.

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 525 - Pédagogie : des utopies à la réalité

Coordonné par Cécile Blanchard et Yannick Mével
décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?

N° 524 - Le pari du collectif

Coordonné par Nicole Priou
novembre 2015
C’est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l’établissement, autour d’une classe, pour un projet, sur un cas particulier d’élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?