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Revue de presse du mardi 2 mai 2017

Présidentielles- Supérieur

Dans cette dernière ligne droite avant le second tour des élections présidentielles, l’actualité éducative reste fortement marquée par les enjeux électoraux. Il sera donc surtout question des présidentielles, mais aussi de l’enseignement supérieur.

Présidentielles

Le Parisien propose son tour d’horizon du programme éducatif des deux candidats encore en lice : « Pas vraiment au centre de la campagne, l’éducation, pourtant qualifiée de "priorité" par les candidats, tente de se frayer une place dans l’entre-deux-tours : le Front national et En Marche ! ont détaillé leurs propositions, diamétralement opposées.
Voici un tour d’horizon des principales mesures envisagées par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, expliquées par leurs responsables éducation respectifs. Alain Avello, professeur de philosophie et fondateur du collectif Racine, pour le FN. Fanny Anor, ancienne professeur d’histoire et géographie, et Anousheh Karvar, ex-trésorière de la CFDT, pour En Marche !. »

BFMTV se concentre sur le programme éducatif d’Emmanuel Macron, vu par les enseignants :« En matière d’éducation, Emmanuel Macron veut donner la priorité aux zones d’éducation prioritaire et donner plus d’autonomie aux établissements. Des mesures qui laissent les enseignants sceptiques. »
Claude Lelièvre, sur son blog, relaie une démarche similaire avec le programme (désastreux) de Marine Le Pen : « Certaines des propositions « scolaires » de Marine Le Pen viennent d’être testées de fait auprès d’un millier d’enseignants. Cela permet d’avoir une idée de leurs « réactions » en la matière, non sans quelque perplexité... »
Outre les propositions des deux candidats, il est encore question du bilan de la majorité sortante. Ainsi, le Café pédagogique fait la recension d’un ouvrage très critique sur la réforme des rythmes scolaires : « Les nouveaux rythmes scolaires ont-ils fait reculer l’encadrement éducatif des jeunes et spécialement ceux des milieux populaires ? La thèse semble osée tant le discours officiel sur le périscolaire souligne que les activités périscolaires ont permis aux enfants de milieu modeste d’accéder à des activités nouvelles. Elle est présentée par Véronique Laforets dans une thèse soutenue à l’Université Grenoble Alpes. Pour elle , le développement des projets éducatifs locaux (PEL) s’est accompagné d’une scolarisation de leur contenu qui a laissé de coté des activités plus anciennes davantage tournées vers les familles modestes et les adolescents. Une évolution qui s’est accélérée après 2012 en lien avec l’arrivée de nouveaux élus soucieux d’influer sur l’Ecole. Et qui au final se retournerait contre l’école. »
La lettre de l’éducation donne, elle, la parole à Najat Vallaud Belkacem : « A part Benoît Hamon, aucun candidat à la présidentielle n’a défendu votre bilan ni celui de la « refondation » en général. En concevez-vous de l’amertume ?
J’en éprouve surtout une frustration. Les questions éducatives, ces cinq dernières années, ont été très présentes dans un débat public souvent polémique, cela pouvait laisser penser que les candidats auraient de nombreuses contre-propositions à présenter. Pourtant, ces questions ont été quasiment absentes de la campagne. Le mot « abroger » apparaît ici ou là, mais je n’ai pas vu de grande réflexion sur le système éducatif. Du coup, on ne part pas sur de bonnes bases. Le FN n’a aucune ambition éducative. Emmanuel Macron est plus constructif, mais laisse entendre que les quinquennats de 2007 et de 2012 ont été du même acabit. Le quinquennat précédent avait fait tellement de mal que nous avons, les premières années, versé de l’eau sur un sol desséché. Nous avions beau récréer des postes, ce n’était jamais suffisant ni assez visible. »

Le Café pédagogique se fait également l’écho d’un nouvel article de blog de l’ancien recteur Pierre-Yves Duwoye : « " Il ne s’agit pas de remettre en cause la place et le rôle des collectivités territoriales dans la marche du système éducatif, mais la hauteur de leur financement masque des disparités très importantes qui font que l’éducation n’est plus forcément Nationale, au sens de l’équité entre les territoires et donc entre les élèves." Comment faire des collectivités locales des partenaires de l’Ecole tout en réduisant ls inégalités ? C’est la nouvelle réflexion de Pierre-Yves Duwoye sur son blog. »


Supérieur

Le quotidien Centre Presse nous apprend une nouvelle tout à fait réjouissante : « Après l’appel d’Yves Jean, président de l’Université de Poitiers, à voter contre le Front national (*), Alain Verdin, patron du FN dans la Vienne, a annoncé, vendredi (voir notre précédente édition), qu’il déposerait plainte auprès des services de police, avançant l’argument du « devoir de réserve » qui, selon ce dernier, « interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque ». L’a-t-il fait ? Alain Verdin a déposé le jour même une main courante auprès des services de police de Poitiers. Pourquoi une main courante et non une plainte, sachant que l’impact sur d’éventuelles poursuites pénales est différent selon la démarche ? « Parce qu’on m’a indiqué que les faits n’étaient pas pénalement répréhensibles », a expliqué, hier après-midi, le principal intéressé. »
Moins réjouissante, voire tout à fait navrante, l’officialisation du tirage au sort comme méthode de sélection dans les filières saturées des universités inspire un article à Bruno Magliulo :« Par une circulaire publiée au Bulletin Officiel de l’Education Nationale (BOEN) du 27 avril 2017, le Ministère de l’Education nationale a pris la décision d’officialiser le recours au tirage au sort pour gérer les candidatures à l’entrée de ce qu’on nomme pudiquement "les filières universitaires (de premier cycle) en tension", celles qui n’offrent qu’un nombre limité (et pré fixé) de places à un plus grand nombre de candidats . Il s’agit essentiellement des licences de droit, psychologie, STAPS (Sciences et technologies des activités physiques et sportives), et de la PACES (première année du cycle des études de santé). »
Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.

N° 535 - Arts et culture : quels parcours ?

Dossier coordonné par Jean-Charles Léon

Février 2017
Pour donner aux jeunes un égal accès à l’art et à la culture, les derniers textes officiels concernant l’Éducation artistique et culturelle mettent l’accent sur la notion de «  parcours  », qui doit permettre à l’élève de se constituer une culture personnelle, développer son habileté artistique et rencontrer des artistes, des œuvres, des lieux.

N° 530 - Former les futurs citoyens

Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016

Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?