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Revue de presse du mardi 19 avril

Métier - Infrastructures - Divers


Dans cette revue on parle du métier d’enseignant, des problèmes d’infrastructures avant d’aborder des informations éducatives très diverses.


Métier

Claude Lelièvre sur son blog revient sur la fin d’un corps d’enseignants : les PEGC. “Le ministre de l’Education nationale d’un gouvernement de droite - René Monory – a arrêté le recrutement des PEGC (ex-’’maîtres de cours complémentaires’’). C’était il y a juste 30 ans. Contre toute attente, Lionel Jospin va donner le coup de grâce en 1989, à peine un an après le retour de la gauche au pouvoir.”
"Les enseignants ne sont pas plus absents que les autres travailleurs" ?
“Najat Vallaud-Belkacem veut "en finir avec ce préjugé" : "l’absentéisme n’est pas plus fort dans l’Education nationale que dans le reste de la Fonction publique, voire du privé". Vrai.”
C’est sur France Info que l’on vérifie cette information. Remarquons que ce n’est pas la première fois que l’on relaie cette vérité mais que les préjugés ont la vie dure...

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Une autre enquête dans le Café pédagogique : où travaillent les profs ? La réponse n’est pas si évidente que cela. "La preuve c’est que seulement 86% des enseignants des écoles sont affectés dans une école et que seulement 86% des enseignants du second degré sont dans des collèges et lycées."


Infrastructures

Vous vous souvenez sans doute du piteux état des écoles primaires de Marseille. Libération évoque le passage de la ministre à Marseille. "Pas moins de 114 établissements publics sur les 444 que compte la cité phocéenne nécessitent des « travaux d’importance différents ». Preuve de leur délaissement pendant des décennies par l’équipe Gaudin. Mais un programme de rénovation est en cours.”
Dans le Café pédagogique, on parle de 5 millions d’euros de l’état pour les écoles marseillaises. "Finalement la ville de Marseille engage des travaux à hauteur de 7 millions en 2016 et 8 les deu années suivantes pour faire l’entretien et les grosses réparations nécessaires les plus urgentes. D’autres travaux de remplacement de locaux existants (type Pailleron) vont être lancés à hauteur de 3 millions jusqu’en 2018. La ville va aussi construire de nouvelles écoles d’ici 2020, dont une ouvrira en 2016. L’Etat va aussi débloquer des fonds importants"

Ce sont les enfants de Mayotte qui aimerait bien un tel effort pour leurs écoles, à l’image de cet écolier qui a écrit au Président de la République pour demander... des chaises et des tables. "Dans ma classe de CE1, nous sommes 31 élèves mais il n’y a que 20 places assises..." Mayotte est pourtant un département français.

Autre manque parfois criant : les piscines. Le socle de compétences établit pourtant que chaque enfant doit apprendre à nager. Sans piscine, c’est un peu compliqué. C’est ainsi qu’en Seine-Saint-Denis, "1 enfant sur 2 qui entre en 6e ne sait pas nager souvent faute d’équipements." France Bleu


Divers

Les inégalités à l’école sont encore évoquées dans la presse, notamment à Libération sous la plume d’Elvire Bornand qui explique que "Pisa ne montre pas que les élèves sont nuls, mais que l’école est une institution qui reproduit et aggrave les inégalités et cela nous choque d’autant plus que nous avons fait en France de l’école la seule institution qui nous lie tous par une expérience commune." "Les inégalités scolaires d’aujourd’hui sont les inégalités sociales et économiques de demain"

La réforme de l’orthographe, qui avait fait couler beaucoup d’encre et occupé de nombreux numéros de la revue de presse, semble être enterrée selon Hélène Carrère d’Encausse. "Les éditeurs de manuels scolaires ont, a-t-elle affirmé à la chaîne de télévision suisse RTS, renoncé à faire figurer « un sceau rouge nouvelle orthographe » sur les manuels en cours de fabrication pour la rentrée de septembre prochain, et donc à intégrer les recommandations émises par les académiciens en 1990. Constatant le tollé provoqué en février par l’annonce de ces bouleversements, ils auraient tout mis en suspens. « Je sais » que beaucoup d’éditeurs vont renoncer, et « mon pronostic est que ça va tomber dans un oubli »." Le Parisien

A cause de l’état d’urgence, de nombreuses fêtes de fin d’année ne se feront pas dans les écoles. "Les exemples commencent à se multiplier. À Tourcoing, Philippe Jourdan, directeur de l’école Lamartine, explique avoir renoncé avant les vacances, « au regard de la situation », à la fête qui devait se tenir à la fin de la troisième semaine de juin dans une salle de la ville. « Notre inspecteur nous a rappelé les consignes de Vigipirate. On doit contrôler l’accès. Qui je mets à l’entrée ? Des vigiles ? Je n’ai pas les moyens. La police municipale ? Elle ne pourra pas être partout. Les enseignants doivent gérer les élèves et les parents veulent voir leurs enfants danser. De plus, je ne m’estime pas habilité à faire ouvrir les sacs. C’est très compliqué à mettre en œuvre. »" La Voix du Nord

“Saisi par le Snalc d’une demande d’annulation de l’article 27 du décret du 18 novembre 2014 " relatif au suivi et à l’accompagnement pédagogique des élèves", Le Conseil d’Etat a tranché négativement. La démarche du Snalc visait à annuler le caractère "exceptionnel" du redoublement.Le Café pédagogique

Face aux menaces du radicalisme notamment musulman, l’État a lancé une vague d’inspections des établissements hors contrat. Le projet du gouvernement de durcir les procédures d’ouverture d’école suscite l’inquiétude.La Croix

Le président de la conférence des présidents des universités juge les partiels comme un instrument de discrimination sociale. "Jean-Loup Salzmann souhaite remplacer les partiels par un contrôle continu intégral. Il estime qu’il est plus facile de mémoriser en apprenant tous les jours qu’en faisant du bachotage." RTL

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 527 - Neurosciences et pédagogie

Coordonné par Nicole Bouin et Jean-Michel Zakhartchouk
février 2016
Les neurosciences provoquent des polémiques. Pour certains, elles représentent une menace pour une vision humaniste de la pédagogie. Pour d’autres, elles produisent des résultats évaluables qui feraient office de preuves. Est-on condamné à cette logique binaire ?

N° 525 - Pédagogie : des utopies à la réalité

Coordonné par Cécile Blanchard et Yannick Mével
décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?