Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du mardi 19 septembre


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du mardi 19 septembre

Evaluer - Supérieur - Divers

Les évaluations de CP et de 6e font beaucoup parler d’elles, de même que l’enseignement supérieur. Des infos diverses et variées en fin de revue.


Evaluer

Cette semaine doivent avoir lieu les évaluations des élèves de CP, décidées cet été par le ministre. En 6è, ce sera au retour des vacances de Toussaint. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ne convainquent pas. "En CP, les résultats des évaluations seront transmis par le chef d’établissement à l’inspecteur d’académie. En 6è, les tests, anonymisés, feront l’objet d’une « remontée » nationale. Ils devraient servir de base à l’élaboration d’un indice de « valeur ajoutée » pour chaque collège, comme il en existe déjà un pour les lycées : on pourra ainsi mesurer la façon dont chaque établissement fait progresser ses élèves entre le début de la 6è et le brevet." Mais "« Le ministre n’a pas fait preuve de clarté sur les objectifs de ces tests, ce qui alimente la méfiance des acteurs éducatifs », considère l’historien Claude Lelièvre. D’autant qu’en France, l’évaluation demeure « un gros mot », note Éric Charbonnier. Elle éveille « la crainte d’une concurrence entre établissements et la stigmatisation des moins performants d’entre eux, avec une mise en cause de leurs enseignants, voire des sanctions à leur encontre »."
D’ailleurs "Vincent, professeur des écoles, a déjà fait passer les évaluations de CP en français à ses élèves. Si certains exercices n’ont posé aucun problème, d’autres étaient « très difficiles pour des enfants qui n’ont que quelques jours d’école élémentaire dans les jambes »." VousNousIls
Pour le Café Pédagogique, "syndicats et associations professionnelles appellent à la résistance. Ils mettent au pied du mur un ministre qui a des conceptions pédagogiques bien ancrées. Son premier pas en pédagogie va-t-il déraper ?"

Evaluer les élèves, cela peut se faire de manière intéressante. Professeur d’histoire et géographie, Jean-Pierre Costille raconte, à la première personne, comment les outils numériques modifient sa pratique d’enseignant. “Le numérique me permet à la fois d’envisager le groupe classe et le parcours de chaque élève et donc de différencier. Mais au passage, le numérique permet davantage. Par ce système d’évaluation intermédiaire, certains élèves prennent ou retrouvent confiance. Cela participe également d’une relation pédagogique où l’élève perçoit que ces dispositifs sont là pour l’aider à réussir.”

Il est des profs charismatiques, passionnés, que l’on n’oublie pas.
"Sur Lemonde.fr, Campus a invité les internautes à raconter pourquoi et comment un enseignant les a marqués. Témoignages."


Supérieur

Le Snpden et "l’assassinat à petits feux" d’APB
“Qui veut la peau d’APB ? Sans doute beaucoup de monde. En tous cas, Philippe Tournier, secrétaire général du Snpden, le premier syndicat de personnels de direction, ne croit pas à sa mort naturelle. Le 14 septembre, il explique que les interventions politiques, les coups bas de l’administration et les lobbys du supérieur ont tué un système qui fonctionnait et qui mettait de la morale dans les affectations. Le Snpden souligne aussi les risques qui attendent son remplaçant. A bon entendeur…”

L’instauration de "pré requis" à l’entrée des filières universitaires :une sélection qui ne dit pas son nom par Bruno Magliulo

Remarquons en passant que l’enseignement supérieur en France est "formidable". C’est ce que défend Emmanuel Jeuland dans son blog.
“Les frais d’inscription sont très peu élevés en France et l’université manque de moyen. Une augmentation générale serait inacceptable socialement mais le tarif dégressif en tenant compte du foyer fiscal de l’étudiant serait en mesure d’assurer un peu mieux la justice sociale. Imposer la sélection à l’entrée ou des « prérequis » ne seraient donc pas nécessaires pour accueillir tous les bacheliers.”

Enseigner à l’université, ça s’apprend.
“A partir de la rentrée 2018, les nouveaux maîtres de conférences devront obligatoirement être formés à la pédagogie. Une formation bienvenue face à l’arrivée massive d’étudiants aux profils divers.” Par Séverin Graveleau

Etudier en alternance donne moins de chance de devenir cadre. "Si les diplômés de master en alternance s’insèrent plus vite que les diplômés de la « voie classique », ils ont cependant plus de difficultés à obtenir un poste de cadre."

Pourra-t-on bientôt passer ses examens en pyjama ?
“Après les formations en ligne, les examens en ligne ? L’université de Caen-Normandie tente l’expérience depuis deux ans. Pierre Beust, directeur du centre d’enseignement multimédia universitaire de l’établissement, revient sur ce projet et ses enjeux, en amont de la conférence EducPros du jeudi 19 octobre 2017, dédiée à la transformation digitale.”


Divers

Grand entretien avec le chercheur François Taddei : "Décentraliser l’éducation"
“Midi Libre vous propose d’aller à la rencontre de personnalités françaises reconnues et leur a posé la même question : Le monde a-t-il changé ? Pour le directeur et le fondateur du Centre de recherche interdisciplinaire (CRI) François Taddei, l’école doit être pensée différemment pour faire face aux défis actuels.” Pour les abonnés.

Et si on prenait son temps avant de tout changer ?
“Virginie Lanlo est maire-adjoint déléguée à l’éducation à Meudon, ville moyenne des Hauts-de-Seine et membre de la Commission éducation de l’Association des Maires de France. Elle s’élève contre le détricotage d’une réforme des rythmes qui commençait à porter ses fruits et souhaite qu’un vrai débat ait lieu, sans cette funeste précipitation qui a poussé une commune sur trois à revenir aux « quatre jours ».”

Un édito du rédacteur adjoint de Libération qui s’adresse à ses amis qui contournent la carte scolaire. "Les principes et convictions de gauche explosent quand l’enfant entre en sixième. Contourner la carte scolaire devient la préoccupation de la rentrée.
“Parce que la mixité scolaire, ça va bien à la maternelle et à la primaire. Mais au collège, fini de rigoler, on retrouve ses semblables. Les populations « défavorisées » « tirent la classe vers le bas ». Alors que Juniorette, elle, elle est limite surdouée. La réversibilité de l’argument (et si c’était plutôt Juniorette et ses potes qui allaient tirer la classe vers le haut ?) n’est jamais envisagée : les beaux principes de jeunesse, les idéaux de gauche, de mélange, d’égalité, de société ouverte où les forts épaulent les faibles, éclatent sur le mur de l’amour filial. On se résigne à l’entre-soi en se trouvant des excuses. Les convictions s’arrêtent là où commence Junior.”

Des nouvelles dans l’affaire des tableaux noirs de Gaillac. "Après la décision de la rectrice de suspendre toute sanction administrative, les 6 enseignants du collège poursuivis pour avoir "mis à l’abri" des tableaux noirs veulent que la plainte pour vol soit retirée."

Géraldine Duboz


JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.