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Revue de presse du mardi 2 octobre 2018

Nouvelles du CSP — Réflexions sur le système — Et pendant ce temps

Une courte revue et de réflexions pour l’essentiel


Nouvelles du CSP

Refonte des programmes au lycée : « Il n’est pas question de tout réécrire »
Propos recueillis par Joffrey Vovos. “Souâd Ayada, la présidente du Conseil supérieur des programmes, fait travailler près de 400 experts pour mener tambour battant un des chantiers phares du quinquennat : la réforme du lycée.”

Mais tout n’est pas aussi rose...
Nouvelle démission au sein du Conseil supérieur des programmes...
Cette instance, créée par l’ancienne majorité pour concocter les programmes scolaires, interroge, après le départ en un an, de trois de ses membres.
Et de trois. Trois démissions en un an. Voilà que Marie-Aleth Grard, la vice-présidente d’ATD Quart-Monde, quitte à son tour le Conseil supérieur des programmes, cette instance chargée de rédiger les programmes scolaires. Cette démission intervient après le départ tonitruant il y a un an de son président Michel Lussault, suivi à quelques mois d’intervalle de sa vice-présidente, Sylvie Plane
.”

Entretien exclusif : Marie Aleth Grard : On ne peut plus discuter au CSP
Marie-Aleth Grard n’était pas venue par hasard au Conseil supérieur des programmes (CSP). Auteure d’un rapport remarqué sur l’Ecole et la grande pauvreté, elle portait l’espoir d’une école ouverte à tous, et en premier lieu aux plus démunis. Sa démission du CSP, la troisième en un an, marque plus que le changement de cap du Conseil supérieur des programmes. C’est aussi l’enterrement d’un espoir. Marie Aleth Grard s’en explique auprès des lecteurs du Café pédagogique.”


Réflexions sur le système

Pierre Mathiot chargé d’une mission Education prioritaire
Ancien chargé de mission sur la réforme du bac et du lycée, Pierre Mathiot reçoit une nouvelle commande de JM Blanquer. Avec Ariane Azéma, IGAENR, il rendra à la fin du premier trimestre 2019 un rapport sur la territorialisation des politiques éducatives, sur les politiques dédiées à l’éducation prioritaire, ainsi qu’au monde rural dans toute sa diversité. "Cette mission a pour objectif de dégager une vision globale de ce que doit être la politique territoriale de l’éducation nationale au service de la réussite de tous les élèves", annonce le ministère. La carte de l’éducation prioritaire doit être revue en 2019.”

Comment agir dans la défiance généralisée ? c’est la question que se pose Alain Bouvier sur son blog
Parler de la confiance au sein des systèmes éducatifs des différents pays demanderait de le faire un à un tant ce sujet varie dans le temps et est lié à la culture locale, à des questions politiques, philosophiques, historiques et très souvent religieuses. Ce qui va de soi ici, là est inenvisageable ; ce qui était vrai hier ne l’est plus nécessairement aujourd’hui. Voyons donc ce qu’il en est en nous limitant au système éducatif de l’Hexagone tel qu’il fonctionne actuellement.

Ce domaine est vaste et complexe. Ses acteurs, ses strates, ses partenaires et ses parties prenantes sont nombreux, tous concernés par des questions de confiance, mais pas de la même façon comme nous allons le voir.”

Jean-Michel Zakhartchouk propose Une autre façon de voir l’évaluation
Heureuse surprise que le rapport parlementaire qui vient d’être publié, dû au comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, sur « l’organisation de la fonction d’évaluation du système éducatif » ! Il contraste avec le discours dogmatique et simpliste qu’on retrouve souvent dans les déclarations ministérielles récentes et dans les directives diverses qui les accompagnent. Le fait que les deux rapporteurs soient de bord différent (LREM et ex-socialiste proche de Hamon) montre aussi que les clivages peuvent être dépassés en matière éducative, dès lors qu’on est vraiment centré sur la réussite de tous les élèves et sur l’efficacité en long terme du système. Des personnes qui me sont proches ont participé à des tables rondes consultatives et ont apprécié la qualité d’écoute des parlementaires qui ont fait appel à de vrais experts, de façon pluraliste. On ne peut là encore que s’en féliciter. On peut aussi regarder la passionnante vidéo sur le site de l’Assemblée nationale, loin des polémiques de certaines séances plénières.”

JRES 2018 (partie 1) : Des marraines et une étude
Le 19 septembre dernier à la Bellevilloise (Paris 20ème), l’Afev et ses partenaires organisaient leur onzième Journée du refus de l’échec scolaire (JRES). Un public fourni ainsi que des intervenants variés avaient répondu présent à ce rendez-vous bâti cette fois autour de l’épineuse question de l’Orientation. Retour sur une introduction dense en pistes de réflexions, et la livraison d’une enquête exclusive enquête exclusive réalisée par Trajectoires-Reflex.” Les deux autres compte-rendus se trouvent également sur ce site.


Et pendant ce temps

Blanquer lance une nouvelle valse de Dasen
Deux décrets publiés au JO du 2 octobre nomment Dasen adjoints 4 IPR, déplace deux dasen et renvoient dans son corps un dasen. Luc Launay, Dasen du Bas Rhin est réintégré dans son corps d’origine "dans l’intérêt du service". Nommé Dasen des Bouches du Rhône en 2015, il avait eu à gérer à Marseille une situation de violence dans un collège. Christophe Mauny est nommé dasen de l’Hérault. Patricia Galéazzi passe du 77 à la Sarthe. D’autres IPR sont nommés dasens adjoints : Thouraya Abdellatif dans le Pas de Calais, Véronique Gerones-Troadec dans l’Hérault, Claudine Lajus dans le 77 et Sandrine Betrancourt en Loire Atlantique.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 547 - Des alternatives à l’école ?
Dossier coordonné par Richard Étienne et Jean-Pierre Fournier
septembre-octobre 2018
Qu’en est-il de ces expériences de classes et d’écoles alternatives, dans le système public comme à l’extérieur, voire à l’étranger ? Sur quels principes se fondent-elles ? Comment interroger ces principes ? Un dossier pour voir plus clair dans ce qui, au-delà d’une certaine mode, reste flou.

N° 546 - L’histoire à l’école : enjeux
juin 2018
Comment les élèves peuvent-ils construire un rapport apaisé, critique et intégrateur au passé de la société humaine et à l’Histoire ? Une histoire qui prenne en compte le récit, l’histoire politique, économique, sociale, les représentations, les enjeux de mémoire, qui éveille l’esprit et qui crée du « nous ».