Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du mardi 20 mai 2014


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du mardi 20 mai 2014

PISA - Pré-rentrée - Innovation et numérique


L’actualité éducative est peu chargée ce mardi. On y retrouve quelques échos du forum des enseignants innovants qui a eu lieu ce week-end à Bordeaux et qui remet ce thème sur le devant de la scène. Pisa revient également avec une nouvelle enquête sur la méthodologie de l’enquête de l’OCDE. Enfin, nous n’échappons pas au ciel de traîne de la cacophonie sur la pré-rentrée.


PISA

Le remise en cause des tests PISA est devenu un sport international. Deux chercheurs suisses ont mené une enquête comparative entre des tests nationaux et les tests de l’OCDE auprès des élèves vaudois. Le café pédagogique rapporte les principaux enseignements de ce rapport. « Alors que dans Pisa les résultats des différentes disciplines sont très corrélés, ce n’est pas le cas dans les tests ECR où on peut être bon en lecture mais faible en maths. » « Les différences liées au statut socio économique sont nettement moins fortes dans les ECR que dans PISA où elles sont fortes. » « Le lien modéré, dans un même domaine, entre les évaluations locales et PISA interroge quant à lui sur le degré de responsabilité des systèmes d’enseignement dans les classements produits par l’enquête internationale ».
Bruno Suchaut, interviewé par François Jarraud sur les conclusions de cette comparaison, ne nie toutefois pas l’intérêt de PISA. « Le problème est que, trop souvent, on se limite au classement des pays qui n’a en fait qu’une importance très relative et il arrive aussi que l’on fasse dire à PISA ce que PISA ne dit pas… »

JPEG - 63.7 ko
Le dessin de Fabien Crégut

Pré rentrée

Le report de la pré-rentrée continue de faire réagir. Pour Anne-Sophie Letac, qui signe une tribune dans le Figaro Vox, les syndicats ont humiliés les enseignants. Pour elle, «  cette minuscule victoire a des effets ravageurs sur l’image des enseignants, il suffit pour s’en convaincre de lire les réactions incrédules, consternées, voire insultantes sur les réseaux sociaux.  » La deuxième partie de sa tribune est une suite de raccourcis convenus sur le niveau affligeant du recrutement des enseignants ou les lobbies du tourisme.
La contribution de Yann Forestier pour Les cahiers pédagogiques est plus constructive. La pré-rentrée « est un moment important pour réfléchir à des projets collectifs et mettre en cohérence le discours qu’on entend tenir aux élèves. Au point qu’il est fréquent que des conseils d’administration votent, à la demande des enseignants, l’organisation d’une deuxième journée de pré-rentrée la veille de la date officielle. » Il la juge néanmoins très insuffisante. «  Si l’on souhaite vraiment que les équipes puissent prendre un minimum de recul et ne plus travailler dans l’urgence, si l’on entend construire dans chaque école, dans chaque collège, dans chaque lycée, une culture d’établissement, une identité et une dynamique propre à mobiliser l’ensemble de la communauté éducative, il serait logique de profiter de ces moments-clés que sont les premiers jours de juillet et les derniers jours d’août pour offrir aux personnels des occasions de se former, de se concerter et de travailler ensemble à la mise en place de dispositifs que chacun s’approprierait. »


Innovation et numérique

Alors que se tenait ce week-end le 7ème forum des enseignants innovants et de l’innovation éducative, La Croix attribue un « peut mieux faire » à l’éducation nationale dans ce domaine.. Denis Peiron indique que « pour gagner en efficacité et préparer son avenir, l’école doit faire un effort d’évaluation et de diffusion des pratiques innovantes. » François Jarraud, organisateur du forum pointe la méfiance généralisée face aux enseignants qui tentent de faire bouger les lignes : « Innover, qu’on le veuille ou non, c’est déranger. Non seulement ceux qui s’y risquent suscitent de la jalousie, mais ils se heurtent à des obstacles, voire à de la malveillance de la part des collègues et de la direction.  » Florence Robine, nouvellement nommée à la direction de l’enseignement scolaire relativise : « L’institution a bien compris son intérêt à soutenir l’innovation, même s’il n’est pas toujours évident de traduire cette volonté dans les dispositifs classiques. »
Dans sa Chronique Education sur France Info, Emmanuel Davidenkoff relate les résultats d’une enquête menée en région parisienne sur l’utilisation du numérique et des ENT dans les établissements. On y apprend que l’arrivée de ces environnements numériques de travail n’ont pas fortement favorisé l’innovation : « En queue de peloton arrivent les usages pédagogiques : partage de fichiers ou, plus rare encore, utilisation pour du travail collaboratif.  » Si le chroniqueur déplore que «  les choses se passent comme si le numérique venait accentuer des tendances préexistantes », les difficultés matériels ne sont pas occultées : « LE point noir : la maintenance est jugée défectueuse. « Rien ne fonctionne, il manque une personne pour gérer le réseau à temps plein. » s’irrite un enseignant. Les auteurs de l’enquête confirment : les problèmes techniques ne sont pas toujours liés à l’ENT lui-même, mais à des problèmes externes : connexion Internet à faible débit, retard dans le câblage des établissements, problème d’accès aux ordinateurs en salle de classe ».

Demain, c’est Bernard Desclaux qui vous proposera la revue de presse.

Guillaume Caron


JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Nos offres spéciales

Nos formules d’abonnements

Adhérez au CRAP