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Revue de presse du mardi 19 février 2019

Confiance — Lycée — Supérieur — Atmosphère

Votée, la Confiance est toujours en débat ainsi que la réforme des Lycées et le Supérieur. On terminera cette revue de presse sans doute une peu longue... sur quelques réflexions sur l’atmosphère.


Confiance

L’école à la maison sera davantage contrôlée par Emmanuelle Lucas pour La Croix
les députés se sont prononcés pour un contrôle accru de l’enseignement à domicile, alors que le nombre des familles qui retirent leurs enfants de l’école est en augmentation.” Pour les abonnés

Education : qui sont ces familles qui font le choix de l’école à la maison ?
L’examen en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi « pour une école de la confiance », porté par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, s’est achevée dans la nuit de vendredi à samedi. L’une des mesures phares du texte, votée le 13 février, est de rendre obligatoire l’instruction dès 3 ans, contre 6 ans aujourd’hui. En France, depuis une dizaine d’années, de plus en plus de familles font le choix de l’instruction à domicile et le texte prévoit un renforcement des contrôles. Décryptage.”

Ecole obligatoire dès l’âge de 3 ans : six questions sur le grand changement prévu à la rentrée
L’Assemblée nationale a donné son accord mercredi. Si le Sénat l’accepte aussi, l’âge de scolarisation obligatoire passera de 6 à 3 ans dès la rentrée 2019. Franceinfo vous explique ce qu’il faut savoir à propos de cette mesure.”

Ecole à 3 ans : le financement des maternelles privées en question
Conséquence de l’instruction obligatoire à trois ans, votée cette semaine à l’Assemblée : les municipalités vont devoir financer la mesure pour les maternelles privées, un effet collatéral qui ranime le spectre de la guerre scolaire entre public et privé.”

Aval de l’Assemblée pour confier des missions d’enseignement aux « pions »
L’Assemblée nationale a donné vendredi son aval au "pré-recrutement" d’enseignants parmi les assistants d’éducation (ex-"pions"), un dispositif "éminemment social" selon le ministre Jean-Michel Blanquer, mais vu par la gauche comme une "précarisation".”

L’Assemblée confirme la présence des drapeaux français et européen dans les classes, La Croix (avec AFP)
Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a estimé cette présence « nécessaire », tout en soulignant que ce n’était pas « l’alpha et l’oméga en matière d’éducation civique ».”

Et après les constats, les critiques !

Point historique sur la loi Blanquer : médiocrité (en latin "in medio stat virtus’’) Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
Pour la première fois depuis trente ans, une loi sur l’enseignement scolaire d’origine ministérielle ne devrait pas être votée soit par la droite soit par la gauche. Faisant de nécessité vertu, Blanquer a tenté de valoriser cette position en l’universalisant par un aphorisme latin. Mais sa loi n’est d’évidence pas à la hauteur nécessaire ; et l’Histoire ne sera pas au rendez -vous.”

Regroupements écoles-collèges : les directeurs ont peur du dégraissage Par Marie Piquemal
Voté vendredi, un amendement du projet de loi Blanquer vise à simplifier la direction de plusieurs établissements voisins. Pris de court, les syndicats craignent une entourloupe.”

Bac : l’enseignement des langues régionales menacé ?
Les défenseurs des langues régionales, dont l’Occitan, dénoncent les effets de la réforme du baccalauréat et redoutent une réduction du nombre d’élèves et donc de postes.
Bretons, Occitans, Corses… Ils se mobilisent pour que les langues régionales continuent d’être enseignées et de vivre. La réforme du bac fait peser, selon eux, une double menace, en raison de sa mise en concurrence avec les langues vivantes et de la perte du bonus que cette option (comme d’autres) peut apporter jusqu’à présent. Ils dénoncent la perte de son statut face à l’option latin-grec
.”

Toulouse : importante mobilisation pour défendre l’occitan
Plus d’un millier de personnes se sont réunis place du capitole dimanche après-midi pour défendre l’occitan. Ils protestent contre la réforme du lycée qui met en péril selon eux l’enseignement de cette langue régionale et en creux la culture occitane.”

L’indépendance du futur Conseil d’évaluation de l’école interroge
Ses détracteurs voient derrière cette nouvelle instance la volonté du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, d’avoir les coudées plus franches pour mener sa politique.”

Le ministre de l’Éducation et l’Assemblée nationale disent non à la priorité au logiciel libre. Pour l’enseignement scolaire
Pour le service public, faut-il systématiquement avoir recours aux logiciels libres ou leur donner simplement la priorité ? Ou ni l’un ni l’autre ? C’est un vieux débat qui refait surface alors que se déroulent les débats sur le projet de loi « pour une école de la confiance », le projet de réforme de l’Éducation nationale présenté par Jean-Michel Blanquer en décembre dernier. Quelques 1000 amendements ont été apportés, y compris trois qui visent à faire de la place pour le logiciel libre à l’école.”

Pourquoi la loi Blanquer a laissé de côté les vrais sujets
Si l’on a beaucoup parlé drapeaux et parent 1, les sujets qui inquiètent la communauté éducative ont été éclipsés.”

Hymne national, drapeau… Jean-Michel Blanquer irrite les députés LRM avec ses « marqueurs de droite » Par Alexandre Lemarié
Alors que le projet de loi sur l’école doit être approuvé mardi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’éducation est de plus en plus critiqué parmi les élus de la majorité pour ses positions.”


Lycée

Mon idée pour la France : « Généraliser les dispositifs d’accompagnement des élèves »
Par Pierre Mathiot
« Le Monde » a demandé à des contributeurs de tous horizons de proposer, chaque jour, une idée pour changer la France. Pierre Mathiot, professeur de science politique, préconise l’accompagnent des jeunes les plus en difficultés.”

Des nouvelles écoles internationales pour attirer les cadres étrangers par Marie-Christine Corbier
Après une semaine de débats à l’Assemblée, les députés doivent voter mardi le projet de loi « Pour une école de la confiance » porté par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. Les députés ont adopté vendredi l’une des nouveautés apportées par ce texte, un article qui prévoit la création d’établissements publics locaux d’enseignement international (EPLEI). Ils accueilleront des élèves de la maternelle au baccalauréat.”

Diminution des cours de SVT au lycée : le cri d’alerte du biologiste Marc-André Selosse
Professeur du Museum national d’histoire naturelle, Marc-André Selosse veut attirer l’attention sur les dangers que fait courir selon lui la réforme du baccalauréat aux Sciences de la vie et de la terre (SVT). Il a profité d’un colloque international sur les microbes et l’alimentation, ce vendredi à Montpellier, pour en parler.”


Supérieur

La hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers ne passe vraiment pas.

Le sénateur de Guyane Antoine Karam dénonce la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de l’Enseignement supérieure Frédérique Vidal, le sénateur de Guyane Antoine Karam s’est opposé à la hausse des frais d’université pour les étudiants étrangers. Il dénonce également les expulsions d’étudiants.”

Vers la fin de la quasi gratuité des droits de scolarité des universités françaises ? Par Bruno Magliulo
La France est l’un des très rares pays développés dans lesquels les études supérieures universitaires peuvent être gratuites ou quasi gratuites, aussi bien pour les étudiants francais que pour les étrangers. En 2018/2019, les droits de scolarité sont modestement d’un montant de 170 euros par an pour un premier cycle licence, 243 euros pour chaque année de deuxième cycle master, et 380 euros par année du troisième cycle doctorat. Quelques cas particuliers existent cependant, mais la règle jusqu’à ce jour a été la quasi gratuité de telles études supérieures.”

Les préinscriptions d’étrangers à l’université sont-elles stables malgré la hausse des frais ? Par Jacques Pezet pour Libération
La forte hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, prévue par le gouvernement pour la rentrée 2019, inquiète le monde universitaire. Le 5 février, lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a relativisé son impact, déclarant que « les craintes s’avèrent infondées », puisque « globalement, il y a une sorte de stabilité dans ces préinscriptions ». S’appuyant sur de « premiers chiffres », la ministre cite une hausse « de 11 % pour les étudiants venant du Sénégal, de 5,6 % pour le Mali ou encore de 8 % pour le Bénin ». Une manière de disqualifier ceux qui s’opposent à ce que le coût annuel en licence passe de 170 à 2 770 euros, ou de 243 à 3 770 euros en master pour un étranger hors UE.

Frais d’inscription des étudiants étrangers : des pistes pour calmer la grogne par Marie-Christine Corbier
La ministre de l’Enseignement supérieur va rencontrer les syndicats cette semaine, sur la base d’un rapport publié ce lundi. Celui-ci préconise, comme mesure d’urgence, l’exonération des doctorants de la hausse des frais d’inscription.”

Frais d’inscription des étudiants étrangers : des ajustements à l’étude. Par Camille Stromboni
Les nouveaux tarifs devraient bien s’appliquer en septembre. Mais un rapport propose notamment de ne pas augmenter les droits des nouveaux doctorants extra-européens.
Comment éteindre l’incendie déclenché par l’augmentation des droits d’inscription des étudiants étrangers, décidée par le gouvernement en novembre ? A partir de la rentrée de septembre 2019, les nouveaux étudiants extra-communautaires devront s’acquitter de 2 770 euros pour s’inscrire en licence (contre 180 euros actuellement) et 3 770 euros en master et doctorat (contre 243 euros et 380 euros). Les organisations syndicales étudiantes et enseignantes, de même que les présidents d’université, s’opposent à l’application de cette mesure
.”


Atmosphère

Harcèlement : des enseignants dénoncent une Ligue du LOL dans l’Education nationale
Dénigrements de leurs travaux, montages ambigus parfois à caractère sexuel, insultes, menaces de mort… Des enseignants dénoncent les brimades de leurs collègues sur Twitter, qu’ils assimilent à une Ligue du LOL bis.”

« Le débat parle très peu des injustices en matière d’éducation » Tribune de Roger-François Gauthier, Expert international en éducation
L’expert international en éducation et ancien inspecteur général Roger-François Gauthier s’étonne de ne pas voir les questions de justice dans l’éducation au menu des grands débats actuels.”

« Dans l’éducation, comme ailleurs, chaque génération invente ses propres modes d’action »
Pour Laurent Frajerman, spécialiste du syndicalisme enseignant, si les mobilisations de professeurs hors des cadres traditionnels remettent en cause le leadership des syndicats, elles peuvent aussi constituer pour eux un renfort appréciable.” Propos recueillis par Séverin Graveleau

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 548 - Des collectifs enseignants connectés
Dossier coordonné par Régis Forgione, Fabien Hobart et Jean-Philippe Maitre
novembre 2018
De nombreux champs d’actions du métier enseignant ont été transformés à mesure que l’informatique a envahi les lieux professionnels et personnels des enseignants. Comment définir aujourd’hui ce qu’est un collectif d’enseignants connectés et comment le numérique prend place dans son fonctionnement ?

N° 547 - Des alternatives à l’école ?
Dossier coordonné par Richard Étienne et Jean-Pierre Fournier
septembre-octobre 2018
Qu’en est-il de ces expériences de classes et d’écoles alternatives, dans le système public comme à l’extérieur, voire à l’étranger ? Sur quels principes se fondent-elles ? Comment interroger ces principes ? Un dossier pour voir plus clair dans ce qui, au-delà d’une certaine mode, reste flou.

Hors-série numérique n° 50 - Le bac, hier et aujourd’hui

septembre 2018
Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série revient sur de nombreuses tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac - 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrir une école plus démocratique ?