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Revue de presse du mardi 20 juin 2017

Détricotages- Enseignement supérieur

Calme plat sur l’actualité éducative en cette période de baccalauréat. Il sera question de détricotage et d’enseignement supérieur.

Détricotages

Le message de M. Blanquer est bien passé, le détricotage qui ne dit pas son nom est amorcé, et il entraîne diverses réactions. Ouest France s’intéresse à la mise en place de la réforme dans un collège et aux réactions aux annonces du nouveau ministre : « Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’Éducation nationale, a déjà annoncé qu’il voulait « assouplir » cette réforme. Les collèges pourraient choisir de supprimer les EPI. « Abandonner totalement serait dommage, mais un assouplissement pourrait alléger la tâche des professeurs », estime le principal. Pour la professeure d’anglais, qui reste motivée, « c’est embêtant d’être dans le flou, on hésite à préparer de nouveaux EPI pour l’année prochaine ». Les plus déçus seraient les élèves. « Ça nous convient bien,estime Théo. Si les élèves n’en profitent pas l’année prochaine, on aura eu de la chance. »
Le flou est encore plus net, si j’ose dire, concernant les rythmes scolaires. La Gazette montre à quel point le nouveau gouvernement navigue à vue sur la question : « Les rapports ont beau se succéder, cela ne semble avoir aucun effet sur les décisions politiques. Au grand désespoir des chercheurs et chronobiologistes. « J’ai du mal à comprendre cet acharnement ! On repart avec des demi-journées et des matinées de trois heures trente ! » s’offusque Claire Leconte. Même les sénateurs sont montés au créneau, réclamant de fonder toute nouvelle réforme sur l’expérimentation et l’évaluation, et de compenser l’éventuel retour à la semaine de quatre jours par la réduction de la durée de la journée scolaire et des vacances d’été. »
Sur le même sujet, Sébasten Rome se demande, sur son blog, si M. Blanquer veut faire de l’école une garderie : « Les rythmes scolaires sont de retour et il semble qu’une fébrile précipitation gagne le milieu scolaire. La relance des débats sur la fatigue, le coût... cache le véritable enjeu. Est-ce que l’école sert prioritairement à garder les enfants ? Jean-Michel Blanquer semble penser que oui, surtout s’ils sont des milieux populaires ; au détriment des apprentissages, bien sûr. »


Supérieur

Bruno Magliulo poursuit la publication de ses écrits sur la procédure APB. : « Cette dernière étape concerne les cas les plus difficiles : ceux des candidats à l’admission en première année de l’enseignement supérieur auxquels il n’a pas été proposé une place dans le cadre de la quatrième étape ou qui ont refusé celle qui leur a été notifiée. En 2016, ils étaient 8% à se trouver dans cette difficile situation (62000 parmi 750000 au départ). Ce nombre va sans doute augmenter en 2017, près de 20% des élèves de terminale n’ayant pas été affectés lors de la première vague de réponses qui s’est ouverte le 8 juin, chiffre double de celui de 2016. Cette augmentation tient au fait que cette année, les candidats scolarisés en classe terminale générale (ES, L et S) ont été contraints d’exprimer au moins un vœu d’admission en filière universitaire "à pastille verte" (non sélectives et en principe à effectifs non limités). Il en a résulté une forte augmentation des candidatures pour ce genre de formations, conduisant de facto, et sans annonce préalable, à transformer le statut de certaines de ces licences "à pastille verte" en licences "à pastille orange", c’est-à-dire "non sélectives, mais à effectifs limités", mettant en position d’attente un beaucoup plus grand nombre de lycéens que les années précédentes. »
Studyrama consacre un article à une initiative destinée à accompagner les futurs étudiants dans leurs démarches d’inscription dans l’enseignement supérieur : « Dans un contexte où les capacités d’accueil à l’université sont limitées et mènent à l’usage du tirage au sort pour les licences en tension, des milliers de lycéens se retrouvent sans formation ou obligés de se réorienter pour la rentrée 2017. Face à cette réalité, différents syndicats étudiants, lycéens et de parents d’élèves ont mis en place des dispositifs d’aides pour ces jeunes dont les vœux APB n’ont pas été satisfaits. »
Educpros annonce la nomination d’un conseiller enseignement supérieur à l’Elysée : « C’est désormais officiel. Thierry Coulhon a été nommé conseiller enseignement supérieur et recherche d’Emmanuel Macron, par arrêté publié au Journal officiel le 18 juin 2017. Pendant la campagne, il avait animé le groupe de travail chargé d’élaborer le programme sur l’enseignement supérieur et la recherche du candidat d’En marche !
Il rejoint ainsi une équipe de 45 conseillers, parmi lesquels ne figure aucun(e) préposé(e) aux questions d’éducation. Une différence notable avec le cabinet du Premier ministre. Marie Reynier, ancienne rectrice de l’académie de Nancy-Metz a été nommé le 12 juin 2017 conseillère éducation et enseignement supérieur auprès d’Édouard Philippe. »

Enfin, Educpros consacre également un article aux enseignants-chercheurs fraîchement élus députés : « Du médaillé Fields Cédric Villani, élu dans l’Essonne, au professeur Jean-Luc Fugit (Rhône), en passant par Christophe di Pompeo, chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, la plupart des enseignants-chercheurs qui entrent au palais Bourbon le font sous l’étiquette La République en marche. »
Aurélie Gascon (sur une récolte de Bernard Desclaux)


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.